‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 66 sur 263 · SOLE · texte numérisé non relu

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Descr. — Lettres hautes, à la 1r° ligne, de 0,06 et de 0.055; à la 29, de 0,055 et de 0,055; à la 3°, de 0,055; à la 4°, de 0,04; à la 5, de 0,038. — Les caractères présentent des singularités paléographiques très curieuses : ils sont extrêmement nets, très profondément gravés, gras et fort allongés; les barres des T sont obliques aux hastes, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, et légèrement sinueuses; les E sont remplacés par des F, dont les deux barres sont absolument de même longueur. Je ne connais pas d'inscription semblable : la simplicité de la rédaction, la forme VIVOS me semblent placer celle-ci au premier siècle.

Plaque de pierre dure : l’inscription est encadrée dans un cartouche. — La hauteur est de 0,41; la largeur totale (il ne manque presque rien de la pierre) devait être de 0,50.

Hist.— Provenance inconnue.—CaAILA et JOUANNET (Acad.) disent à tort qu'elle a été trouvée en 1756, dans les fondements de l’Intendance : s’il en était ainsi, dom Devienne l'aurait mentionnée, ce qu’il ne fait pas. Du reste, Jouannet reconnaît dans son manuscrit qu'elle provient « de fouilles de date incertaine ». MiLLiN la vit, le premier, en octobre 1801, dans «la salle des séances de l’Académie de Bordeaux ». Ce serait donc entre 1756 et 1804 qu'il en faudrait placer la découverte : on fit des fouilles un peu partout entre ces deux dates, mais surtout sur la ligne septentrionale du mur romain, soit en avril-mai 1804, dans la rue du Temple, soit en juin 1804, dans la rue Guillaume-Brochon. — Elle était jusqu’en 1870 au Dépôt J.-J. Bel, et SAxsAs lui donne le n° 136; en 1870, elle fut transportée au Musée des Facultés; en 1883, au Dépôt du Colisée.

Bibl. — MiLix, Voyage, IV, p. 649.— CAILA, Explication [ms.], n° 63. — JouAxxer: 1° Acad., 1829, pl. [11], n° 30, et p. 175; 2° /nscriplions [ms.], n° 101.— Sansas, Notice, p. 37 (Congrès, p. 495). — RENIER, fiches ms.

Marcus) Histimenius Treptu[s], vivos sibi et suis]: Histimeniae, fil(iae); — Rufin{o] et Fausto, filifis]; — Histimeniae Rufinae, uxor{i), [p{osuit)].

Le gentilice Æistimenius n’est connu que par les inscriptions. On trouve ailleurs les formes Æistumennius (Corpus, X, 6556), Zstiminia (d., 5718). — Treptus est pour Zhreptus : c'est un nom transcrit du grec Ocsmtés, « NOUTTI ».

Vivos pour vivus, l'absence de l'» dans Zreptus, sont des indices d'ancienneté. La simplicité et la forme de la rédaction, sans parler de la paléographie très singulière, distinguent fortement notre inscription de tous les autres monuments bordelais.

Remarquez que le père, Æistimenius Threptus, et la mère, Æistinena Rufina, portent le même gentilice : ce sont peut-être des affranchis d'une même famille istimenia, famille qui n'était certainement pas bordelaise. Car les deux inscriptions que nous fournit sur elle le Corpus ont été trouvées toutes deux dans le pays des Volsques : est-ce de là que nos Âistimenti sont originaires ? .

D : M SEA OSTIL//1///11 LV R BC ANNININI HLXIT AN:XL//;//1 MINVS GE/////I ITR + POS VIT ////////1)

Restituée d’après les copies suivantes :

S 1OSTIL S HOSTIL G OSTIL, u/RBCA u RBCA VRBCA viXIT AN.XL viXITANXL VIXIT AN. XI.

MINVS GE MINVS bE MINVSGE oR. POSVIT OR POSVIT OR POSVIT.

[Dom DEVIENNE], /nscr., Arch. départ., ms. D, [DEVIENNE], Eclairc.,

[ms.}, n° 18. n° 20 [13]. p. 58.

Inscription trouvée en 1756 dans les fondements de l'Intendance (entre Puy-Paulin et la rue Chaumet) et perdue deuis.

D{iis) M{anibus). Sfex(tus?)] Hostillius] Urblilcafnus]. [Vijzit an(nos) xl. [Fir]minus, ge[nelïr, posuit.

On pourrait songer à « D(tis) H(anibus) sacrum : Hostilia] Ur{bica », si cette formule n'était pas des plus rares à Bordeaux.

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