‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 52 sur 263 · ET-MM.TERTIO LI-DF-AN:LXX DIARIA:ÏIOVEN// SIVM:P.ET: LA GISSE - COM: D · texte numérisé non relu

ET-MM.TERTIO LI-DF-AN:LXX DIARIA:ÏIOVEN// SIVM:P.ET: LA GISSE - COM: D

Var. — Copie prise par LÉON RENIER :

MEM/!,//1ERII LIDFAN.LXV DA//MA IDVII SIVM BEM GISSE . COM Nous garantissons notre lecture, si ce n’est qu'à l’avant-dernière ligne, on peut lire, à la rigueur, un D au lieu d'un L (Dugisse au lieu de Lagisse), à la dernière un P ou un F au lieu d'un D (fecerunt ou posuerunt, au lieu de dederunt). Descr. — Assez belles lettres, hautes de 0,05 et 0,06. Fragment quadrangulaire, sans doute le dé d’un autel, en pierre friable. — Hauteur: 0,60 ; largeur : 0,53.

Hist. — Provenance inconnue. — Ni JOUANXNET, ni SANSAS n'ont parlé de cet autel. Il devait être au Musée dès 1850-3, puisque c'est de cette époque que date la numérotation. — Encastré dans le mur de gauche de la salle du Dépôt J.-J, Bel, n° 84.

Bibl. — RENIER, fiches ms.

[D{iis) M(anibus)] et mem(oriae) Tertioli, d(e)f(uncti) an(norum) lxx. Diaria, Jovensium p{ublica??), et Lagisse, comfiti) d{ederunt).

D'après M. Allmer (Revue, I, p. 180), il faudrait peut-être voir dans Diaria Jovensium +<le nom d'une localité, à nous inconnue »; localité, ajoute notre savant et vénérable maître, « de laquelle on » pourraitrapprocher les Aerarii Diarenses d'une inscription découverte,

»il y a peu d'années, à Vaulx en Velin». J'avoue que dans cette 85 hypothèse je ne m'expliquerais guère le génitif Jovensium.

Je croirais plus volontiers que Jovenses (mot dont l'origine n'est du reste point douteuse) désigne un pagus, un vicus, où mieux encore un collège, que Diaria est un nom féminin, et que P est l'initiale du mot indiquant la condition de cette Diaria, et déterminant le génitif qui le précède. Ce qui me fait écarter le sens de pagus ou de vicus, c'est que Jovensium n'est point précédé de l’un ou de l’autre de ces deux mots. On sait du reste que les pagt portaient souvent le nom d'une divinité : on trouve pagus Mercurialis, Herculaneus, Jovius, Dianensis; de même, les vici. — Les collèges avaient des noms analogues : les inscriptions nous font connaître les collèges de Martenses, F'ortunenses, Victomienses, etc. Il est vrai que les collèges consacrés à Jupiter sont d'ordinaire nommés collegium culiorum Jovis. Voyez par exemple une inscription de Pesaro (Henzen, n° 7415) :

CVLTORES : IOVIS : LATII | ES M-FREMEDIVS SEVERVS: ET -BLASSIA VERA PATRONI

On peut songer à patrona pour l'abréviation P.: mais Diaria est un nom qui Convient mieux à une esclave qu'à la pafrona d'un collège. Nous préférons interpréter par publica, « esclave publique du collège » : les corporations pouvaient, comme les villes, avoir des esclaves. On sait que les esclaves des collèges officiels, par exemple, à Rome, de celui des frères Arvales, n étaient autres que des esclaves publics (publici), L assignés par l'État au service particulier de la corporation : d'où leur - RE nom de publici Arvalium : de même, je suppose que la publica Joven- es Do sium de notre inscription est une ancilla publica des Bituriges, destinée ST au service du collegium Jovensium (cf. n° 76 et p. 195).

Comes est employé dans le sens de compagne ou d’épouse dans une ‘ inscription de Vérone (Corpus, V, 3726), dans le sens de compagnon | | (précepteur, disent les uns, compagnon d'armes, disent les autres), . dans une inscription d'Herculanum (X, 1468). Ici, 1l semble bien devoir ur : H,

= en : .

Le. SE

JT M

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