‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 156 sur 263 · CACHETS D'ANNEAUX · texte numérisé non relu

CACHETS D'ANNEAUX

Les anneaux fannuli), dont l'usage fut infiniment répandu dans l'antiquité, n'étaient pas seulement un insigne ou une parure, mais servaicnt encore pour apposer un nom ou une signature à l'aide d'empreintes faites sur la cire : d’où l'épithète de signatorii qu'on leur donne souvent. A cet effet, le chàton de l'anneau fpala) portait une inscription, gravée en relief ou en creux soit sur le métal, soit sur la picrre précieuse qui le décorait d'ordinaire. Cette inscription était presque toujours le nom ou les noms du possesseur de l'anneau, noms qu'on mettait tantôt au génitif, tantôt, mais plus rarement, au nominatif: 1l arrive très fréquemment d'ailleurs que ces noms soient abrégés par leur initiale. Quelquefois on les remplaçait par des saluts ou des exclamations, comme vIvAS FELIX, OU, Chez les chrétiens, SPES IN DEO, OU VINCET DEVS (voyez en particulier les inscriptions des annuli signatorii de l'Italie méridionale, dans le Corpus, t. X, n° 8058, 8059, 8060 et 8061; cf. la préface de M. Mommsen, p. 915).

« Les Romains », dit M. Bouché-Leciercq (anuel, p. 361), « ne por- » talent, à l'origine, que l'anneau de fer, et l'anneau d’or, — probable- » ment avec le sceau de l’État, — était l'insigne des ambassadeurs. » L'anneau d'or fut adopté par les sénateurs patriciens, puis porté par » tous les sénateurs, bientôt par tous les nobiles. Les chevaliers equo » publico s'en emparèrent à leur tour, et après eux, — au dernier siècle » de la République (?), — tous les chevaliers. Sous l'Empire, on voulut » empêcher de nouvelles usurpations; mais les empereurs eux-mêmes » prodiguèrent l'anneau d'or de telle sorte que, sous Hadrien, cet »insigne nest plus guère qu'une décoration ». — Voyez du reste Pline, Æistoire naturelle, 33, $ 8-36.

Nous ne possédons à Bordeaux que deux cachets de ce genre, l'un (n° 355) sur anneau d'or; l'autre (n° 356), sur anneau de bronze.

395 «ts.

Vu en juin 1884, dans la collection Dubois. DuBois m'a dit que l'objet a été trouvé daus sa propriété, rue Ségalier, 27. Les lettres avaient environ 3 millimètres.

P{ublii) P...

Ce sont les initiales des noms du propriétaire, sans doute de son

prénom et de son surnom. De même que dans le cachet d'oculiste (n° 354), on ne trouverait pas 1ci le gentilice.

D'aprés l'original (collection de Puifferrat). — Nous donnons les lettres telles qu’elles apparaissent sur l'empreinte.

Descr. — Lettres de 0,005 de hauteur, d'assez bonne forme, gravées en creux, et de droite à gauche, sur le châton d’un anneau en bronze, mesurant 0,024 de diamètre extérieur.

Hist. — L'anneau, trouvé rue Laroche, a été donné à DE PUIFFERRAT par ÉMILE LA LANNE (communication de DE PUIFFERRAT).

C{aii) C(.....u) Ja(nuaru??)j.

Peut-être les deux dernières lettres sont-elles les initiales de deux noms (cognomina) différents, ou la dernière lettre indique-t-elle la

profession, la qualité ou la patrie du possesseur de l'anneau (cf. Mommsen, Corpus, t. X, p. 915).

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