S AU A
D'après l'orig-inal (collection Berchon).
Var. — lAAVA chez Pépin d"Hscueac.
Descr. — Marque de poterie samienne, enfermée dans un double filet circulaire. — Hauteur des lettres : 0,003.
Hist. — Trouvée vers la fin de mars 1878, dans les ruines d'une habitation g-alloromaine, située dans le domaine de Lamothe, commune de Cissac. — Voyez la description faite de cette villa par Pépin d'Esccrac. — L'objet a été donné à M. Berchon par le propriétaire du château de Lamothe, M. L. d'Elbacve.
Bibl. — PEPIN d'Escurac : 1° la Gmjenno du 7 mai 1878, n» 25097, Chronique locale, p. 2, col. 3; 2° Société archéologique de Bordeaux, t. IV, p. 191.
L(ucius) Teti(us) Samia.
Cf., sur cette marque, notre tome I", p. 561, n° 709.
2" CERNÉS, ENTRE-DEUX-MERS ET BENAUGES [Pagiis Sarnensis?].
Nous réunissons ces trois archiprêtrés, comme nous l'avons dit 943 «i $. (cf. p. 127), car il est vraisemblable qu'ils ont formé un seul pagus de même qu'un seul arclndiaconé. Si le nom de CQ^agus, à la différence de celui de Médoc, n'est point venu jusqu'à nous, c'est peut-être parce qu'il avait reçu une appellation purement administrative, empruntée non pas à un nom de peuple, mais à un nom d'homme, comme les pagi Valerius, Octavius, Lucretius du reste de la Gaule. Toutefois, en songeant à cette singulière appellation de « pays de Cernés » donnée à la portion rive gauche de notre diocèse, de Bègles à Toulenne, d'« archidiaconé de Cernés » (Sarnensis, Sernensis), donnée à l'archidiaconé qui s'étendait sur les deux rives du fleuve, je ne puis m'empêcher de voir dans ce mot de Cernés le reste d'une vieille dénomination gallo-romaine (cf. Baurein, II, p. 267-280) [^). Et j'incline volontiers à croire que le pagv.s auquel a succédé l'archidiaconé de Cernés lui a donné son nom comme ses limites et s'était appelé pagtis Sarnensis. Quelle est, maintenant, l'origine de cette appellation? C'est ce qu'on ne saurait indiquer. Peut-être faut-il rapprocher ce nom de /Sarnensis ou Sernensis, du nom du cours d'eau qui traverse le pays, Sirio ou Serio, aujourd'hui le Ciron. Cf. le pagits Tarnensis ou Ternensis, le Ternois, nommé ainsi de la Terne, la Ternoise, affluent de la Candie, dans le Pas-de-Calais (de Valois, Notitia Gaïlianim, p. 556).
Par le nombre de ses ruines et l'importance de ses inscriptions, par ]a prodigieuse quantité de noms de lieux d'origine romaine ou gauloise qu'on y rencontre, on voit que cette contrée fut le foyer principal de la vie et de la civilisation dans la cité des Bituriges Vivisques, et, probablement, le siège primitif de la nation et l'élément premier de son territoire (cf. p. 124).
(1) L'archiprèlré de Cernés s'est accru entre le xvi« et le xvn» siècle de la paroisse de Pessac, enlevée au Médoc (cf. p. 130), mais il a été diminué de celle de Belin, cédée au diocèse de Bazas (cf. p. 128, n. 1).
INSCE., T. H. 18
943«ii. Les localités suivantes, mentionnées par les textes anciens, doivent
se trouver dans ca pagus :