AMI I
Pia em TR Im x Fa Fig = 1,
: (1: TUE Ut sul al Ms SU, ï
LP ds un
el À
; je ju Fi LT
if, A nu AL)
FE
que Le que F jo EE
tout en reproduisant très fidèlement l’ornementation de l’autel, ils ne sauraient donner une idée exacte de l’état actuel du monument, extrêmement dégradé. Mais il me paraît certain (et c'est pour cela que nous avons fait graver à nouveau les dessins) qu’en 1840 l'autel était infiniment mieux conservé qu’il ne l’est aujourd’hui : car de tous les fragments exposés au Musée, il est le plus délicat, et n'est, hélas! pas mieux protégé que les autres. Le premier de ces dessins représente le devant de l'autel; les deux suivants, les faces de côté; le dernier, le dessus de l'entablement. — De mauvais dessins se trouvent chez DUCOURNEAU et DE CAUMONT.
Hist. — D'après JOUANNET, trouvé en 1840 (il dit à tort en 1841 dans la Sfat.), dans
e droite, , 8,8) dauteur ), 28:
les fouilles faites sur l'emplacement du château du Hâ pour la construction du Palais de Justice; et, très probablement, utilisé là comme matériaux lors de la construction du château en 1454, après avoir été retiré du mur romain. Les deux fragments furent trou vés à peu de jours d'intervalle, en deux endroits différents. — Dépôt d’Antiques J.-J. Bel, n° 20].
Bibl. — JouannerT: 1° Acad., 1840, p. 298 et planche; 20 Slatistique, II, 11° p.,
p. 432. — DUCOURNEAU, Guyenne: 19 I, 1re p., p. 97 et planche; 29 II, ie p., p. 15. —
O'REILLY, Histoire, 1re p., 1, p. 88. — DE CAUMONT, Abécédaire, éd. de 1870, p. 250. — A LLMER, Revue, n° 468, II, p. 20; cf. p: 48.
Natalici virib{us). Valer(ia) Jullina et Julia) Sancta.
Ce monument est un autel taurobolique, ara taurobolica, c'est-à-dire élevé pour conserver et consacrer le souvenir d’un taurobole, ob éau- ,Tobolium. Or, on appelait taurobole (rxïsos, B&xhew) le sacrifice d'un taureau, et, par suite et plus exactement, la purification par le sang d'un taureau immolé. Ce sacrifice était généralement offert à la Mère des Dieux, soit pour accomplir un vœu ou obtenir la réalisation d’un souhait, soit, plus souvent, pour la régénération de son âme. Comme notre inscription n'est point accompagnée de la mention pro salute ou de toute autre formule analogue, c’est d’un sacrifice régénérateur que le monument est destiné à perpétuer le souvenir.
Le caractère et la vertu du taurobole ont été fort bien exposés par Fontenelle dans son Z/istoire des Oracles, où il a résumé et arrangé en un français élégant les solides travaux de van Dale. Voyez de ce dernier (auquel il faut encore revenir pour ces questions) De oraculis ethnicorum, 1683, Amsterdam, in-12 (remanié en 1700 sous le titre De oraculis veterum ethnicorum, in-4°), et, surtout, De origine ac rüibus sacri Taurobolti, la première de ses Dissertationes TX, 1702, Amsterdam, in-4°. Je ne connais que de nom, sur le même sujet, les