‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 260 sur 263 · AGE | CAM | CROBI | MAR AIVL COM MAG SEC · texte numérisé non relu

AGE | CAM | CROBI | MAR AIVL COM MAG SEC

Quelques-unes scnt répétées. 11 semble bien que ce soient des initiales.

INACRe 76

829 «ts.

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paraisse plus plausible. Nous inclinerions volontiers à croire que ces lettres sont les initiales des ouvriers chargés d'équarrir et de tailler le bloc détaché de la carrière. Mais quelques-uns de ces caractères (n° 845 et 816) sont certainement des chiffres.

Au point de vue de l'origine, les blocs ainsi marqués qu'on a trouvés à Bordeaux, se répartissent en deux groupes : ceux qui formaient les assises inférieures de la muraille romaine, ceux qui proviennent de la démolition de la Porte-Basse ; les premiers ont été signalés par Sansas et M. de Mensignac, les autres par Bernadau. Il est à remarquer (n° 839) que l'on a cru lire des lettres semblables à celles que M. Hübner a constatées sur les pierres des murs de Tarragone. D'autres caractères (n° 833 et 835, peut-être 837) semblent grecs.

829 M Y E’. NA FL 834 830 Pr $ a 835 mn PP MR

832 PAF Q Q 837 Sig M D AAA 838

D'après les croquis de SANSAS (Progrès, t. III, pl. 1, n° 7, et pl. v, n°5 5-18; cf. p. 426 et p. 450 et Soc. arch., t. V, p. 174, ett. VI, p. 43).

Ces marques 8e lisaient sur des blocs trouvés en 1865 dans la muraïlle romaine, entre Ja place Saint-André et la rue Duffour-Dubergier. « Les lettres gravées en creux », dit Sansas, « sur la partie qui devait être cachée dans la construction, étaient ou les marques des ouvriers, ou des signes indiquant la place qui devait leur être donnée. »

MARQUES SUR BLOCS DE PIERRE. 603

Il semble que toutes ces lettres soient des initiales. # et P semblent 829-838 devoir se lire Aarcus et Publius; le n° 834, Marcus) A(.....1us) Fl(avus) ; le n° 838. P(ublius) V(....ius) M... ; le n° 836, M(arcus) P(....ius) E.....; le n° 832, P(ublius) Aellius) F...…

SANsAS (Progrès, VI, p. 586; cf. Soc. arch., t. IX, p. 47) signale sur un bloc détaché 839 de la muraille romaine sur l'emplacement de la maison Fourcand, rue du Mû:

«Une marque d'appareil composée de quelques caractères ayant plus d'analogie avec les lettres celtibériennes qu'avec celles en usage chez les Romains. »

SANSAS. en décrivant les découvertes faites dans les assises de la tour romaine de Ïa 840 rue des Treilles (de Grassi), signale « une grande quantité de pierres brisées, la plupart de très grandes dimensions, et dont quelques-unes portaient l'apparence de lettres en écriture cursive, se rapportant aux détails de leur mise en œuvre. » (La Gironde du 11 août 1863, n° 4464: art. réimpr. par la Soc. arch., t. III, p. 192).

D'après DE MENSIGNAC (Soc. arch., t. IV, p. 58):

« En creusant les fondations du mur [1878] qui doit supporter la grille du jardin de la nouvelle sacristie Saint-André, on a découvert, sur une longueur de 25 mètres, le soubassement extérieur de l'enceinte gallo-romaine de Bordeaux, côté sud.

« Parmi les blocs enlevés on a remarqué... :

»> Pierre portant la lettre M. en écriture cursive (probablement marque d'ouvrier) ».

842 CIO HDRFS 845 KX 842-846 ” CIR 7 XIX

D'après BERNADAU (Bulletin polymathique, t. II, p. 108; cf. ici p. 419).

« Les pierres de la Porte-Basse ont évidemment été travaillées par les Romains, mais ils n’en ont pas formé cet ouvrage. Un grand nombre d'entre elles, sculptées diversement et portant des lettres onciales, ont été trouvées dans sa démolition. On y lit, etc.

Ces lettres, régulièrement gravées en creux et de 4 pouces de hauteur, 8e trouvent sur plusieurs de ces pierres, sans offrir un corps d'inscription. »

Clo{dius).

Cir(rhus?).

Res/{titutus).

On peut reconnaître des noms propres dans les trois premières inscriptions. Les deux dernières inscriptions sont évidemment des nombres.

Bernadau écrit qu’ « on vient d'achever » la démolition de la Porte- Basse, à la date du 15 Ventôse an XIII (6 mars 1804). On sait qu'elle s'ouvrait dans le mur romain, à l'extrémité nord de la rue qui a conservé son nom. — Voyez le dessin fait par M. Drouyn pour son Bordeaux vers 1450 (page 49).

Ce supplément ne renferme que des additions concernant les variantes, l'histoire et la bibliographie des inscriptions qui précèdent. Ces additions proviennent d'ouvrages ou de manuscrits dont on n'a pu profiter au cours de l'impression.

Hist. — « Trouuee pres de Prepauter » [Prepanter?], dit SANLOUTIUS à la fin du xvi® siècle. J’ignore quelle est cette localité. Mais je suppose qu'il s’agit du pré /lou Pral) situé aux abords du quartier de Tropeyta. Ce renseignement confirmerait donc ceux que nous tenons de Vinet et de Leodius sur l’origine de ce monument. — Le même Sanloutius dit de cette inscription : « Monsr Mulet la fet restituer. Burdigalae in aedibus publicis». C’est une allusion au jurat Mulet dont le nom est cité dans l'inscription commémorative de 1590; cf. notre page 8.

J'ai dit (ligne 30) que l’autel fut placé à l’origine hors de la grande salle : c’est prés de la grande salle qu’il faut lire.

BAUREIN écrit, à la date du 25 août 1764, qu’il est « dans la grande cour, à cie de la principale entrée » (t. IV, p. 303).

Bibl. — SANLOUTIUS [anonyme de Bouvier], Znscr. ét [ms. latin 17575], fo 852 [196] v°. — DEVIENNE, Hist. de la ville de Bordeaux, t. 11 (1862), p. 259 .— BAUREIN, t. IV (éd. Méran), p. 303.— RABANIS, Histoire, p. 90. — Du MÈèGE, Archéologie pyrénéenne, t. 1, p. 407, et t. II, p. 249. — LÉON RENIER, fiches ms. — SIMÉON, Dissertation sur les origines de Bordeaux, p. 10. — JuLLiAN, Soc. arch., t. XI, fasc. I.

D’après Gruter, HOFMANN, Lexicon Universale, t. 1, p. 543. — D'après Gruter et Orelli, DELOCHE, Études sur la géographie historique de la Gaule (Mém. prés. par dio. sav. à l’Acad. des Inscr., II° série, t. 1V, 1"e partie), p. 877, n. 5.

D'après Vinet (Comm.), SÉGUIER, ms. de Nîmes 13814, fo 42 r°; d'apres le même (Discours), SÈGUIER, ms. de Nimes 13803, f 317. — D'après le même Vinet, ms. anonyme 733 de la Bibliothèque de la Ville, fo 7 vo.

Bibl. — D'après Jouannet, RENIER, fiches ms.

Bibl. — SancouTius [anonyme de Bouvier], ms. latin 17575, fe 352 [196], ve. D'après Gruter : RENIER, fiches ms.; Du MÈGE, Arch. pyr., t. 111, p. 1717.

Var. — 4° jigne: EMPLO et OSTI : chez REKIER.

Bibl. — Rexier, fiches ms. — Dc M£6GE, Arch. pyr.,t. 1], p. 190. — CinoT DE La VILLE, Histoire et description de l’église Saint-Seurin, p. 50. — CALLEN, réimpression de L'Eglise métropolitaine de Lopes, t. II, p. 80, avec une note de COLLIGKOX.

Var. — 1r ligne: ESCINCVS chez Rexige. — 4° ligne: PRO. P. F. VRB chez le même. B1b1. — RexiER, fiches ms.

Bibl. — D'apres Gruter : RENIER, fiches ms.; Dr MÈèGe, Arch. pyr., t. II, p. 163.

Var. — 4° ].: PON chez HUBNER: — 6° ligne: TO chez HUBXER. Bibl. — D'apres la copie de ROBERT, RENIER, fiches ms. — HUBNER, Exempla scripturae, n° 386. = L'article de Saxsas réimpr. Soc. archéologique, t. 1X, p. 45.

Bibl. —D'apres Gruter : RENIER, fiches ms.; Du MÈGE, Arch. pyr., t. II], p. 181.

Var. — ///ATALICIVIRIBS, RENIER. — Le même donne sANCTA avec TA liés. B1bL — REeN1IER, fiches ms. (2 fois: une fois d'après ROBERT).

Bibl. — RENIER, fiches ms.

BADL — RENIER, fiches ms., d’après un dessin de ROBERT.

Bibl. — D'après Sansas, CASTAN, Mém. de la Soc. d'émulation du Doubs, 1879, Ve s., t. 1V, p. 15.

Bibl. — D'après Robert, RENIER, fiches ms.

B!1bL — L'article de Sansas réimprimé Soc. arch., t. IX, p. 46.

Bibl. — D'après Gruter : RENIBR, fiches ms.; Du MÈGE, Arch. pyr., t. II, p. 163.

BouRIGNUN donne comme une inscription de Bordeaux, communiquée par M. Duchene le jeune, l'inscription suivante (Corresp. de SÉGUIER [ms. de Nimes 13816], t. 1, f0 223 ve, n° 14):

NIMPHIS:PRO SALVTE SVA: SEVERVS SERRANVS

C'est évidemment une fausse attribution. L'inscription est de Bagnères-ce-Bigor’e; cf. BLADÉ, n° 147.

Bibl. — D'après Jouannet, RENIER, fiches r<.

Var. — 2° ligne : ADBVCIEN chez BoURIGNON et DU MÈGE.

Bibl. — BOURIGNON, note ms. dans la Correspondance de SÉGUIER [ms. de Nimes 13816], t. 1, f 223 r°, n° 5. — RENIER. fiches ms. (2 fois : une fois d'après ROBERT). — Du MÈGE, Arch. pyr., t. II, p. 250.

D’après Millin et Orelli, DE Wa, Mythologiac seplentrionalis monumenta, p. 183, n° CCLII.

Bibl. — RaBanis, Histoire, p. 118. — Du MÈGE, Arch. pyrén., t. 1, p. 3845, et t. II, p. 247. — RENIER, fiches ms. — HUBNER, Exemplu scripturae, n° 602.

Du MÈèGE, Arch. pyr., t. 1, p. 344, ett. II, p. 244.

D'après Gruter, De WaL, Mythologiac seplentrionalis monumenta, p. 18. — D'après Expilly, SÉGUIER, ms. de Nîmes 13803, f° 636. — Je ne sais d’après qui, RABANIS, Histoire de Bordeaux, p. 94. — D'après Apianus, RENIER, fiches ms.

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