‹ Insertion vicieuse du placenta et tamponnement vaginalChapitre 16 sur 49 · RATE · texte numérisé non relu

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artificiel, en raison de la fréquence des présentations vicieuses et de la nécessité qui s'impose plus d’une fois d'en finir, pour tarir une hémorrhagie qui met en danger les jours de la femme avec ceux de l'enfant. Quant à l’intervention, simples tractions, version, forceps, etc., on conçoit qw’elle varie pour une foule de raisons.

La délivrance, comme dans l'accouchement normal}, peut être naturelle ou artificielle. Nous avons vu que l'expulsion spontanée du placenta peut exceptionnellement précéder celle du fœtus ou l'accompagner. L’arrière-faix se présente plus souvent par sa face utérine ou par un bord, que par sa face fœtale, en raison même de son insertion. L’inertie totale ou partielle (limitée à la zone inférieure), de l'utérus avec ses conséquences : adhérence partielle du délire, hémorrhagies, commande souvent l'extraction manuelle de celui-ci immédiatement après l'accouchement; les pertes sanguines qui persistent quelquefois pendant les suites de couches sont dues à ce défaut de rétraction du segment inférieur ou aux déchirures du col ouvrant des vaisseaux dont la lumière n’a aucune tendance spontanée à s’oblitérer. L’expulsion terminée, on n’en a donc pas encore fini avec l'hémorrhagie, contrairement à l'opinion de Stein et Hinze qui admettaient qu'il n’y avait, de ce côté, plus rien à redouter après l’accouchement. Si la femme a échappé aux dangers des hémorrhagies qui, si elles l’ont trop anémiées, peuvent encore la tuer par une syncope quelques jours après la délivrance, elle est, pour peu qu’elle se trouve dans un milieu favorable, exposée aux infections puerpérales auxquelles elle offre un terrain tout préparé.

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