‹ Insertion vicieuse du placenta et tamponnement vaginalChapitre 45 sur 49 · PET VAL · texte numérisé non relu

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On trouve l'utérus très développé, le fœtus vivant, mobile dans un liquide amniotique en excès ; un col long et perméable.

En avant et à droite, le doigt arrive sur des membranes épaisses ; à gauche et en arrière on sent un caillot en partie détaché. La femme ne perd plus à son arrivée, mais le soir, vers 10 heures, apparaît une nouvelle perte, abondante, et qui ne cède pas aux injections chaudes.

Un tampon est appliqué : 26 bourdonnets de coton hydrophile sont introduits dans le vagin et maintenus par un bandage en T ; les contractions utérines, faibles jusque là, acquièrent une certaine énergie durant toute la nuit, mais cessent presque complètement dans la matinée du 21. Le tampon est retiré à midi, à peine teinté. La femme ne perd plus. Le col n’est pas encore complètement effacé, mais il est assez largement ouvert pour permettre de sentir d’une façon très nette les cotylédons placentaires et nulle part les membranes. Dans l'aprèsmidi, les contractions réapparaissent, amenant avec elles un écoulement.

Mme Henry, craignant le retour de lhémorrhagie fait appliquer un nouveau tampon à 6 heures du soir ; ce tampon est retiré le lendemain 22 à 9 heures du matin. La dilatation permet d'explorer le placenta sur une plus grande surface. À 11 heures, nouvelle hémorrhagie abondante.

Mme Henry se décide à intervenir ; elle perfore le placenta et abaisse les deux pieds jusqu’à lorifice vulvaire. La femme accouche spontanément à À heure 20 d’un fœtus mort pesant 2.400 grammes. Délivrance naturelle.

Suites de couches normales.

Opservarion XII (Maternité). — Placenta prævia partiel. — Hémor- L 0 rhagie grave du travail après rupture spontanée des membranes. — Tampon. -— Femme quérie. — Enfant mort.

La nommée B..., 34 ans, primipare, à terme.

Hémorrhagie peu intense, mais qui dura 3 semaines, pendant le 3e mois. Apportée à la Maternité sur un brancard, le 23 avril 1892 à 2 heures du matin, La veille, les membranes s'étaient spontanément rompués à 6 heures du soir etles premières contractions avaient apparu à 7h. 30.

La femme s'était alors rendue chez une sage-femme de la ville où elle devait faire ses couches. À 10 heures du soir, une hémorrhagie abondante s'étant déclarée, un médecin appelé avait pratiqué sans retard le Lamponnement vaginal et conseillé de conduire la femme à l'hôpital.

A son arrivée, celle-ci ne semble pas trop affaiblie.

On retire le tampon, en partie imbibé. |

Au toucher, on trouve alors un col court, largement ouvert; une grande partie du placenta est décollée et accessible. La tête est élevée. Des contractions énergiques qui surviennent la font s'engager. Vers 7 heures du matin, la portion du placenta qu’on avait sentie à l’arrivée, était en grande partie remontée et presque inaccessible, et l’on arrivait, à droite, sur les membranes. Le sommet appuyait sur l’orifice dilaté comme une paume de main. À 10 heures, la dilatation était complète el à AL h. 10, la femme accouchait spontanément d’un fœtus mort. Délivrance naturelle. Suites de couches normales. |

Onservarion XIII (Clinique de la rue d’Assas). — fnsertion partielle. — Hémorrhagies de la grossesse et du travail. — Femme à terme, état grave. — Deux tamponnements successifs. — Rupture des membranes à dilatation complète. — Version. — Extraction d’un enfant mort. — Mère quérie.

La nommée R..., 28 ans, VI pare a eu ses dernières règles du 4er au

3 décembre 1890. La grossesse évolua normalement jusqu’au 16 avril

1891. Ce jour, la femme était assise à coudre lorsqu'elle fut prise d’une

abondante hémorrhagie ; effrayée par la quantité de sang et de caillots

qu'elle perdait, elle se mit au lit. à Une sage-femme appelée crut à un début de travail et rassura la ma-

lade. Mais aucune douleur ne survint; la perte s'arrêta, et la femme |

se remit à vaquer à ses affaires. Vingt-cinq jours plus tard, le 10 septembre, étant couchée à 1 heure du matin elle se sentit mouillée dans son lit; elle se leva pour uriner et remplit un vase de nuit de sang liquide et de caillots. Cette fois, elle fit venir un médecin, qui lui conseilla d'entrer d'urgence dans un hôpital. On l’amena à la clinique ce même jour, à 4 heures du soir. L’hémorrhagie continuait, l’état général était très grave; facies pâle, lipothymies, extrémités glacées, sueurs

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se froides, pouls rapide et filiforme, respiration courte et oppressée. On craint à tout moment une syncope mortelle : des injections d’éther sont pratiquées. On donne de l'alcool à l'intérieur.

A l'examen, on trouve l’abdomen développé comme celui d’une femme à terme, un enfant vivant, se présentant par le sommet en 0. EL G., tête élevée et mobile. La dilatation égale une pièce de 30 centimes. Les membranes sont intactes, les cotylédons accessibles à gauche, dans une grande étendue. En raison de l'état grave, de Pélévation de la tête, et d’un léger rétrécissement du bassin (p. s. p. — 11), la perforation des membranes est rejetée, et M. Démelin fait un premier famponnement. A 6 heures, la femme est conduite à la salle de travail et le tampon retiré. Dilatation d’une petite paume de main, Nouveau tampon. Cathétérisme. A 7 heures, de fortes contractions utérines nappe et la femme fait des efforts d’expulsion.

A 9 heures, on retire ce 2 tampon ; les bruits du cœur fœtal ne sont plus perçus. La dilatation est complète.

M. Démelin, pour ne pas décoller le placenta, se sert d’un perce membranes pour ouvrir l'œuf, procède à la version pelvienne assez pénible parce que la tête est déjà amorcée, et extrait sans difficulté un enfant mort du poids de 3450. grammes derrière lequél le placenta est immédiatement expulsé.

Le travail avait duré 17 heures 1/2. ; / Suites de couches normales. La femme est sortie en bon état le 19 septembre.

OsservarioN XIV (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion partielle. Fe Hémorrhagies répétées pendant toute la grossesse. — Femme tres anémiée. — Hémorrhagie du travail, — Trois tamponnements successifs. — Rupture des membranes à dilatation de paume de main. — Ballon Champetier. — Version. — Syncope mortelle deux heures après l'extraction d'un fœtus mort-né.

La nommée G..., 36 ans, enceinte pour la 13° fois entre à la clinique de la rue d’Assas le 17 février 1892.

A été réglée il ya 7 mois, mais ses règles, au lieu de finir le 4° jour BOURDIER ’ 20

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comme c'était l'habitude, ont continué presque sans interruption jusqu'au moment de son admission ; le sang était franchement rouge.

Dans les premiers mois de la grossesse, ce suintement n’était pas accompagné de douleurs, mais, depuis 5 mois, la femme éprouve toutes les semaines des douleurs qui persistent 2 ou 3 jours pendant lesquels la perte est plus abondante qu'à l'ordinaire.

A l'examen, on constate que l’utérus est normalement développé, par

rapport à l’âge présumé de la grossesse. L'enfant, vivant, mais ne paraissant pas très volumineux, se présente par l'extrémité céphalique, qu'on sent mobile au-dessus du détroit supérieur. .. Au toucher, le vagin est rempli de caillots, le col court, perméable à ses 2 orifices ; le doigt arrive sur la tête coilfée des membranes qui sont rugueuses, épaisses. En explorant le segment inférieur, on constate qu'il est beaucoup plus épais dans sa moitié postérieure, et, à travers le culde-sac antérieur, en s'aidant du palper, on sent la tête qui ballotte.

La femme est pâle, exsangue: cet état d’anémie s'explique suffisamment par les hémorrhagies répétées dont elle a dû faire les frais.

Pendant son séjour à la clinique, on trouve tous les matins le pansement vulvaire teinté d’un peu de sang ; sous l'influence du seul repos, les pertes ont beaucoup diminué d'intensité.

Malgré le caractère particulier des pertes qu'a eues cette femme, pertes presque quotidiennes, remontant au début de la grossesse, et accompagnées de douleurs, M. le professeur Tarnier, en raison des signes très nets fournis par le toucher, croit qu'il s’agit d'un placenta inséré sur la partie postérieure du segment inférieur, et dont le bord recouvre l’ori-

fice interne.

Dans la nuit du 2 au 3 mars, vers minuit, la malade fut prise d’une hémorrhagie subite que l’on évalue à 500 grammes environ.

On applique immédiatement un premier tampon, et, comme le pouls était rapide et faible, on fait une piqûre d'éther et une injection de sérum artificiel et l’on donne du groog et du champagne frappé.

Le 3 au matin, l’état général est toujours le même ; la femme ayant quelques douleurs expulsives, le tampon est retiré : les bourdonnets que l'on eulève sont absolument étanches. Le col était effacé mais non encore dilaté. On sentait très bien à nu les cotylédons placentaires. À ce moment, l'auscultation était négative.

Un nouveau tampon fut immédiatement appliqué, afin de mettre la malade à l'abri de la moindre perte et de lui permettre de prendre des forces en vue d’une intervention. Ce tampon est retiré à 1 heure 45. La dilatation est de la grandeur d’une pièce de 5 francs.

Troisième tampon, qui demeure en place jusqu’à 5 heures du soir.

La parturiente a des douleurs expulsives très fortes. On retire le tampon et on trouve le col dilaté comme une paume de main, avec des bords très souples. Rupture des membranes et ballon Champetier gonflé avec 500 grammes de liquide. Après 15 minutes de tractions exercées sur le tube, le ballon tombe dans le vagin.

Version ; l’évolution et l’extraction furent faciles. Le placenta sortit en même temps que le tronc du fœtus, qui pesait 1850 grammes et était mort. Pendant 4 heure 1/9, la nouvelle accouchée fut l'objet des soins les plus minutieux : enveloppement dans des linges chauds, groogs, injections sous-Cutanées d’éther et de sérum artificiel, auto-transfusion, etc... |

Rien n’y fit; une syncope mortelle survint à 7 heures du soir.

OservarionN XV (Clinique de la rue d'Assas). — Jnsertion latérale. — Hémorrhagqies de la grossesse et du travail. — Bassin vicié (p. s. p. — 10,2). — Tamponnement. — Rupture des membranes à dilatalion d'une paume de main. — Accouchement spontané à terme. — Enfant vivant. — Mère quérie.

Justine C..…., âgée de 34 ans; arrivée au terme de sa 2e grossesse, entre à la Clinique de la rue d’Assas le 25 février 1899, à 9 heures du soir. Le matin à 6 heures elle a été prise dans son lit, sans cause, sans douleurs, d’une hémorrhagie abondante qui a duré toute la journée et à nécessité son transport à hôpital.

A l'examen, on constate une présentation du moment en 0. [. D. T. la tête est très mobile au-dessus du détroit inférieur, sans tendance à l'engagement. Les bruits du cœur fœtal sont bien frappés.

Le squelette présente des signes peu accentués de rachitisme.

Au toucher, le vagin est rempli de caillots, Pexcavation vide : on at-

teint avec peine, en arrière de la symphyse pubienne, la partie fœtale

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