RANÇON
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D'après l'original, confirmé par un estampage.
Var. — Duroux écrit le texte en caractères italiques, et met un point après tous les mots de la seconde ligne. Allou reproduit en caractères romains cette même copie. L'abbé Texier en fait autant, mais ne met pas de point séparatif après le dernier mot.
(1) C. I. L., t. VI, 2407.
Maurice Ardant donne la même lecture, il met un point après chaque mot et cite le texte en une seule ligne, en se contentant d'indiquer qu'il en faudrait deux. M Deloche reproduit la copie d'Allou. L'abbé Lecler n'indique pas les points séparatifs, lit ivn à la seconde ligne, et donne le mot ivlianvs en entier. Florian Vallentin se contente de citer la lecture de l'abbé Texier; il ajoute ces deux simples mots qui s'appliquent au texte : « mal copié. »
Descr. — Cette inscription est gravée sur un autel en granit caillouteux, mélangé de mica. La pierre, surmontée d'un couronnement, est de forme cubique et a 0m80 de côté. Un trou de 0m08 de diamètre a été creusé dans la partie plane du couronnement. Les lettres de la seconde ligne sont pour la plupart très mutilées. Celles qui existent encore sont bien gravées ; elles ont 0m07 de haut.
Hist. — « M. Robert, du Dorât, dans un de ses manuscrits, dit qu'on voit au milieu du bourg de Rançon, sur une grosse pierre gravée, l'inscription suivante... » (Nadaud). Cette pierre, qui est aujourd'hui à Rançon, sur la place de l'église, a longtemps supporté un des piliers de la halle. Au commencement de ce siècle, elle se trouvait encore sur la place de l'église, mais elle y servait de piédestal à une croix. C'est là que Duroux la vit.
Bibl. — Nadaud, Mémoires, t. I, p. 172. — Banier, Mythologie, t. VI, p. 453. — Legros, Essais historiques sur Limoges, pp. 21, 37 et 42. — Beaumesnil, 4e cah., p. 3. — Duroux, Essais histor. sur la sénator. de Limoges, p. 36. — Allou, Descript. des monum. des différents âges, p. 313. — Abbé Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 101. — Maurice Ardant, Bull, de la Soc. arc h. du Limousin, t. III, p. 31. — Deloche, Études sur la géogr. hist. de la Gaule, p. 128. — Abbé Lecler, Bull, de la Soc. archéol. du Limousin , t. XXI, 1872, p. 113. — Florian Vallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. II, 1882,
Herculi deo. Tib(erius) Jul(ius) Julian(us) v{otum) s(olvd) [l(ibens)m(erito)].
Au dieu Hercule. Tiberius Julius Julianus a consacré cet autel, avec reconnaissance et en accomplissement d'un vœu.
a Ce sont des vérités attestées par toute l'antiquité, dit Nadaud,
qu'Hercule a voyagé dens les Gaules et qu'il y a été honoré d'un culte particulier. Mais était-ce Y Hercule grec ou Y Hercule égyptien, ou quelque autre enfin. C'est ce que les savants n'osent décider. »
On peut citer cette opinion, mais il n'y a pas lieu de s'attarder à la discuter.