STATUES; 29 ÉDIFICES PUBLICS
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D'après l'original (Dépôt d'antiques J.-J. Bel, n° 148) [voyez planche I].
Var. — 3° 1.: BITV chez ALTESERRA; VIVI dans BERTHALDUS; VIVIS dans JOUANNET, Ruche; BITUR.VIVISC dans BERNADAU, Antiquités; BORDES; FILLASTRE, P. 298; DE CAUMONT, Bulletin. Le Guide de LAMOTHE porte Bitur. Visc. — Les divisions des lignes sont arbitraires chez SANSAS, — La 3° ]. manque chez TOMASINUS et chez BAUREIN, IV, p. 272, les trois premiers mots chez D’ANVILLE. — DOM DEVIENNE étend l'inscription. — C'est par erreur que le cliché du dessin de ROBERT, que nous donnons plus loin, ne porte pas de points aux deux premières lignes, et ne barre pas le troisième T de la seconde.
Descr.— Hauteur des lettres : 1re ligne, 0,048 et 0,058; 2me, 0,038, 0,018 et 0,028; 3me, 0,032. — Lettres régulières, grêles, assez peu profondément gravées; les trois barres des E d’égale longueur; les O de forme ovale, sans point central (celui qui est marqué dans l'O de la 2e ligne est un point de séparation que le lapicide a inséré là faute de place). — « Je ne laisserai pas de faire encore une remarque sur cette Inscription », dit VENUTI, p. 14, « c’est-à-dire, que la rondeur & la beauté des caractéres dont elle est formée, est une preuve qu’elle ne peut être que du tems de l'Empéreur Auguste ». Venuti va évidemment trop loin; il est seulement vraisemblable, comme le pense ROBERT, p. 25, que «les caractères indiquent le premier siècle >. ALLMER, dans une lettre qu'il a bien voulu nous écrire à ce sujet, croit que « l’inscription peut être du rer siècle et même d’une partie de ce siècle non très éloignée du temps d'Auguste». Nous préférerions l'éloigner davantage du commencement du 1° siècle : l'allongement des lettres, de l'O et du G en particulier, est extrêmement rare dans les inscriptions datées d’Auguste et de ses premiers successeurs : cette règle est générale, aussi bien pour la Gaule que pour Rome et l'Italie. Il serait périlleux, toutefois, de poser en ces matières un principe absolu, surtout pour des pays aussi écartés que Bordeaux des centres de la civilisation romaine.
Cette inscription se lit sur la face antérieure du dé d’un autel quadrangulaire. Le monument est fait d’un seul bloc de marbre gris des Pyrénées: il se compose d’un dé, d’une base et d’un chapiteau surmonté d’un entablement. Au-dessus de l'entable-
ment, deux volutes imbriquées terminées par des mascarons qui représentent, comme dit Vinet, des « visages humains ». Sur la face postérieure de l'autel, une couronne de feuilles de chêne à lemnisques frangés. Sur la face de gauche, un vase à sacrifices,
| pe ÉTGENIOGVIIAIS,