‹ Inscriptions en vers du Musée d'AixChapitre 2 sur 12 · CENTENAIRE A SA FAMILLE · texte numérisé non relu

CENTENAIRE A SA FAMILLE

Plus on est vieux , moins on peut plaire; La vieillesse ennuie, on la fuit :

Triste sort, auquel est réduit Un infortuné centenaire.

Mais lorsque de parents chéris L’amitié près de lui s’empresse,

Et soutient ses faibles débris,

11 sent rajeunir sa vieillesse.

Rajeunir!.... Non pour les amours.

Leurs doux plaisirs sont le partage De ces beaux ans, bêlas ! trop courts,

Où l’on est plus heureux que sage.

Mais vivre et mourir en aimant.

Est un bonheur toujours possible.

C’est par le cœur qu’on est sensible ,

I! bat jusqu’au dernier moment.

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