LT DF.ANXXILW [NN
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — D. M. omis par SANsAs et ajouté dans la réimpression. — XXI chez SANXSsAs, Corrigé en XXII par la Soc. arch. — MEMORIÆE à tort dans la réimpression de son article par la Société archéologique.
Descr. — Lettres de 0,025 et 0,08, d'assez bonne époque.
Monument quadrangulaire en pierre : sur le champ du fronton, une pigna; sur le bandeau de l’entablement, la première ligne de l'inscription; au haut du dé, sur un cartouche en relief, l’épitaphe ; au-dessous, une niche cintrée, sans ornement. — Sur la face de gauche, on voit l’ascia dans un double encadrement. — Hauteur : 1,10; largeur : 0,35.
Hist. — Trouvé, d’après SansAs, en 1868 dans le mur romain, lors de la démolition de la maison Souleau, rue des Trois-Canards, 9 (rue du Loup, 62, et cours d’Alsaceet-Lorraine, 105). — Musée lapidaire des Facultés, n° 53; depuis 1883 au Dépôt du Colisée.
Bibl. — Sansas, Progrès, VI, p. 575 (Soc. arch., VII, p. 219).
Diis) M{anibus) et memoriae Secund(aje, d(e)f(unctac) an(norum) xtiii.
SECVNDINO:-D-AN:ile M: VI/ 294 MACRIN VS CVR:
D'après l'original (Dépôt J.-J, Bel, n° 89).
Var. — DF.AN.II.M. XI chez JOUANNET; M.V chez SANs4s (Notice); — P. MACRINXS chez SANsAs (Ascia); CVRAVIT chez JOUANNET.
Descr. — Les lettres sont hautes de 0.32 et 0,025, élézantes, régulières et tres bien gravées.
L'inscription est sur le sommet d’une niche carrée, qui renferme le buste d'un enfant. — Hauteur: 0,60; largeur : 0,43.
Hist. — Monument trouvé vers 1812 ou 1843, dans les « fouilles opérées au chateau du Ha pour l'érection du palais de justice » (JOUANNET). — Dépôt d'antiques de l'hôtel J.-J. Bel, n° 89 (n° 90 d’après SANSsASs).
Bibl. — JOUANNET, /nscriptions [ms.], n° 147. — Sansas : 10 Notice, p. 52 (Congrès, p. 510), 2° Ascia, p. 63 (Acad., 1866, actes, p. 471). — RENIER, fiches ms.
Secundino, d(efuncto) an(norum) ii, m(ensium) vi. Macrinus cur(avit).
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 35).
Var. — A l'avant-dernière ligne, la traverse qui, dans l'M, est destinée à représenter un À, est douteuse.
DE chez CAILA, JOUANNET, DE CAUMONT et SANSAS.
Descr. — Lettres grêles et laides, de 0,035 et 0,015.
L'inscription est gravée dans un cartouche orné de festons, et creusé sur un cippe cylindrique en pierre. — Largeur du cartouche : 0,22; hauteur du cippe: 1 mètre. — Croquis donné par DE CAUMONT.
Hist. — D'après les témoignages concordants de JOUANNET et de CAILA, ce cippe aurait été découvert en 1812, dans le mur romain, en construisant le n° 4 de la rue Neuve-du-Temple (aujourd’hui n° 8 de la rue du Temple). — Dépôt d'antiques J.-J. Bel, n° 37.
Bibl. — CaiLa, Explication [ms.|, n° 66. — JouANNET : 1° Académie, 1829, pl. [1I], n° 45, cf. p. 180; 20 Inscriptions [ms.], n° 38. — Saxsas, Notice, p. 52 (Congrès, p. 510). — DE CAUMONT, Bulletin monumental, t. XX VII, p. 450. — RENIFR, fiches ms.
D{tiis) M{anibus). Secundino, d{e)f{uncto)] ann(orum) xü. Secundina, mater, p{(onendum) c{uravit).
Le fils porte le même nom que sa mère.
PÉRÉGRINS. 3717
Dessin emprunté à ViNET (Commentarii in Ausontum (1580), 8. 163 C; cf. 8. 598).
Hist. — Dès le commencement du xvi® siècle, l'inscription se trouvait dans le vestibule d'une maison du quartier Puy-Paulin, la même qui renfermait l'épitaphe de Julia Paulina (n° 122) : Burdigalæ in atrio suprascriplæ domus, dit AprANus. D’après VINET, cette maison était située au milieu et sur le côté sud de la rue menant directement de Puy-Paulin à la porte du Médoc, ex qua arce, quum ad Medulicam portam recta descenditur.., in medio viculo, ejusque latere septemiriones spectante. C’est la rue Entredos-Murs (Drouyn, p. 214), aujourd’hui rue Saige. — L'inscription était là dès le commencement du xvi® siècle; VINET l’y connut &n atrio, in sinistro parietle ; PONTANUS l'y vit vers 1604. En 1612, SiNCERUS la chercha, mais à tort, dans le château de Puy- Paulin, dont l'entrée lui fut d’ailleurs interdite par le concierge (equilem valde laborabam uti ingredi has aedes mthi liceret, verüm ostiarius reponebat).
Bibl. — D’après les notes quas à secretis Electoris Comitis Palatini Ludouict |HuBERT- THomAs LEODIUS?] nobis misit, APIANUS, p. CCCCLXXXVII. — D'après Apianus, RENIER, fiches ms. — SCALIGER, Lectiones, 1, Xi, éd. de 1574, p. 39; éd. de 1588, p. 39 (52); éd. de 1590 et 1604, s. 160; réimpression de TOLLIUS, p. 180. — VINET, Commentarii in Ausonium, 8. 163 C (dessin à la même place et, éd. de 1580, 8. 598 ). — D’après Vinet : MERULA, Cosmographia, 11,111, p. 550; —SINCERUS, ltiner., éd. de 1616, p. 88; éd. de 1627, p. 437. — D’après Sincerus : LACOUR, dessin fantaisiste conservé chez Delpit; Du- COURNEAU, Guyenne, t. II, 1119 p., p.25; O’REILLY, Ie p., t. I, p. 85. — D'après le même
Vinet : BOUHIER [ms. 20317], f0 235, n° DXX; — DE BEAUMESNIL [ms.] (avec dessin); — BERNADAU : 1° Bulletin polymathique, t. VIN, p. 65; 20 Viographe, D. 178; — JOUANNET : 10 Musée d'Aquitaine, t. 11, p. 243; 20 Inscriptions [ms.], n° 2; 30 Statistique, t. x, p. 290; — SCHENKL, éd. d’Ausone, p. 283. — (Seulement d'après Apianus et Vinet, SÉGUIER, {ndex absolutissimus, t. 11 [ms. 16935], f° 800.) — PonTaANUS, Ztinerarium, p. 99.
Diiis) Mfanibus). Sedatus. | Tous les savants de la Renaissance, et bien d'autres après eux, ont vu dans ce Sedatus le professeur célébré par Ausone (Professores, 20).
Il est impossible de partager cet avis. D'ailleurs, le monument ne paraît pas avoir été fabriqué par un amateur.
SENIDAE
Var. — SEVIDAL chez CaiLA (ms. Delpit), SEVIDALVS chez le même (ms. de la Bibliothèque). — CREULY (Revue celtique, II, p. 306) fait de SENIDALV un seul nom.
Descr. — Lettres grasses et sans élégance, gravées cependant avec assez de régularité, hautes de 0,04.
Autel quadrangulaire en pierre : l'inscription est sur le haut du dé. — Hauteur du moaument : 0,61; largeur du dé : 0,30.
Hist. — Provenance inconnue. — Trouvé en 1756, dit CAILA, dans les fondements de l’Intendance : c’est extrêmement douteux. — Dépôt d'antiques J.-J. Bel, n° 86.
Bibl. — CaiLA, Explication [ms.], n° 56. = RENIER, fiches ms.
Sent, d(efuncti) a{nnorum) lv.
[I] # M SIIV/IRA SIIVIIRI
HILIA : DIIFVNTA ANORXVIIII SIIVIIRVS: PATIIR
RIARDARI:
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 66).
Var. — D M chez JOUANNET, D.M. chez SANSAS et DEZEIMERIS. — SI/VIIRASIIVIIR////- ///LIA chez RENIER. — XVIII chez SANSAS et DEZFEIMERIS. — LARDARI chez RENIER.
PÉRÉGRINS. 379
Descr. — Lettres de 0,05, 0,045 et 0,07, allongées et assez mal gravées, mais peutêtre d'époque ancienne.
L'inscription est gravée, dans un encadrement, sur un bloc de pierre haut de 0,63, large de 0,55. Le bloc a été scié pour être transporté au Musée : car, d'après JOUANNET, il ne mesurait pas moins, en profondeur, de 1,24.
Hist. — Trouvé en octobre 1831, d'après JOUANNET, dans le mur romain, maison Faget (rue Neuve-de-l’Intendance, 8; aujourd'hui rue Guillaume-Brochon, 7). — Donné par FAGET à la Ville. — Dépôt J.-J. Bel, n° 66.
Bibl. — JOuANNET : 1° Académie, 1832, pl. 1, n° 16, et p. 131; 2° Znscriplions [ms.], n° 109. — Sansas, Notice, p. 53 (Congrès, p. 511). — D'après lui, DE BELLOGUET, Glossaire gaulois, 22 édition, p. 338. — RENIER, fiches ms. — DEZEIMERIS, Sulpice Sévère, p. 20 (Soc. arch. de Bord., t. VI, p. 128).
[D{iis)] M{anibus). Severa, Severi filia, defun{(c)ta an(n)or{um) xvtiii: Severus, pater, Tardari (filius).
De Belloguet voyait dans rarpart un génitif celtique. M. Allmer suppose que I est ici pour L et lit Zardurü(i), « les marchands de lard » (voyez Revue épigraphique, I, p. 180). M. Dezeimeris lit russif Aram paRI.
Le radical du nom Zardarus se retrouve dans le nom de Zarilla (Gruter, 746, 3) et peut-être dans celui de Giarinus (Bull. épigr., t. V,
SEVORVS
Ce nom 8e lisait sur une épitaphe trouvée en sept. 1826 dans le mur romain, derrière Je vieux Lycée, et perdue depuis (JOUANNET, Académie, 1827, p. 139). Cf. notre n° 225.
EE — Sous l'inscription :
SINTAVGVS RE LEDVCCID BA ÿ EFVCTVSA ARS 1 NNORVMXX 2e )
D’après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 214). Var. — Le G de SINTAVGVS est légèrement cassé par en bas, mais je ne crois pas qu’on puisse le confondre avec un C, comme le fait RENIER.
LED.CCID | ETVETVSA | etc., chez Caia. — XXVIII chez RENIER.
Descr. — Assez bonnes lettres, de 0,03) et 0,035, occupant le dé d'un monument quadrangulaire en pierre que surmonte un fronton. Au-dessous de l’épitaphe, un billot et un couteau. — Hauteur : 0,57; largeur : 0,33.
Hist. — Provenance inconnue. — C'est sans preuve que CaiLA nous le donne comme trouvé en 1756 dans les fondements de l’'Intendance. — Nous le connaissons depuis le commencement du siècle. Dépôt J.-J. Bel, n° 214.
Bibl. — Caia, Erplication [ms.], n° 53 (manque dans l’exemplaire de la Bibliothèeque de la Ville). — JoUANNET : 19 Académie, 18211, pl. [III], n° 57; cf. p. 183; 29 Inscriptions [ms.], n° 96. — Saxsas : lo Notice, p. 53 (Congrès, p. 511); 2 Ascia, p. 65 (Acad., 1866, actes, p. 473). — D'apres une copie de RoBERT, RENIER, fiches ms.
D{iis). M'anibus'. Sintauqus, Leducci /filius), defuin)ctus Unnorum tzrvil.
Sintaugus semble avoir été un boucher.
D | M SOLINI NEPTACI FIL: ET SEXTINO AVLICI FIL: NEPI- ACVSFILIO E71 NEPOTI P C
Copie conservée par APIANUS.
Var. — SÉGUIER écrit NEPIACI (2° ligne) ; ORELLI, NEPITACVS (4°).
Hist. — L'inscription, connue seulement d'après APIANUS, se trouvait, au comimencement du xvi° siècle, à Sainte-Eulalie : Burdegalae apud S. Eulaliam. Les abords de l'église Sainte-Eulalie ont toujours fourni des débris de poteries et des vestiges d’habitations gallo-romaines : voyez les renseignements donnés par DE MENSIGNAC, Soc. arch., VIL, p. 134.
Bibl. — D’aprés les notes quas à secrelis Electoris Comitis Palatini Ludouici nobts misit [HUBERT-THOMAS LEODIUS?], APIANUS, p. CCCCLXXXX. — (D’après lui, SÉGUIER, {ndex absolutissimus, t. II [ms. 16935], f° 831.) — D'après lui également : ORELLI, n° 4595; — RENIER, fiches ms.
D(iis) M{anibus) Solini, Neplaci filfii), et Sextino, Aulici fillio). Neptacus filio et nepoti p'onenduni) c{uravit). Peut-être y avait-il sur l'inscription Weréacus au lieu de Wepéacus.
PÉRÉGRINS. 381
/{MI/MORIA:-SVWM/!//
/INAE : CENT RIONIS