‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 157 sur 263 · VERRES · texte numérisé non relu

VERRES

Il est relativement rare de trouver des inscriptions sur des objets en verre; la plupart du temps encore, ces inscriptions accompagnent des dessins gravés sur ces objets et leur servent de légendes (cf. Marquardt, Privatleben, p. 132): s'agit-il par exemple de coupes de verre représentant des combats de gladiateurs, la figure de chaque combattant est accompagnée de son nom. Parfois l'objet porte des acclamations, des souhaits adressés à celui à qui il est destiné, par exemple : BI8E VIVAS MVLTIS ANNIS, OU, TE ZHZAIZ KAANZ (Deville, p. 30). Il est plus rare de rencontrer la marque de fabrique ou le nom de l’ouvrier.

La marque que l'on trouve le plus fréquemment est celle des fabricants de Sidon: Irénée, Nikon, Ariston et Artas, de Artas surtout, dont les produits, marqués aux empreintes ARTAS SIDON Ou APTAC CEIAQN, ont été retrouvés dans presque toutes les provinces de l’empire romain. C’est que l'industrie verrière de Sidon fut longtemps célèbre dans l'antiquité (Deville, p. 6). Toutefois les fabriques de Campanie et de Rome firent, sous l’empire, une sérieuse concurrence à celles de Phénicie et d'Égypte, et Pline nous apprend qu'au temps de Titus on commençait à travailler le verre en Espagne et en Gaule (jam vero et per (allias Hispaniasque simili modo harena temperatur, Hist. nat., 36, 194). Une inscription de Lyon nous a même fait connaître un Carthaginois établi dans la ville en qualité de optfeæ artis vitriae (de Boissieu, p. 427) : il s'appelait Julius Alexander. Il est probable que les initiales marquées sur les objets en verre trouvés en France désignent souvent des industriels gaulois.

Ces marques ont été publiées par M. Schuermans dans ses Sigles Jigulins (1867, Bruxelles, in-8), mais pêle-mêle avec les autres marques gravées sur des objets de toute sorte. Elles ont été reprises et complétées dans un travail de M. Frœhner, Voinenclature des verriers (1879, Le

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Pecq, in-8;, extrait de son grand ouvrage sur Za verrerie antique (1879, le Pecq, in-f). Vovez encore sur la matiere le livre de M. Achille Deville, ZZistoire de l'art de la verrerie duns l'antiquité (1873, Paris, in-{).

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