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s'entendre par « compagnon d'esclavage ». è [à #.: Diaria est connu comme nom commun : c’est un pluriel neutre : 11 LE signifiant « la nourriture journalière » que l'on donne aux esclaves ou de aux prisonniers. Il semble que Diartius ait été le nom d'un personnage LE ?
dont parle Symmaque, Z'pistolae, 3, 31.
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Lagisse est, sans doute, un nominatif féminin (cf. Cure et Palme, n° 60). On en retrouve le radical, /ac- ou Zag-, dans les noms Zaco et Lacavus.
Cette désinence -isse ou 1ssa4, qui se retrouve dans les mots grecs féminins comme f2x:!::5::, a servi à former un certain nombre de noms propres, surtout en Gaule : c'est ainsi que nous rencontrerons à Bordeaux le nom de TovrissA, provenant du radical, évidemment celtique,
dout- ou £ut-.
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MAËRNA ET:C«IVL<MAXVM MÉNS.IIX-È.EBVEO-AËC/
D'après l'original (Dépôt d’Antiques de l'hôtel J.-J. Bel, n° 44).
Var. — JOUANNET, Bull., restitue la 1re ligne : EBVCIAR.AT....; elle est omise par le même JOUANNET dans son ms. et par SANSAS; .…..CIAE. A, chez RENIER. — À la 4°, JOUANNET, ms., et SANSAs donnent ATE...; ATO chez RENIER; ATEC chez CREULY (Reo. cell., Il, p. 167 : carnet XVI, p. 27). Les apices sont omis par les deux éditeurs; le second, par RENIER.
Descr.—Hauteur des lettres : 1re ]., 0,12; 22, 0,10; 39, 0,07; 48, 0,05. — Lettres magniflques et bien gravées : les O parfaitement ronds. Inscription de la meilleure époque.
Bloc de pierre ayant fait partie d’un monument funéraire de très grande dimension : i mesure 0,90 de largeur et 0,56 de hauteur.
Hist. — JouANNET écrit, dans le Bull. pol. de juillet 1818 : « En démolissant, ilya quelques semaines, une maison sise rue du Pont-de-la-Mousque, derrière l'église de Saint-Remy, les ouvriers, parvenus à la profondeur de dix à douze pieds, rencontrèrent un coin des premiers murs de Bordeaux ou plutôt de l'étrange clôture formée par des barbares sur l’ancien emplacement des remparts romains. Il faut avoir vu cette monstrueuse construction pour s'en faire une juste idée... Là, des bases de colonnes reposaient sur des corniches ornées de jolies moulures ; ici, sur des frises élégantes, étaient assis des chapiteaux corinthiens, travaillés avec beaucoup de goût; ailleurs, des matériaux informes, liés par un ciment de la plus grande dureté, se trouvaient confondus avec d'énormes pierres soigneusement écarries... On a retiré des fouilles quelques blocs que l’on a transportés au museum de cette ville... Le propriétaire, M. Duval, et l’architecte, M. Bonfin, les avaient fait respecter ». — Le même JouANNET écrit dans la Ruche d'Aquitaine, en 1818 : « On vient de démolir près la petite place Saint-Rémi et dans la rue du Pont-de-la-Mousque une maison appartenant à M. Duval. En creusant à la profondeur de quinze à vingt pieds, les ouvriers qui jettent dans cet endroit les fonde-
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ments d'une maison nouvelle, ont rencontré quelques restes des anciennes murailles de cette ville. Les débris des monuments romains qui s’y trouvent amoncelés, indiquent assez la trace et l'ouvrage des Barbares ». Les mêmes détails sont répétés par Jouannet, Acad. — Cette partie de l'enceinte de Bordeaux n’a été fouillée qu'en 1818 : il n'est pas douteux que de nouvelles recherches, faites sur la place Saint-Rémi, n’amèneraient les plus beaux résultats et de merveilleuses découvertes. — La maison où l'inscription a été trouvée est sans aucun doute celle qui fait le coin de la place Saint-Rémi et de la rue du Pont-de-la-Mousque. — Dépôt d'Antiques J.-J.-Bel, n° 44.
Bibl. — JouANxET mentionne l'inscr. : 1° Ruche d'Aquitaine, Il, p. 367 ; 2° Académue, 1829, p. 180; il en donne le texte à peu près complet : 1° Bulletin polymathique, XVI, p. 207; 20 JZnscriptions [ms.], n° 149. — Saxsas, Notice, p. 42 (Congrès, p. 500). — RENIER, fiches ms.
{ À jebuciae Miaxumae??, annorum...,et....] Maternale, annorum...], et C(aio) Julfio) Maxumio, annorum......], mensfium) tix, et Ebucio Ateo lannorum.....]
Il manque à peu près la moitié de l'inscription en largeur : il semble qu'elle soit complète en hauteur. C'était donc un monument élevé à quatre personnes, deux femmes et deux hommes: la première et la dernière appartenaient à une gens Acbutia, la troisième à une gens Julia, le gentilice de la seconde manque. Nous ignorons les degrés de parenté des quatre défunts, et 1l est infiniment probable qu'ils n'étaient pas indiqués sur le monument. La simplicité de l’épitaphe concourt avec la forme des caractères et l'orthographe des mots pour nous permettre d'assigner à cette inscription le milieu du premier siècle.
La véritable orthographe est Aebutius et non £bucius : on écrivait en grec Aïésoues (Autobiographie de Josèphe, $ 24); cf. Corpus, I, 1020. C'était le nom d'une illustre famille de la Rome patricienne et une de celles qui disparurent les premières (à partir de 168 avant notre ère : Bloch, Ze sénat romain, p. 115). Je ne sais à la suite de quelle circonstance on trouve à Bordeaux, au premier siècle, un descendant de cette famille ou un citoyen romain ayant choisi ce gentilice. — M. Hübner (Quaest. onom., p. 31) a dressé une liste de gentilices en -ucius et -UÉrus.
Mazumnus est archaïque : « Depuis l'époque de César, le superlatif »se forma en 4#%s, sans.que Cependant l'ancienne forme en -uxus » disparût de l'usage. Mais cette dernière n'était plus, au temps de » l'empire, considérée comme correcte par la grammaire latine... La » vraie désinence du superlatif est -izus. Or 3 devant les labiales 8, #,
» p,f, se changea en , c’est-à-dire, un son intermédiaire entre 2 et %, » qu'on pourrait représenter par #1. Quintilien (1, 4, 8) caractérise très » Clairement ce fait : Wedius est quidam u et 1 Uttcrae sonus. Non entin » sic oplimuin dicimus ut opimum... Comme on n'avait pas de signe » particulier pour indiquer ce son mixte, on écrivit d'abord 3, puis on » crut mieux faire en écrivant #... Dans les superlatifs, 2 est beaucoup » moins fréquent ; la forme ordinaire est umus : legitumus..., marurqus… » À partir de Cicéron et de César, on revient à la forme primitive » -imus.. César écrivait #aximum, comme l'indique la rédaction de la > lex Julia municipalis (ligne 143)... Auguste aussi, dans son testa- » ment politique (Monument d'Ancyre, II, 23; IV, 4).» (Antoine, Manuel d'orthographe, p. 45.)
Si le cognomen du dernier personnage est complet et sil faut lire Aet- et non Afe-, Aetus est un surnom de la même famille celtique que Actetus (Corpus, V, 5090), Æefete, (TT, 255), Aefa (III, 5029, 6513), Aetura (II, 2165), Acturus (IT, 2597), Aetor (III, 3158), Aetho (V, 2954). S'il n’est pas complet, on peut supposer Aetors ou Aetom.
ALU [MEN
CL°+ BAS°SINVS CONIVGI
D’après l'original (Dépôt J.-J.-Bel, n° 23).
Var.— DE CAUMONT donne à la première ligne: DVC VI, «reste du nom de la défunte» : RENIER dit comme lui; JOUANNET et SANSASs ne donnent rien.
DBescr. — Lettres grêles et assoz mal gravées, hautes de 0,08.
La première partie se lit sur le fronton, la seconde sur le dé d’un monument cylindrique en pierre, dont la face antérieure a été équarrie de manière à former une aire plane. Entre les deux parties de l'inscription, dans une niche quadrangulaire, le joli buste d'une femme, vêtue de la tunique, portant des pendants d'oreilles, et dont la coiffure, en forme de diadème, est faite de longues tresses ramenées sur la tête. — Hauteur : 0,96; largeur de l’aire : 0,37. — Dessiné par DROUYN.
Hist. — Découvert en octobre 1831, suivant JOUANNET, « petite rue de l'Intendance, maison Faget »; lisez : « rue Neuve de lintendance. n° 8», aujourd'hui rue Guillaume- Brochon, n° 7. — Donné par FAGET. — Dépôt J.-J.-Bel, n° 93.
- Te ns. 2 Fe
ms mt
Bibl. — JouAxNET: 19 Académie, 1832, p. 125 et pl. I, n° 8; 2° Inscriptions [ms.]|, n° 76. — SANsAs, Notice, p. 23 (Congrès, p. 481). — DE CAUMOxT : 1° Bulletin monumental, XXVII, p. 439 (dessin de D[RouYN]), et p. 440; 2° Abécédaire, éd. de 1870, p. 481 (même dessin), et p. 482. — RENIER, fiches ms,
[De lbuciiae?] .......ni...e : Cl(audius) Bassinus, conjugi.
D: MS AEMIÈAE CORNEO LAE - EROS CONIVGI PIISSIMAE
D’après les copies laissées par DE LURBE, par GRUTER et par l’anonyme de BOUHIER.
Var. — 2° 1.: EMILÆ dans DE LuRëE; EMILIAE dans GRUTER; AEMILIAE chez l'anonyme. — 6° 1.: PISSIMAE dans GRUTER; PIISSIMÆ dans DE LURBE. — Un point à la fin de la 1° 1. chez DE LURBE, le point de la 4 manque chez l’anonyme.
Descr. — « En une autre pierre où une petite statué estoit gravée au dessous », dit DE LURBE.
Hist. — Le monument se trouvait en 1594 (DE LURBE), dans la maison de Florimond de Raymond. GRUTER dit au contraire: Burdegalae à mæœnium fundamentis erutum 15914; visiturque apud Josephum Chassanianum. Gruter a certainement été mal renseigné (ne dit-il pas qu’il tient l'inscription ex Vineto, lequel Vinet n'en a jamais parlé?) : car, si l'inscription a été trouvée en 1594, elle n’était pas chez Joseph de la Chassaigne, qui était mort le 28 juillet 1572, et dont la collection, à cette date de 1594, avait passé aux mains de Florimond de Raymond. On voyait alors en effet, dans la maison de ce dernier, « deux statuës de marbre blanc, lesquelles le feu S' Président de la Chassaigne, personnage d’un exquis et rare sçavoir, et fort curieux des choses antiques, avoit conservé soigneusement. » Il est possible que notre inscription, trouvée dans le mur romain, ait été acquise par J. de la Chassaigne, et, à sa mort, par F1. de Raymond : c’est seulement de cette manière qu'on peut expliquer le texte de Gruter. Il est possible aussi qu'il n’y ait rien de vrai dans le renseignement que ce dernier nous donne. — Ce que dit VENUTI, qu’elle a été trouvée « en 1564, sous les ruines de la maison de M. de Duras », provient d'une confusion faite entre ce texte et d’autres rapportés par de Lurbe.
Bibl. — DE LUuRBE, Discours, p. 70, éd. de 1595; p. 70 r°, 2e éd., de 1619 (recop. par SÉGUIER, /nd. ant. inscr. [ms. 16933], f 256); p. 47 r°, éd. de 1672 et de 1703. — D’après lui : JOUANNET, /nscriptions|ms. des Arch. départ.], n° 14; Sansas, Notice, p.31 (Congrès, p. 489). — Ex Vineto [Vinet n’a jamais parlé de cette inscr.] eé Verderianis, GRUTER, p. DCCLI, 14 [cf. plus haut, hrst.]. — D’après Gruter: VENUTI, p. 40; RENIER, fiches
ms. — (SÉGUIER, /ndex absolutissimus [ms. 16934], f° 313.) — Anonyme de BOUHIER [ms. 17575], f° 353 r° (197 ro).
D{iis) M(anibus) s(acrum). Aemiliae Corneolae : Eros conjugi piissimae.
La formule diis manibus sacrum, très rare à Bordeaux, et l'absence de toute indication relative à l’âge de la défunte, rapprochent la rédaction de notre inscription de celle des textes épigraphiques de Rome ou d'Afrique. |
Les noms de la défunte sont entièrement romains. Celui du mari, Eros, est grec, et se trouve surtout chez les esclaves ou les affranchis : comme, en outre, Eros ne porte pas de gentilice, il est à présumer que c'était un esclave et qu’il avait épousé unc affranchie. — Corneolus, d'après de Vit, Onomasticon, II, p. 460, vient de cornu.
L'allongement du premier I dans Plissiuvs est simplement destiné à attirer l'attention sur l'existence de deux I: c'est un procédé graphique que nous avons déjà vu n° 30, p. 117; cf. W. Weissbrodt, dans le Philologus, t. XLIII (1884), p. 449.