III DEC -AVSON-COS- OLYMPIADE LXXXIII
D"après Scaligeiî: Intcr scribendum succurrit veteris saxi, quod la pracdio amplissimi praesidis Josephi Cassiani effossuni esse indicauit niihi aniicus quidam ante hos aliquot annos. Diu mecum egi an posseni illiiis inscripiioneni in mcnioriam reuocare, çi.ia obiler, et ut fit, aliud agcns, illani leyeram : neque aliter légère quicquam pensi habui. Tamen, nisi vchcmenter fallor, vidctur mihi iia hahuissa : DEC. AVSON. nos. CLïMPl.\DE LXXXIII. Si quid à me erratum cstj erit fartasse in ultimis numeris. Nam litruni HT. an IIII. in ca inscripiione fuerit, non plane memini. Igitur hoc nionumcnto si(jnificatur consulatus municipalis, lioc est Burdigalensis, non consulatus Roniae.
Bibl. — Donnée comme antique par Sc.\liger, Ausonianarum lectionum lib. II, xxiii, éd. de 1Ô7-1, p. 151; de 1588, p. 150. — Le même Scaliger, ayant reconnu l'inanité du monument, a supprimé ce paragraphe dans son édition de 1590, et il est demeuré supprimé, par suite, dans les éditions faites sur cette dernière, quoique on le retrouve dans celles de Tollics et de V.\lpy. — Boxamï, Mémoires de l'Académie des Inscriptio)is et Belles-Lettres, t. X.VII (1751), p. 27, ne se dit pas « assuré de la vérité de l'inscription ». — JouANNET, Acad., 1829, p. 185, parle de l'inscription comme fausse. — C'est aussi l'avis de BR.\NDEf, Ausonianarum quaeslionum spec. I, p. 8, n. 4, qui s'appuie sur le fait que l'inscription a été omise dans le Thésaurus de Grl'teh. — Schenkl, éd. d'Ausone, p. V, n. 1 : Titulus quitl a falsario confictus sit, dubitari non potest.
L'inscription est l'œuvre de Joseph de La Cliassaigne, grand amateur d'antiquités et érudit fort ingénieux, qui créa, de toutes pièces, au Bouscat, une villa d'Ausone (cf., ici, t. l, p. 262).
Ausone a été consul en 379, la seconde année de la 289* Olympiade. Scaligcr, qui transcrit l'inscription de mémoire, semble donc avoir oublié les deux premiers chiffres et sans doute changé les derniers lorsqu'il donne LXXXIII au lieu de CCLXXXIX. Mais peut-être, comme le faussaire a pu imaginer un soi-disant « consulat municipal », y avaitil en réahté CCLXXXIII (de 3.54 à 357). — Bonamy, dans ses Observations sur les Tilles mv.nicipales {Mém. de VAcad. des laser., t. XVIL p. 26-27) a discuté ce chiffre comme indiquant des olympiades municipales, dont l'ère serait « le temps auquel la ville de Bordeaux devint » municipale» ; et peiit-êtrc est-ce en effet à une ère locale que l'auteur de l'inscription a songé (vers 42, sous l'empereur Claude).
INSCRIPTIOXS FAUSSES. 247
FLAGITIVM MAXIMVM VIA TORES IV
SCIRE SI VOLTIS HEIC SISTITE GRESSVM.
AC PRIMVM M. LVCIVS ET SARDICA HOC MARMO-