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D'après l'original (collection Delfortrie).
Il est bien entendu que les lettres se lisent en creux, et de droite à gauche. Var.: | a b d DELFORTRIE P.VINDICIs
(Académie) : DIOXSV
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DE VILLEFOS- | P.VINDICIS | //////{/ {III EN EE DEN SE EtTHÉDENAT: DIOXSVSs ARPastonadimPETVM}I! ///'""/;f 01" """() DA Descr. — Voici la description qu’en donnent DE VILLEFOSSE et THÉDENAT, et qui est trop exacte pour que nous ne nous bornions pas à la reproduire : « Le cachet est en stéatite (?) foncée, d'un vert brunâtre, douce au toucher; il a la
(t) M. DE ViLcerosse m'écrit au sujet de cette fin de ligne (2 juin 1884): « Pour la 4e face. je crois au 1). J'ai vu beaucoup de cachets et beaucoup d'inscriptions usées. Quand l'inscription est usée il ne reste plus que les parties creuses des lettres. C’est le cas pour la lettre D dont les parties creuses sont : la haste et le milieu de la boucle. »
(2) BRONGNIART, Trailé élémentaire de minéralogie, t. I, p. 49 : « La stéatite est un minéral compact ou d'une consistance terreuse, à cassure terne, écailleuse, ou même schisteuse, tres onrtueux au toucher, se laisgant raver avec l'ongle et couper avec lo couteau comme le savon, dont il a souvent le poli gras ct la translucidité». Voyez WurTz, Dictionnaire de Chimie, t. V, p.185, au not falc; À. DE LAPPARENT, Cours de minéralogie (1884, Paris, Savy, in-8), p. 407. Il est probable que la stéatite qui servait à la fabrication des cachets d'oeulistes chez les Romains était tirée des carrières des Alpes.
forme d’une tablette quadrangulaire, dont la longueur est de 0"056 et la largeur de 0"025; l'épaisseur des tranches est de 0M099; il ne porte pas de biseaux à proprement parler, mais les angles ont été légèrement rabattus des deux côtés de la tranche sur laquelle est inscrit le nom de Vindex.
> Cette tranche, en effet, portait primitivement une autre inscription. 1] suffit d’examiner avec attention les caractères encore visibles sur les deux grandes tranches pour ge convaincre qu'ils n’ont pas été gravés parla même main qui a tracé le nom de Vindex; on doit considérer les inscriptions de ces grandes tranches comme antérieures et appartenant à un état primitif du cachet; les lettres y étaient établies avec sûreté, soin et régularité, tandis que sur la tranche dont les angles sont rabattus et qui seule peut être lue avec certitude dans l’état actuel du monument, la gravure est tremblée, inégale et irrésolue; en outre, les lettres y sont plus maigres que sur les grandes tranches. Nous avons donc affaire à un cachet qui a appartenu à plusieurs oculistes et dont Vindex a été le dernier possesseur et le seul connu, car les autres noms ne sont plus visibles. »
La hauteur des lettres de la première tranche est de 0,0025, celle des autres, de 0,003. A la seconde ligne de la tranche b, MP sont liés ensemble.
Hist. — « Lorsqu’en 1868 la ville de Bordeaux fit exécuter les travaux du grand égout collecteur et de ses annexes », dit DELFORTRIE (Soc. arch.), « les fouilles mirent à découvert de nombreux vestiges des temps préhistoriques et de l’époque Gallo-Romaine. Parmi ces derniers, il en est un qui, bien que de dimension fort exiguë, présente cependant un vif intérêt; il fut trouvé associé à des débris de poterie Samienne, à 1M50 de profondeur, au carrefour formé par les rues Lacave et de la Chartreuse, à 10 mètres environ de la place Mériadeck, dans un terramare reposant sur un lit de tourbe, épais de 060, qui recouvrait lui-même le falun de Terre-Nègre caractérisé par la présence de Ja crania abnormis ». Ce cachet fait partie de la collection Delfortrie.
Bibl. — DELFORTRIE : 1° Académie, 1868, actes, p. 517 (avec croquis); 2° Soc. arch., t. VII, p. 178 (avec croquis). — ALLMER, Revue épigraphique, n° 235, t. I, p. 209. = DE VILLEFOSSE et THÉDENAT, Bulletin monumental, t. XLIX (1883), p. 181, n° xxui (avec croquis). — /nde, Philologische Wochenschrift, 7 juillet 1883, col. 818.
a: P{ublii) Vindicis dioxsus.
Dir nie Qusissesst00D):
arpal[st(on) pois[t](?) impetum.
dsl ssl:
im ou iei (??) nra ou plutôt rra (??7)......... eda ou ena (??).
Publius Vindex vendait, pour les maladies d'yeux, un remède appelé dioxsus. C'était, disent MM. de Villefosse et Thédenat (Cachets, t. I, p. 66), « une composition dans laquelle entrait le vinaigre, tëcç; de là son nom». Collyrium dioxus ad asperitudines oculorum tollendas conjicitur, dit Marcellus Empiricus (p. 280 E, éd. Henri Estienne, 1567, in-f°).
La pharmacie de Vindex débitait également un remède appelé harpaston (arjaston) ou harpagion, connu par d'autres cachets (de Ville-
fosse, p. 98), mais dont on ignore la composition. Les deux mots viennent en tout cas également du grec 4srä$ev, « saisir », Ce qui justifie l'hypothèse de nos amis MM. de Villefosse et Thédenat, que l'iozzcév serait «un mordant très énergique » (p. 100). Ce remède devait s'employer soit ad soit posé 2mpetum, c'est-à-dire soit pour combattre la première attaque de l'ophtalmie, soit après que la première violence du mal était passée (24., p. 17). L'aspect du cachet m'a fait préférer post : mais un remède aussi énergique n était-il pas plus utile au début de la maladie, ad impelum?
Quant aux autres produits que vendait la maison Vindex, on ne peut en lire les noms sur les faces du cachet. M. de Villefosse suppose à la fin du quatrième côté « a]4 a[spritudines », c'est-à-dire « remède pour les granulations des paupières » (cf. p. 76). Mais, si la dernière lettre est bien un A, l'avant-dernière, malgré son apparence de parenthèse, ne peut guère être regardée comme un D, et le trait qui précède est trop vertical pour représenter un À.