CE LAS DA-XXIII
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — GELAS D.A.XXIII chez ROBERT.
Descr. — Lettres de 0,05 et 0,04, informes et mal gravées.
L'inscription est gravée dans une aire creusée sur un bloc en pierre, haut de 0,36 et large également de 0.36: le monument a été calciné.
Hist. — Provenance inconnue. — Trouvé sans doute dans le mur romain, lors du percement du cours d’Alsace-et-Lorraine, de 1865 à 1871. — Conservé an Musée des Facultés, n° 61; depuis 1883 au Dépüf du Colisée.
Bibl. — D'après une copie de ROBERT, RENIER, fiches ms.
Celas, dfefunctus; a/nnorum) æxti.
Le nom de Celus se retrouve Corpus, IIT, n° 5417.
CINTONIS
BERNADAU écrit dans ses Tableltes, à la date du 11 messidor de l'an XII (1er juillet 1804) : « On vient de découvrir, entrautres fragmens antiques, dans les fouilles de la rue de la Mairie à Bordx..., un colombarium portant le mot Cintonis…. ». Il est question de ces fouilles à la fin du manuscrit de CaILaA et dans un article de BERNADAU (Bull. polym. de l'an XII, p. 284-290). Les fouilles dont parle JOuANNET (Ac., 1829, p. 179), comme ayant été faites «en jetant les fondations de la maison Faget» en 1803, ne sont autres que ces dernières, dont Jouannet avance à tort la date d'une année. La maison fouillée alors portait le n° 8 de la rue de la Mairie, plus tard rue Neuve-del’Intendance; c'est aujourd'hui le n° 7 de la rue Guillaume-Brochon. — BERNADAU,
Tablettes |[Œuores manuscrites, t. VIII], f° 67.
[Diis Manibus' Cintonis.......
CINTVA
JouANNET, Académie, 1827, p. 139, à la fin de sa Dissertation sur les inscriptions funéraires, découvertes en septembre 1826, près de l'ancien Lycée, dans le mur de l'antique enceinte de Bordeaux [l'ancien Lycée était situé sur l'emplacement des nos 22 et 24 du cours de l’Intendance] écrit ce qui suit :
« D'autres cippes déjà minés par le temps n’ont pu être retirés entiers : ils auraient augmenté le nombre de ceux où se lisent des noms gaulois. Nous y avons du moins recueilli les noms suivants : Comerta, Cintua, Scvorus, Sammonicus. >»
ses CNIU ses
D. M DIS MANIB CINTVCENAE AQUITANI FIL DEFVNCTAE aNNORVML
Copie donnée par le ms. de DOM DEVIENNE.
Var. — Le ms. Det les Eclaircissemens donnent ANNORVM, les Eclairc. écrivent
PÉRÉGRINS. 325
en toutes lettres DIS MANIBVS à la 26 ligne. — JOUANNET et SANsAS changent arbitrairement l'inscription.
Hist. — Trouvée en 1756 dans les fondements de l’Intendance (entre la rue Chaumet et la place Puy-Paulin). Perdue depuis.
Bibl. — [Dom DEVIENNE] : 1° /nscriptions [ms.], n° 14; 20 Eclaircissemens, p. 55. — Arch. départ., ms. D, n° 14 (4). — D’après dom Devienne, JOUANNET : 1° Acad., 1829, pl. [111], n° 33; 2° Inscr. [ms.], n° 18; — d’après Jouannet : SAnsAs, Notice, p.28 (Congrès) p. 486); RENIER, fiches ms.
D{iis) M(anibus). Difi)s Manib{us) Cintucenue, Aquitani fil(iae), defunctae [aïnnorum I.
C'est peut-être par inadvertance que les premiers éditeurs ont répété la formule initiale. Mais il est également possible qu'elle ait été gravée deux fois à dessein.
Cintucena est évidemment le même mot que Cintugena : sur la permutation du c et du g dans les langues celtiques, cf. Zeuss, p. 145 (leuca et leuga) et p. 172.
Aquitanus se rencontre souvent comme nom (cf. notre n° 126).
CINTVCN
AT VS - DF - Af: