II M
D'après l'original (Dépôt du Colisée).
Descr. — Lettres de 0,06, sur les acrotères d'un monument en pierre. Dans le tympan du fronton, une pigne. Le dé, dont la partie supérieure subsiste, n'a pas renfermé d'épitaphe. — Largeur du dé : 0,63.
Parmi les monuments trouvés en septembre 1826 derrière le vieux Lycée, JOUANNET signale «deux petits autels funèbres avec le D. M. et la coupe » (Académie, 1827, p. 1 40).
D{iis) M(anibus).
Les deux petits autels mentionnés par Jouannet et portant cette simple dédicace ont été certainement retirés intacts de la fouille. L'inscription est complète : elle ne renfermait que la formule D M, ce qui est aussi le cas de notre n° 351. Ceux qui avaient fait élever ces
monuments avaient évité les frais d'une épitaphe : ils s'étaient contentés d'acheter, chez les Zapidarii, de petits autels funéraires tout faits, tels que les marchands devaient en tenir à la disposition des bourses les plus modestes. Ces mêmes Zapidari fournissaient, à côté d'autels portant la dédicace D M, d'autres monuments, destinés également aux gens pauvres ou économes ou à ceux qui ne voulaient pas d'épitaphes pour leurs morts : ce sont les monuments dont la face principale est occupée par une ascia, et dont nous avons deux exemplaires à Bordeaux, l’un au Dépôt du Colisée, l'autre, que voici, au Dépot Jean- Jacques Bel, n° 56 (dessin de Drouyn, apud de Caumont, Abécédaire, p. 530, et ici):
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