V. 7. P roge nies hominum sic saat al milia poma
Nous proposons de suppléer le premier mol de ce vers qui manque , moins la dernière lettre , par celui de progenies, qui s’emploie très bien au pluriel , et qui satisfait au sens et à la mesure , quoiqu’il puisse paraître un peu long pour l’espace à remplir sur la pierre. Mais dans celte inscription même, l’ouvrier a plus d’une fois réduit el pressé les lettres à cause du défaut d’espace. On pourrait toutefois hasarder infantes au lieu de progenies.
L’avant dernier mot de ce vers, dans la ligne (pii suit, ne peut être que milia , ou un adjectif équivalent tout aussi court , el nous avons dû nous rappeler les milia poma de Virgile.
V. 8. Nous avions restitué de deux manières différentes ce huitième et dernier vers dont il ne reste que trois mots , el nous hésitions entre ces deux leçons :
Prœmatura cadunt, aat tempesliva legunlur.
Ou Quœ malara codant , aat immatura legunlur.
Uneépigramme que nous avons trouvée dans l’Anthologie latine sous le nom d’Epiclète, quoique probablement apocryphe, semble devoir faire donner la préférence à la dernière leçon. Il serait sans doute facile de remplacer l’une et l’autre par quelque chose de mieux.
Au reste , voici l’épigramme que l’on trouve dans l’Anthologie de Burmann , lib. m, ep. 00, cl dans la collection de tous les poëtes latins, dile Pisaurensis , t. 4, p. /I88. class. 8a ep. xl.
Puma ut in arboribus pendcnlia , corpora nostra , lut mat ura codant, aul ci là acerba ruant.
Version littérale de la seconde inscription de Fel i— cissinius.
« Qui que lu sois, loi qui lis cette inscription sépulehrale, apprends qui j’ai été, quels lurent mes voeux et ma gloire. J’ai vécu vingt ans moins quelques mois.
« Puissant par ma valeur et beau de tout l’éclat de la jeunesse, je l’emportais sur mes viraux aux applaudissements du peuple qui me chérissait. Pourquoi déplorer ma perte ? L’ordre du destin est immuable.
« Les enfants des hommes sont comme les fruits des arbres: les uns tombent dans leur maturité; les autres sont cueillis avant le temps. »