‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 70 sur 263 · X XIII · texte numérisé non relu

X XIII

À JIHIHIHUS

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 89).

Var.—VENUT!: CAILA : JOUANXET, ÀC.:{JOUANNET, MS. : SANSAS : TITIOLA FILIOLA FILIOLA. TITIOLAM TITIOLA ANNORVM ANNORVM ANNORVM. ANNORVM ANORVM DEFVNCTA DEFVNCTA DEFVNCTA. DEFVNCTA DEFVNTA Les deux der-| XXIII XXX.III. XXIII XXIII nières lignes| omise. omise. A omise.

omises.

RENIER écrit à la fin XXII et omet la dernière ligne.

Descr. — Assez bonnes lettres, hautes de 0,04 à 0,015.

Cippe ou colonne en pierre; l'inscription gravée dans un cartouche en creux. À gauche et à droite, deux espèces de triangles ou d'équerres grossièrement sculptés. — Le cartouche est large de 0,25; la colonne a 0,39 de diamètre. — Le dessin de VENUTI est complètement fautif. ,

Hist. — En 1744, le monument, dit VENUT1, existait « à Bordeaux dans la cour de

Y’Intendance » : il aura donc été trouvé dans le mur romain, qui passait sous l'hôtel. Vers 1813, il était, dit CAILA, « encastré dans le mur de la petite cour de l'hôtel du Musée »

(Jean-Jacques Bel). Ce que JouANNET reproduit ou confirme (dans son ms.) : « Cette

inscription, trouvée en creusant les fondations de l’ancien hôtel de l’Académie, rue Saint-Dominique, fut encastrée dans le mur d’une de ses petites cours. C'est là [?] que Venuti la vit, et la copia, mais avec peu d'attention ». C’est à tort que le même Jouannet (Acad.) la fait découvrir en 1756. — Dépôt J.-J. Bel, n° 89.

Bibl. — VENUTI, pl. Il, 1v, et p. 37. — (D'après lui, SÉGUIER, /ndex absolutissimus [ms. 16934], fe 496.) — CaiLa, Explication [ms.], n° 64. — JOuANKNET : 19 Acad., 1829, pl. [IT], n° 31, et p. 175; 2 Inscr. [ms.], n° 133. — Saxsas, Notice, p. 55 (Congrès, p. 513). — RENIER, fiches ms.

D{iis) M{(anibus). Julia Titiola, an(n)orum defun(c)ta xæxiii. Mat{er pols[uit].

L'u liée avec l’A de rrriora peut fort bien être considérée comme le commencement du mot MATER, dont on voit à la dernière ligne les deux lettres suivantes, AT, liées ensemble. Ce serait une de ces bizarres incorrections de gravure que présentent les inscriptions de Bordeaux et qui nous montrent que les lapicides gravaient souvent les mots latins sans les comprendre.

Z'itiola est un diminutif formé du prénom Z'itus.

CsIV HANDEL PA4E*A@ÏT:N

fIVLIA + ADVORIXN VXOR“HER-EX:“P"cCr

D'après l'original (hôtel Ravez).

Descr. — Hauteur des lettres : 1re ligne, 0,083, 0,095 et 0,017; 2e ligne, 0,06 et 0,085; 3° ligne, 0,080. — Beaux caractères, bien gravés. « Les lettres sont très pures de forme », dit ROBERT avec raison.

L'inscription est gravée sur une plaque de pierre, dans un encadrement formé d'une moulure. — Largeur : 1,30; hauteur, 0,58. — Voyez le joli dessin que donne ROBERT.

Hist. — Trouvée sans doute dans le mur romain, qui est compris dans les fondations de l’hôtel Ravez (rue du Loup, 78), lorsqu'on agrandit ce dernier du côté du cours d’Alsace-et-Lorraine, vers 1868. Encastrée aujourd’hui dans un mur sous l’escalier.

Bibl. — ROBERT, Bulletin épigraphique de la Gaule, t. 1, p. 149. — D'après lui et d'après une copie envoyée par SANSsAS le 16 juillet 1869, RENIER, fiches ms.

C{aio) Jul'io) Andelipae, Aquitani f{ilio]. Julia Aduorix, uxor, heres, ex t(estamento) p'onendum) c/uravit).

Andelipa est formé de la particule séparable ande-, correspondant au grec ave (cf. Zeuss, p. 867, 877), et du radical /ip-, qu'on retrouve dans Zippo, Lippiaus, Lipuca. — Aduorix doit être rapproché de Addua, Adduus.

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