IV INGENVE - DF-AN
LXI MARITVS PONIC
D'après la copie de JOUANNET.
Descr. — «Cippe quadrangulaire, surmonté d’un fronton à oreilles : le dé a 2 mètres de large; sa partie inférieure est brisée, ainsi que la partie supérieure du fronton. Le
style et la lettre ne sont pas du bon temps. Entre les deux oreilles, au milieu du fronton, 120 était un buste; il est entièrement dégradé ».
Hist. — Trouvé en 1840, d’après JOUANNET, sur l'emplacement du fort du Hà.
Bibl, — JouAnNerT : l° Acad., 1840, p. 391; 2° Znscr. [ms], n° 124. — D'après lui, RENIER, fiches ms.
Diiis) M{anibus) et memf{oriae) Jull{iae)] Ingenu(aje, d(e)f(unctae) an(norum) lxi. Maritus poni c(uravit).
ET CUMIV PATERNAE D.AN.XXI
ed
Copie de JouANNET, notes ms. [IITI, n° 2].
Jouannet, qui est le seul à nous avoir conservé cette inscription, et qui n’en parle que dans cette note, ne nous dit pas d'où elle provient. Mais, des trois inscriptions que cette note renferme, l’une, nous le savons positivement, provient des fouilles faites en septembre 1826, dans la muraille romaine, derrière le vieux Lycée (cours de l’Intendance,
n°4 22 et 21); nous sommes autorisé à donner la même origine aux deux autres, et en particulier à celle-ci.
[D{iis) M{anibus)1\et mem(oriae) Jul(iae) Paternae, d(efunctae) an(norum) xxi.
D M 122 ‘E M:'IVL:PAVLINE
DEVTA : A XXXXV M - POSVI
Copie donnée par ApiANus, à la seule différence près qu’il n’indique pas ET liés, Variante conservée par la copie de l’anonyme de BOUHIER.
Var. — Copie de l'anonyme de BOUHIER : DE LURBE ne donne que les premières D M lignes et sous cette forme :
F.MIVL PAOIIN D. M.
D.VIA A.VXXV IVLIÆ PAVLINÆ.
.M.POS S.V. «estant le demeurant de l'inscription effacé. »
GRUTER reproduit de Lurbe, si ce n'est qu’il sépare A E et ajoute un point. — « Il est évident », dit DE LAMONTAIGNE, « que c'est ici la même inscription, mais vuë à des époques différentes et à un intervalle assés considérable de l’une à l’autre pour avoir eu le tems d'être dégradée ». Cependant l’anonyme de BOUHIER, qui la vit apr:s de Lurbe, a pu suffisamment déchiffrer la fin du texte.
Hist. — Burdugalae in superiori ianuar linune priualae cuiusdam domus in monte paulint sitae, dit ApiANUS, et il ajoute que l'inscription de SEDATvs (cf. plus bas) se trouvait in atrio suprascriplae domus. ViNET (in Ausontt professores, 8. 163 C) nous dit où était cette maison : Ex qua arce [Puy-Paulin], quum ad Medulicam portam rerta descendilur..…, in medio viculo, eiusque latere septemtriones spectante, ianua visttur domus exiguae, in cuius supero limine lapis est ab antiquitatis admiratore illuc a'iunde translatus: in eoque id inscriptum, quod Petrus Appianus et Bartholomaeus Anantius ediderunt. Ainsi cette maison, toute petite, était située au milieu et sur le côté méridional de la rue qui conduisait de Puy-Paulin à la porte Médoc : c'est la rue qui s'appelait alors rue Entre-dos-Murs (Drouyn, p. 214), qui s’est nommée tour à tour rue Petite-de-l Intendance et rue Saige, et qui longeait et longe encore l'enceinte romaine. Depuis le commencement du xvi® siècle jusqu'au temps de Vinet (1580), l'inscription se trouvait sur le dessus de la porte de la maison. C’est donc à tort que DE LURBE la donne comme « trouvée dans la maison de Puy-Paulin ». Elle faisait partie, dès 1595, de la collection de Florimond de Raymond.
Bibl. — D'après les notes quas à secretis Electoris Comitis Palatini Ludouici [HUBERT-THOMAS LEODIUS ?] nobis misil, APIANUS, p. CCCCLXXXVHI. = DE LURBE, Discours, éd. de 1595, p.70; éd. de 1619, p. 65 r° (recopiée dans SÉGUIER, /nd. ant. inscr. [ms. 16933], f° 256); éd. de 1672 et de 1703, p. 47 r°. — D'après de Lurbe: [DOM DEVIENNE], Eclaircissemens, p. 37; — Almanach historique de la Guyenne pour 1760, p. 108; — JOUANNET, /nscriplions [ms.|, n° 11;— Saxsas, Notice, p. 46 (Congrès, p. 504). — D'après une copie envoyée à VELSER par FRONTON DU DUC, GRUTER, p. DCCCCXVI, 4 (Ducacus Velsero). — D'après Gruter: SÉGUIER, Index absolutissinmus [ms. 16931], fo 502; — WLGRIN DE TAILLEFER, Antiquilés de Vésone, 1, p. 289;— pu MÈGE, Archéologie pyrénéenne, t. III, p. 410. — D'après Apianus et Gruter, DE LAMONTAIGNE, notes ms. — Anonyme de BOUHIER [ms. 17575!, f0 353. — D'après lui et Apianus, RENIFR, fiches ms.
D{iis) M{anibus) et mfemoriae) Jul(iae) Paulin{a)e : de- (fju(nc)ta a(nnorum) xxxxv. M(ater) posui[t].
Il va sans dire qu'il ne faut établir aucun rapprochement entre le nom de Puy-Paulin et celui de Paulina.
La parenté de cette Paulina avec les Puy-Paulin de Bordeaux est
aussi à démontrer que celle des mêmes Puy-Paulin avec Paulin de Nole.
BELEST:F:CONIVX:
DF-eAMN-L:V:
IVLIA-:
RVFINA
Restituée d'apres la copie suivante de DE LURBE :
IVLIA.BELEST.F.CONIVX.
RVFINA DF. M. L. V.
Descr. et hist. — Trouvée en 1564, « aux ruynes de la maison ancienne du sieur de Duras » [vers les n°5 7 ou 9 de la rue de Grassi], et provenant sans doute de la muraille romaine.
Bibl. — De LURBE, Discours, éd. de 1595, p. 68; de 1619, p. 64 r° (recopiée par SÉGUIER, Ind. ant. inscr. [ms. 16933], fo 255); de 1672 et de 1703, p. 46 r°. — D’après lui : BOURIER, [ms. 20317], f° 409, n° MCCCCXX ; — VENUTI, p. 41; — (SÉGUIER : Index absolutissimus [ms. 16934], f0 493;) — JouANNET : 1° Acad., 1829, pl. [11], n° 4, 2° Znscr. [ms.], n° 7: d'apres lui, RENIER, fiches ms. ; — Sansas, Notice, p. 23 (Congrès, p. 481); — DEZEIMERIS, Remarques, p. 4 (Soc. arch. VI, p. 50).
D{iis) M{(anibus). Julia Rufina, Belest(i) f(ilia), conjux, d{e)f{uncta) an(norum) lv.