BAGUES
865-867 Nous possédons à Bordeaux deux bagues à iuscriptions paraissant bien appartenir à l'époque mérovingienne; la première en ivoire, l'autre en argent. Il faut y ajouter la bague juive en or que nous donnerons à la fin de cette IV" partie. Voyez, sur les bagues chrétiennes, l'article anneau de Martigny.
La gemme (n° 867), que nous donnons à la p. 55, est sans doute détachée du chaton d'une bague.
CPMF T T A
D'après l'original (collection de Puifferrat).
Descr. — Lettres de 0,003, qui paraissent appartenir a la période mérovingienne. — Cachet rectangulaire flanqué de croix latines pattées, gravé en creux, sur un simple anneau en ivoire.
Hist. — « Cette bague a été trouvée cours d'Alsace-et-Lorraine, en même temps qu'un chapiteau mérovingien » (communication de de Puifferrat).
Dessin de la grandeur de l'original (collection Combes).
Sur le chaton d'une bague eu argent, d'un travail assez grossier. — « Trouvée dans les fouilles de l'église Saint-Pierre» (communication de Combes); cf. Soc. arch., VI. p. 101.
On peut reconnaître dans le monogramme la lettre C répétée deux fois, la lettre H, la lettre E, peut-être encore I : EccM ou Hccchi'?
L'objet dont nous allons parler fut acheté par Peiresc, le 26 septembre 867 1623, à un orfèvre bordelais. Nous ne savons quelle est sa provenance : il vient peut-être de Eome ou d'Italie, mais il est peut-être aussi originaire de Bordeaux. Dans le doute, nous en parlons ici.
/barca di lona\ IV^Y^
\cojt la balcncj l/\(^ I W
D'après la copie donnée par Peiresc dans le fragment suivant d'une de ses lettres :
Picciola plasine che mi costo hieri un scudo da un orifice assai nieschino nella
quale è scolpito la barca di lona, con la halene, e i'inscritlione IX0YC délia quale io son veram;to quasi altre tanto mu;aghito quanto e V. S. del suo cameo di Messalina [voyez plus bas, VP partie, Inscriptions fausses] che non mi era ancora accaduto di trouare quella inscrittione in gemma anticha henche fosse tanto célèbre nella primitiua chiesa, et io non hauerei applicata in quel sen^o et in quel soggietto, senza vcdcr q;sto intaglio, V.S. n'haura l'impronto, taie quale si e potuto fare cosi in fretla, et se ben sonno tutti imp;fetti, voglio non dimeno credere, che cloche mancherà in alcuni se trouera et si potrà suplire negli altri, et che VS non trouera chio habbia fatto cattura scielta, dispariendo con VS. q;sto spoglio di Bordeaulx, di q;sto due gemme, serbandomi la Xp; ane, et dandole alei p; la sua p;te, la pagana. Vorrei pero che fosse qualche cosa di piu gentile, p; assortire le altre sue gemme, degne di piu nobile compagnia che non puo Vessere q;sta corniola tanto goffa. La preggo non dimeno di mandarmene un impronto ben fatto à sua prima comjodità, che la cera dispagna non hasta a dare sodisfattione à curiosi, si come di Prouen^a io le mandero un impronto ben fatto del lona....
Di barca sida Garonna. Vicino a Cadillac alli 27 settembre 1623.
Peiresc, lettre à Rubens (copie), bibliothèque de Carpeatras, Correspondance de Peiresc, t. V, f° 714; cf. notre tome I, p. 610, n° 25. — Copié et collationné par nous en septembre 1885.
On sait que l'histoire de Jonas était rapprochée par les chrétiens de celle du Christ : « De même que Jonas », dit saint Mathieu, « demeura » trois jours et trois nuits dans le ventre de la baleine, de même le Fils » de l'Homme demeurera dans le cœur de la terre trois jours et trois » nuits » {Évangile, 13, 40; cf. Augustin, Epistoïa ad Deogratias, 6, 34). « Il n'est pas une classe de monuments dans l'antiquité chrétienne », dit Martigny (au mot Jonas), «où l'histoire de Jonas ne soit reproduite». — Sur l'inscription IX0TC, voyez notre tome I, page 223. Notre monument doit être ajouté à ceux qui portent cette inscription et dont M. de Rossi a donné la liste dans le tome III du Spicïlegium Solesmense, p. 576 et s.