‹ Insertion vicieuse du placenta et tamponnement vaginalChapitre 46 sur 49 · SES · texte numérisé non relu

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8e > à travers le cul-de-sac antérieur qui présente son sus normale.

Le cul-de-sac postérieur est épais.

Le col est complètement ramolli, court, non dilaté à mais aisément perméable à ses deux orifices ; le doigt arrive sur des membranes rugueuses ; nulle part on ne rencontre des cotylédons.

Le bassin est rétréci dans le sens antéro-postérieur ne le diamètre promonto-sous-pubien mesure 10 cent. 2.

L’hémorrhagie a cessé.

Le 26 février, à 8 heures du matin, la femme éprouve de légères Fe douleurs, et comme elle perda du sang elle est conduite à la salle de” travail où l’on pratique le tamponnement. Se x

Le lendemain matin 27 à 10 heures, l’orifice étant bé plus qu'une pièce de 5 francs, M. le professeur Tarnier rompt les membranes.

Les douleurs se succèdent énergiquement pendant toute la journée, la dilatation devient complète ; la partie fœtale étant lente à descendre dans l’excavation, comme elle demeure en position postérieure, on la réduit artificiellement. À 9 heures 30 du soir, la femme accouche spontanément d’un enfant du sexe Ace pesant 3330 grammes. Le diamètre bipariétal mesure 9 cent. L. — Circulaire serré “oube one deux pinces. a

Le liquide amniotique écoulé après la sortie du ne était fortement ES

teinté de méconium. \:

L'enfant, né en état de mort apparente, fut vite er L La délivrance s’est faite à 10 heures 10 du soir. Le travail avait duré 13 heures 1/2 pendant lesquelles la femme avait perdu 500 grammes ; de sang.

Le placenta pèse 450 grammes : les membranes, complètes, ont été ouvertes sur son bord. Suites de couches normales : 40 jours après la mère et l'enfant quittaient la clinique en bon état.

Osservarion XVI (Clinique de la rue d'Assas). — /nsertion marginale. — Hémorrhagies abondantes au début du travail. — Accouchement spontané d'un enfant macéré, 4 heures après l'application du tampon vaginal. — Mère quérie. |

La parturiente, âgée de 44 ans, arrivée au 8e mois de sa 13 gros-

sesse, est conduite à la clinique de la rue d’Assas, le 16 mai 1893, à = 6h. 50 du matin, par une sage-femme de Ja ville.

La veille au soir, à 9 heures, elle avait eu, sans cause, une abondante hémorrhagie, laquelle s'était bientôt arrêtée spontanément. La femme s'était alors endormie et avait été réveillée par une nouvelle perte à 2 heures du matin, La sage-femme était venue à 4 heures el avait fait le famponnement.

La femme accoucha spontanément, à 7 h. 50 du matin, une heure | après son entrée à la salle de travail, à la fois du tampon, d’un fœtus \ mort et macéré pesant 1420 grammes, du placenta encore relié au fœtus par le cordon, et d’un gros caillot, Gette femme voulut quitter la clinique le 24 mai, malgré le conseil qu’on lui donna de rester encore quelques jours.

= OBSERVATION XVII (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion partielle. = Hémorrhagies pendant la grossesse et le travail. — Tampon. — — Rupture des membranes à 5 francs de dilatation. — Version. — Escbraction d'un fwtus vivant, mais mort peu après. — Délivrance artificielle. — Guérison de la mère.

- La femime, [I pare, au 7° mois de sa grossesse, entre à la clinique de la rue d’Assas, le 24 août 1893.

.. Depuis le 2% juin, date de sa première hémorrhagie: elle a eu, tous les huit jours environ, des pertes légères ; une plus grave est survenue dans la nuit du 23 au 24 août. À son entrée, on entend les bruits du cœur fœtal faibles, comme voilés. Le col est long, perméable à ses deux orifices. Le doigt sent les cotylédons placentaires en avant et à droite, et les membranes en arrière. On applique le tampon. L’hémorrhagie s'arrête ; bientôt apparaissent des contractions utérines douloureuses très intenses, et des efforts d'expulsion tendant à faire sortir le tampon. Celui-ci est retiré. Le col est dilaté comme 5 francs, souple.

La partie fœtale (sommet en 0. I. D.) est élevée.

Rupture des membranes avec le perce-membranes. Version facile. L'enfant nait en état de mort apparente, est ranimé, mais succombe au bout d'un quart d'heure. Délivrance artificielle immédiate.

La femme est sortie en bon état le 4e' septembre.

Ossenvariom X VII (Clinique de la rue d’Assas). — Jnsertion partelle. — Hémorrhagie de la grossesse et du travail. — Deux tampons successifs. — Rupture des membranes à dilatation complète. — Version, extraction. — Fœtus mort peu après sa naissance. — Mère quérie.

La nommée G..., 37 ans, VIIL pare, enceinte de 8 mois, entre à la clinique le 7 juin 1894.

Elle à eu une première hémorrhagie le 13 mai et, à partir de ce moment perdait tous les 8 ou 10 jours pendant 24 à 48 heures.

La puit du 6 au 7 juin, elle a eu une perte très abondante et les premières douleurs ont apparu le 7 à 5 h. 1/2 du soir.

A son arrivée, elle est pâle, anémaée.

Présentation du sommet en 0. [. G. T. tête mobile au-dessus du détroit inférieur. Enfant vivant.

Col long, perméable aux deux orifices. Le doigt ne sent partout qu’une masse molle et spongieuse ; les culs-de sacs sont épaissis et la partie fœtale ne peut être perçue par le toucher.

Comme la femme a perdu beaucoup de sang et qu’elle en perd encore, M. Démelin applique le tampon vaginal ordinaire après avoir placé dans le col une mèche de gaze iodoformée.

Les contractions utérines se réveillent, et l'hémorrhagie cesse.

Le 8 juin, à 5 heures du matin, en présence des efforts expulsifs faits par la parturiente, on envoie prévenir M. Démelin. Celui-ci assiste à l'expulsion des bourdonnets, et trouve l’orifice dilaté comme une paume de main, sent les cotylédons dans la plus grande partie de Paire de la dilatation, mais arrive cependant en arrière sur une petite surface membraneuse à travers laquelle il peut explorer la tête et reconnait la suture sagittale et une main procidente.

La tête est toujours élevée et mobile et l’enfant vivant.

La femme recommenee à perdre. Nouveau tampon, qu'on retire à 10 heures 30 en présence de M. le professeur Tarnier.

Celui-ci introduit sa main droite dans le vagin, trouve un orifice presque complètement dilaté et, ayant rompu les membranes avec le doigt, va dans la cavité utérine à-la recherche des pieds ; mais il rencontre de Ja difficulté pour contourner le tronc du fœtus, très mobile et qui obéit à la main.

Les contractions utérines rendent d' ailleurs cette manœuvre très Le pible et très fatigante.

M. Démelin à son tour introduit la main gauche, rencontre le placenta largement décollé, mais ne retrouve pas lorifice créé par M. Tar-

nier. Il déchire le placenta, puis l'amnios et, tout au fond de l'utérus,

saisit le pied antérieur et l'abaisse. L'arrière-faix descend en même temps que le fœtus, sur le dos duquel il est appliqué.

L'extraction se fait sans trop de difficulté et la femme perd peu de sang.

Le nouveau-né est en état de mort apparente. Son cœur bat lentementet faiblement. Frictions, bains, insufflation de bouche à bouche et

= avec la tube laryngien, tractions de la langue, tout est mis en œuvre.

Avec linsufllation, on obtient quelques inspirations pion et des mouvements des membranes.

Mais le cœur se Han et la mort arrive à 2 heures de l’aprèsmidi.

Cet enfant pesait 2250.

Le travail avait duré 47 h. 50.

La femme sortit le 17 juin en bon état.

Ogsenvariox XIX (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion partielle. — Hémorrhagie du début du travail. — Rupture prématurée spontanée des membranes. — Nouvelle perte. — Tampon. — Application de

. forceps sur le sommet en O. L.G. A. — Enfant mort-né. — Mère quérie. ;

La femme Ch..., 33 ans, VIIT pare, arrivée à la fin du 8° mois de sa grossesse, perd, sans cause, le 27 juillet 189%, du sang en assez grande abondance. Un médecin appelé conseille de mener immédiatement cette

femme à la clinique. À son arrivée, on trouve la tête dans le flanc droit

et le dos en avant. “os Les bruits du cœur fœtal s'entendent au niveau de l’ombilic.

Le col est long et ouvertàses deux orifices, le segment inférieur épaissi

dans sa plus grande étendue, L’écoulement sanguin à diminué, et la :

rupture prématurée spontanée des membranes s’est faite à 10 heures

du soir.

Le 28, à une heure du matin, l’hémorrhagie devient plus abondante, (on recueille 450 grammes de caillots) en même temps qu’apparaissent | À les premiers signes du travail. Mlle Hanicot fait le tamponnement (47 bourdonnets introduits) ; l'hémorrhagie cesse. La femme est pâle, mais le pouls reste bon. À 10 heures du matin, la malade faisant des efforts d'expulsion, M. Bar retire le tampon et trouve une dilatation complète. Le sommet se. présente en 0. [. G. A. et franchit l’orifice utérin en même temps que le bord décollé du placenta.

Application de forceps etextraction d’un enfant mort pesant 2430 grammes, et qui avait succombé pendant le travail. e

Délivrance naturelle et complète 20 minutes après.

La rupture des membranes s’est faite sur le bord même du délivre.

Le travail avait duré 10 heures 30. 1

La femme a présenté pendant quelques jours, une température élevée, dont les injections utérines iodées ont eu vite raison.

Elle est sortie en bon état le A1 avril.

Osservarion XX (Clinique de la rue d’Assas). — Grossesse de 6 mois 1/2. — Insertion marginale. — Présentation de l’épaule. — Hémorrhagie du début du travail. — Rupture prématurée spontanée des membranes. — Nouvelle perte. — Tampon. — Version et extraction d’un

enfant mort. — Femme quérie. :

Jeanne B..., 29 ans, IV pare, enceinte de 7 mois 1/2. Pas d’hémorrhagie pendant la grossesse. Le 31 juillet 1894, à la clinique, la femme perd un peu de sang en même temps qu’elle ressent les premièree douleurs. Il est 2 heures du soir. |

Le 4er août à 1 h. 35 du matin, rupture prématurée spontanée des membranes. Dilatation égale à une pièce de 5 francs. Présentation de l'épaule gauche en A. [. D. :

Mile Hanicot tente la version de Braxton-Hicks; elle introduit la main entière dans le vagin et rencontre une large portion du gâteau placentaire décollée et flottante, recouvrant presque tout l'orifice d’un col épais, résistant, non dilatable. La présentation est trop élevée pour permettre d'atteindre aucune partie fœtale. Comme pendant ces manœuvres il s’est écoulé du sang, Mile Hanicot applique un tampon. A l’arrivée de M. Dé-

PRE RS Eee

melin, 3 h. 30 du matin, la dilatation est complète ; il pratique la ver-

sion. L'enfant, mort né du poids de 4,920 grammes, avait succombé au cours du travail. Délivrance artificielle immédiate.

Du bord placentaire part un vaisseau aberrant coupé net à # centimètres de ce bord. Le cotylédon auquel il se rendait, resté dans l’utérus, en sort, comme on l’espérait, avec le liquide de l'injection utérine pratiquée séance tenante.

La femme est sortie le 10 août en bon état.

Ossenvarrox XXI (Clinique de la rue d'Assas). — /nsertion centrale. —

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Hémorrhagies répétées au début du travail. — Trois tamponnements successifs dont deux en ville. — Femme très anémiée. — Perforation du placenta. — Version et extraction d'un fœtus mort. — Mère quérie. :

- Femme L.., 31 ans, [V pare. Age de la grossesse impossible à évaluer

d'après la dernière apparition des règles, celles-ci étant inconstantes et

irrégulières.

= Première hémorrhagie le 23 août à 1 heure de l’après-midi, peu abon-

dante. | |

Deuxième hémorrhagie, le 24 à 6 heures du matin, très abondante : une sage-femme fut appelée, puis un médecin qui pratiqua le éamponnement. ; pe

Quelques douleurs apparaissent ; le tampon est expulsé 12 heures après son application. Puis douleurs et hémorrhagies cessent.

Le 27, à midi, troisième hémorrhagie:; deuxième tampon appliqué par le médecin dans l'après-midi. Plusieurs syncopes dans la soirée et la nuit suivante.

La perte a cessé. La femme est amenée à la Clinique le 28 à 5 heures du matin. Présentation du siège complet. Etat général alarmant. Pouls

__ faible. Facies très pâle. Le tampon est enlevé. Le col est encore long,

perméable à ses deux orifices. Partout on sent les cotylédons placentai- res etaussi loin et aussi profondément que le doigt peut pénétrer, il ne rencontre ni membranes ni partie fœtale. Nouvelle hémorrhagie dans la journée; M. Démelin pratique le tamponnement (le 3°) en ayant soin,

pour exciter les contractions utérines, de placer, deux bourdonnets au-

BOURDIER z 21

Sue

dessus de l’orifice interne. Champagne. Groogs. Etat général un peu amélioré. | 2 ;

Plus de perte. À 6 heures du soir. auscultation négative. Le 29, à 10 heures du matin, le tampon est enlevé. Le col laisse passer les doigts. M. Démelin traverse le placenta avec un perforateur et agrandit l’ouverture avec le doigt. Ecoulement de liquide ammiotique en léger excès.

Abaissement d’un pied, extraction facile pendant laquelle la femme m'a pas perdu. Enfant mort né pesant 2.685 gammes.

Délivrance artificielle.

Mère sortie en bonne état.

Ogservarion XXII (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion partielle.

— Hémorrhagies avant le début du travail. — Tampon. — Rupture artificielle des membranes. — Hémorrhagie du travail et de la délicrance. — Extraction manuelle du placenta. — Enfant mort. — Mère quérie.

Primipare. Jusqu'à la fin du 8° mois, grosse normale.

Le 16 janvier, vers 8 heures du matin, la femme se réveille et se sent mouillée. Elle aurait perdu, sans avoir ressenti aucune douleur et sans cause appréciable, une quantité de sang suffisante pour traverser un drap plié en quatre.

L'hémorrhagie, faite de sang hquide et de aller s'arrêta d’ ellemême pour se reproduire dans les mêmes conditions le vendredi 18 dans la nuit.

Le même jour, après-midi, nouvelle perte pour fquellé la malade. vient à la consultation de la clinique, à 4 heures. L’enfant se présente par le sommet en O.1.G.A., vivant, la tête élevée bien que le bassin soit normal. PR |

L'état général est bon, le pouls plein, le faciès coloré, la température normale.

La perte s'arrête encore spontanément. Au toucher, on trouve le col long, perméable, la tête recouverte des membranes dans la partie droite du segment inférieur, des caillots occupant la partie gauche et situés entre l’œuf et la paroi utérine. à |

Le 2) pr ne

La malade accuse quelques douleurs dans les reins. Injections chaudes.

On prépare un tampon et l’on surveille la femme.

Dans la nuit du 18 au 19, nouvelle perte. En raison de l’élévation de la tête, de la faible dilatation du col et de la résistance des tissus (la femme est une primipare), on applique le tampon vaginal.

L'hémostase est complète. On à pu recueillir et peser 320 grammes de caillots provenant de cette hémorrhagie. La femme est en bon état, le pouls bien frappé, un peu rapide, l'utérus dur et tendu.

Le 20 janvier au matin, la malade est examinée par M. le professeur Tarnier : le tampon est retiré. La dilatation est large comme une pièce de 2 francs avec un cotylédon placentaire décollé en avant.

Les battements du cœur fœtal sont bons.

M. Tarnier rompt les membranes et: annonce qu’il déchire un peu du bord du placenta. Le liquide amniotique s’écoule teinté de sang. Le fond de l'utérus s’abaisse un peu. À 11h. 45 du matin, les bruits du cœur fætal cessent d’être entendus. La femme perd un peu de sang. La dilatation est complète à 4 h. 45 de l'après-midi. A ce moment, nouvelle perte (300 grammes de sang pesé), mais bientôt le sommet s’engage et descend, et, à 2 h. 40, il se présente à la vulve en occipito-sacrée. M. Moreau, moniteur de garde, termine l’accouchement par une application de forceps.

Le périnée est intact. L'enfant est mort. C’est une fille de 2.670 gr. Comme il s'écoule encore du sang, Mile Hanicot fait la délivrance artificielle à 2 h. 15. Le placenta était encore adhérent dans une large étendue, sur la paroi antérieure du segment inférieur. [l pèse 430 grammes ; il est mince et d’une largeur insolite, avec, au centre, des cotylédons atrophiés. Le bord qui répondait au cel est noirâtre congestionné et déchiré par le doigt qui a rompu les membranes. La femme est pâle mais son état n'inspire pas d'inquiétudes sérieuses. Les suites de couches ont été normales.

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Osservarion XXII (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion latérale.

— Hémorrhagies répétées de la grossesse à partir du 4° mois. —

Avortement de la fin du Ge mois. — Hémorrhagies du travail. —

Tampon qui assure et accélère l& marche du travail. — Rupture ar-

tificielle des membranes à dilatation presque complète. — Extraction

d'un fœtus mort-né. — Mère quérie.

Femme M.., 37 ans, II pare, a eu ses dernières règles du 22 au 26 juillet 189%. RS

Le 30 novembre (elle était alors à la fin du 4° mois de sa grossesse), à 8 heures du soir, première hémorrhagie, abondante. La femme dormait et ce n’est qu’en se sentant mouillée qu'elle s’est aperçue de sa

perte, laquelle s’est, d'ailleurs, arrêtée spontanément.

Le 40 janvier 1895, à 10 heures du soir, nouvelle hémorrhagie dans les mêmes conditions, se continuant jusqu’au lendemain matin 10 heures. Si

Le 21 janvier, à 7 heures du soir, la femme était couchée et commençait à s'endormir, lorsque survint une troisième hémorrbagie qui s'arrêta à minuit. ne

Le 22, à 5 heures du soir, nouvelle perte abondante qui décide la femme à se présenter à la clinique. |

Femme päle, anémiée, l'abdomen développé comme à 6 mois de grossesse, présentation du siège complet. Auscultation négative. Col long, perméable ; Le doigt arrive sur des membranes rugueuses et épaisses. Segment inférieur épais. Le soir même de son entrée, à 9 heures, perte légère. |

Le lendemain 23, à 3 heures de l’après-midi, apparition des premières douléurs ; hémorrhagie à 6 h. 1/2 et à 7 h. 1/4. Mlle Jeunemaître, sage-femme de garde, applique le tampon vaginal. La malade ne perd plus ; les contractions utérines déviennent subintrantes.

Le 24 au matin, M. Démelin retire le tampon et trouve une dilatation égale à une large paume de main. Il pratique la rupture artificielle des membranes à 9 heures et, ayant saisi un pied, extrait un fœtus mort pesant 1570 grammes. Délivrance artificielle immédiate. |

La femme sort en bon état le 2 février, après des suites de couches physiologiques. ne 5

rires

Ogservarron XXIV (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion marginale. — Hémorrhagies au 8° mois. — Hémorrhagie du travail. — Tampon. — Dilatation achevée par ballon Champetier. — Sommet non-enqagé. — Version impossible. — Enfant mort. — Basiotripsie. — Bassin normal. — Mère quérie.

Joséphine B..., 28 ans, primipare, entre à la clinique le 16 mars 1895 à 6 heures 45 du matin. Dernières règles du 48 au 22 juin 1894. La femme raconte que, le 8 mars, au milieu de la nuit, pendant son sommeil et sans cause apparente, elle a eu une perte de sang abondante.

Le 16 au matin, nouvelle perte, cette fois très intense : à son réveil, et sans avoir ressenti de douleurs, elle s’est sentie mouillée, et, effrayée de se voir baignée de sang, s’est fait transporter d'urgence à la clinique. L'examen obstétrical pratiqué à son arrivée, à 6 heures 45 du matin, permet de constater que le volume de l’abdomen répond à celui d’une femme approchant du terme de sa grossesse, et labsence de présentation. |

Le maximum des bruits du cœur fœtal est à droite et à un travers de

doigt au-dessus de l’ombilic. Au toucher, on trouve le col long, fermé

à l’orifice interne, le segment inférieur épais partout, sans partie fœtale appréciable. A sa visite, à 9 heures, M. le professeur Tarnier trouve les choses dans le même état, la femme perdant un peu. L’hémorrhagie, d'intensité moyenne, continue en même temps que les contractions utérines, qui ont apparu à 7 heures, se succèdent de 5 en 5 minutes environ.

De 10 heures du matin à 1 heure 1/2 de l'après-midi, on put recueillir et peser 530 grammes de caillots. À 1 heure 40, M. Démelin procède à l'application du tampon ; 25 bourdonnets sont introduits dans le vagin. L'hémorrhagie cesse. L’auscultation fait constater, vers 2 heures, le ralentissement et l’irrégularité des battements du cœur fœtal.

À 5 heures on cesse de les percevoir. À 6 heures, M. Démelin retire le tampon, demeuré étanche. Il trouve une dilatation de cinq francs. T1 place alors, après avoir rompu les membranes à l’aide du force-membranes, un ballon Champetier dans lequel 500 centimètres cubes environ de liquide sont injectés.

De légères tractions exercées sur le tube de ce ballon, de facon à imiter la pression de la poche des eaux absente, achèvent de compléter la dilatation (7 h. 15). On constate alors une présentation du sommet non engagé, avec procidence d’un pied. M. Démelin introduit la main droite dans Putérus et essaye de pratiquer la version, en vain, car il est très gêné par la rétraction du muscle utérin. La femme, à ce moment, perdant de nouveau, et le fœtus ayant succombé, M. Démelin a recours à la basiotripsie. L'opération fut rapide et l’extraction facile.

L'enfant, une fille, pesait 2950 grammes sans la matière cérébrale écoulée. Délivrance artificielle immédiate. Poids du placenta 400 or. Tout était terminé à 7 heures 95. Le travail avait duré 12 heures 1/2.

Suites de couches normales. Femme sortie le 25 mars en bon état.

Onservarion XX V (n° 1 du mémoire de M. Démelin) (Résumée) Hôpi-

tal de la Pitié: service de M. Mavyorrer. — Jnsertion centrale. — Hémorrhagies répétées de la grossesse. -— Femme arrivée exsanquë. — Hémorrhagqie dn travail. — Tampon. — Rupture artificielle des

membranes à dilatation complète, après décollement placentarre. — Syncope a vacuo. — Extraction et délivrance artificrelle rapide. — Mort de la mère et de l'enfant.

La nommée $., äâgée de 33 ans, enceinte pour la 6° fois, et arrivée au terme de huit mois environ, est entrée le 21 octobre 1887, à 2 h. 1/2 du matin, à la Maternité de la Pitié. Au milieu de septembre, elle avait été prise brusquement et sans douleur d’une hémorrhagie. Un mois après était survenue une nouvelle perte qui dura huit jours. Une troisième hémorrhagie se montra le 29 octobre, une quatrième le 30 et une cinquième dans la nuit du 31 pour laquelle la femme se décide enfin à demander du secours.

C'est dans ces conditions, très affaiblie, exposée à de fréquentes syncopes, qu'elle fut conduite à l’hôpital. Son état général était grave : décolorée et refroidie, avec un pouls à peine perceptible.

L'examen obstétrical montra un utérus volumineux et une augmentation notable dans la quantité du liquide amniotique.

Le fœtus, dont en n’entendait plus les battements cardiaques, était

très mobile, la tête dans une des fosses iliaques. [l y avait des contrac-

Ge à

tions utérines, et le travail était commencé. Par le toucher, on trouvait le col effacé, dilaté comme une pièce de 1 franc ; dans lorifice, le doigt sentait des cotylédons placentaires le recouvrant de toutes parts. Une nouvelle hémorrhagie se produisit pendant qu'on pratiquait cet examen ; on larrêta par le £amponnement : il était alors 3 heures du matin. À 10 heures, M. Maygrier retire le tampon : la dilatation était de la grandeur d’une pièce de 5 francs. Une hémorrhagie survient dans la soirée, qui oblige à refaire le famponnement. La nuit se passa sans incidents.

L'état général se releva. Le 42 novembre à la visite, à 40 heures, M. Maygrier enlève le second tampon, trouve le col complètement dilaté, et décide de faire la version. La partie fœtale est élevée. On donne du chloroforme à la patiente,

En introduisant la main dans le col, M. Maygrier trouve du tissu placentaire partout et, pour atteindre le bord du délivre, est obligé de décoller celui-ci dans une étendue de 3 centimètres environ.

Arrivé aux membranes, 1l les déchire, wn flot de liquide s'échappe ; à ce moment précis, la femme est prise de syncope ; le pouls et-la respiration s'arrêtent : l’opérateur sent sous ses doigts l’utérus devenir flasque: I extrait au plus vite l'enfant mort et Parrière-faix pendant que l’on inverse le corps de la femme et qu'on pratique la respiration artificielle. .

Mais tous les efforts pour la rappeler à la vie furent inutiles.

A l’autopsie, on trouva les organes exsanguës, l’utérus mou et tout autour du col dilaté une large surface tomenteuse et violacée qui était le lieu d'insertion du placenta. ê

BSERVATION XX VI (n° XI du mémoire de M. Démezin). (Résumée). —

Hôpital de la Pitié. — Service de M. Maxérier. — /nsertion centrale, — Hémorrhagies de la grossesse. — Femme très anémiée, — Tampon.

— Perforation du placenta à dilatation d'une paume de main. — Syn-

cope. — Application du forceps. — Délivrance artificielle. — Enfant

mort. — Mère quérie.

La nommée V..., 34 ans, V pare, enceimte de 7 mois, entre à la Pitié le A1 avril 1894, dans la soirée.

à LE TE 5è * :

ele nn ve RE Es ES hi HS $ y < k RE PAR INC nue a a Ex DA À l Fe En RN eg POS br Aix pe VE a : # 4 LS, ë © Ni x Es Il y a dix semaines elle a été prise subitement, la nuit, pendant son > sommeil, d’une abondante métrorrhagie qui a duré 2 heures et s’est ar- LE rètée spontanément sous l'influence du repos. Le 44 avril au matin,

nouvelle perte plus abondante encore que la première. La malade se

présente dans un état de faiblesse extrême avec des vertiges, de la cé-

phalée et une grande tendance à la syncope.

Bruits du cœur fœtal perçus à gauche.

Col encore long, mais entr’ouvert. Segment inférieur épaissi donnant

— au toucher la sensation d’une éponge et à travers lequel on peut sentir £ une partie fœtale très mobile. T'amponnement vaginal.

2 Le lendemain matin à 11 heures, abolition complète des bruits du

cœur.

M. Maygrier enlève le tampon et trouve le col dilaté comme une

J paume de main, et une tumeur mollasse et irrégulière occupant tout

= l’orifice. Il perfore ce placenta à brusquement une grande quantité de liquide amniotique.

A ce moment, accès syncopal. À midi 1/2, la dilatation est complète et le sommet s'engage. Les contractions utérines étant impuissantes à poursuivre l'expulsion, M. Maygrier fait une application de forceps et extrait un enfant mort.

l'aide d’un perce-membrane. Il s ’écoule

’ … Délivrance artificielle. LES ENS La femme rétablie quitte l hôpital le 1 mai, en bonne santé.

Osservarion XX VII (n° VIII du os de M. Démeux rapportée par

M. Bun). — Jnsertion centrale. — Hémorrhagie du travail. e. Tampon. — Perforation du placeuta. — Délivrance artifi icielle. — Enfant mort. — Mère quérie. RE

Eu 1878, j'ai été appelé par le D' Dumontporcelet pour voiravec lui la dame B..., qui se trouvait dans un état très grave. Elle était en tra= vail et avait perdu une quantité considérable de sang. En l’examinant, mon confrère avait trouvé, au toucher, l’orifice recouvert par le placenta et, en présence de l’hémorrhagie inquiétante, il avait en toute hâte fait s = un famponnement vaginal aussi serré que possible. ER | Quand je vis Mme B.. ., les contractions utérines se suceédaient loutes les cinq minutes, le tampon n’était pas imbibé de sang et la

HS TOUS

femme ne faisait aucun effort. Au palper, on constate que l'enfant se présente par le sommet,

= A l’auscultation, on n’entendait aucun bruit du cœur fœtal. Dans ces conditions, 1l n’y avait qu’à attendre et nous primes rendez-vous pour cinq heures plus tard vers la fin de la journée.

Il y avait alors persistance des douleurs et efforts d'expulsion. Le tampon fut enlevé : la dilatation était complète. Je cherchai à pénétrer dans la cavité utérine. Pour cela, Je m’efforçai en allant aussi loin que possible, en avant, en arrière et sur les côtés, à trouver les membranes, je n'y parvins pas, je perforai alors le placenta avec l'index.

L’amnios était déchiré, le liquide s’écoula ; mais quand je voulu faire pénétrer le médius à côté du premier doigt, je fus arrêté par un gros vaisseau qui s'était placé dans le sillon des deux doigts, empêchant la main d'entrer plus profondément. Je dus retirer le médius et le glisser immédiatement le long de l'index ; je pénétrai de la sorte dans la cavité de l'œuf, saisis les pieds, fis la version et l'extraction. Le placenta suivit immédiatement le fœtus. En l’examinant, on vit qu’on avait traversé le centre de l’organe. Enfant mort-né. Guérison de la mère.

Ossenvarrox XX VII (no XL, du mémoire de M. Démern. Résumée).

Hôpital de la Charité. — Service de M. Bunin. — fnsertion centrale.

— Hémorrhagies répétées. — Tampon. — Perforation du placenta à

dilatation complète. — Extraction. — Enfant mort. — Mère quérie.

La nommée X..., 32 ans, enceinte pour la 4° fois, à 6 mois 1/2 de grossesse, entre à la maternité de la Charité, le 2 avril 1892 à minuit.

La grossesse a été normale jusque vers les premiers jours de mai, époque à laquelle la femme fit une chute. Deux heures après légère hémorrhägie. sd

Depuis, elle a eu de petites pertes quotidiennes.

Le 29 mars, au matin, se rendant à son travail, elle s’est sentie mouillée dans la rue et s’est aperçue qu’elle perdait du sang par les taches qu’elle laissait sur son chemin. L’écoulement dura 1/2 heure,

assez copieux. Une sage-femme appelée dit que la malade accoucherait vers 4 heures de l’après-midi, et voyant que celle-ci ne perdait plus,

s’en alla. Rassurée, la femme ne garda pas le lit ; le lendemain 30, elle BOURDIER \ 92

s'est levée comme à l'habitude et a perdu de nouveau du sang en abondance. Le 31 au matin, perte d’une durée d’une heure. La femme resta encore debout et le soir même, vers 5 heures, survint un nouvel écoulement en quantité suffisante pour remplir à moitié un vase de nuit. Le 4% avril au matin, nouvelle perte: la femme se met au lit pour se lever Paprès-midi quand celle-ci a cessé. Au bout d’une heure, le sang coule de nouveau. Le 2 au matin, la femme veut se lever encore, mais à peine a-t-elle posé le pied à terre qu’elle est prise d’une hémorrhagie considérable. Elle se décide à entrer à l'hôpital.

À son arrivée, elle est dans un état d’anémie profonde, le teint pâle, les lèvres décolorées, le pouls filiforme.

On constate que l'utérus remonte à 3 doigts au-dessus de l’ombilic, le fœtus étantiplacé transversalement en présentation de l'épaule, tête dans la fosse iliaque droite et dos en arrière. Les bruits du cœur sont irréguliers. Au toucher, le vagin est rempli de caillots, l'excavation vide, le col long et perméable à ses deux orifices. Le doigt ne sent que des cotylédons placentaires. À

Aussitôt les caillots sortis, la perte, alors peu intense, augmente et la femme perd en quelques instants 500 grammes de sang.

M. Budin, prévenu, conseille d’avoir recours au tampon.

Celui-ci est pratiqué à 1 heure du matin le 3 avril, après que le siège a été ramené en bas par manœuvres externes. Menaces de syncope. Injections d’éther. On prépare un second tampon pour le cas où son application deviendrait nécessaire mais celui qui est en place se maintient sec.

À 4 heures, le pouls est redevenu bon, l’état général s’est amélioré, les douleurs sont devenues plus fréquentes, mais les battements du cœur fætal ont cessé.

À 6 heures, M. Budin retire le tampon ; il trouve une dilatation presque complète et ne sent partout que des cotylédons. A l’aide du perce-membranes, il perfore le placenta ; il introduit l'index gauche dans l’ouverture pratiquée à l’œuf et sent le cordon immédiatement à côté de la perforation : avec ses doigts, il agrandit peu à peu la déchirure en la dirigeant de façon à éviter cet organe. Le liquide amniotique s'écoule brunâtre ; l’opérateur saisit un pied et fait facilement l’extrac-

tion. Le fœtus naît coiffé de son placenta. Il pèse 1450 grammes et est mort. Les membranes sont complètes ; l'insertion du cordon est cen-

trale comme la perforation.

La femme ne perdit plus après sa délivrance, Les suites de couches furent normales, Elle quitta l'hôpital huit jours après.

Osservarion XXIX (Clinique de la rue d’Assas). — Insertion latérale. — Ruplure spontanée des membranes à dilatation complète. — Grossesse el accouchement naturel à terme sans hémorrhagie. — Guérison

de la mère. — Enfant vivant.

Rose A... âgée de 34 ans, à terme. Sa grossesse a été normale. Elle à éprouvé les premières douleurs le 24 septembre à 5 heures du soir. À dix heures, elle était admise à la clinique avec un travail franchement déclaré et une présentation du sommet en @.[.G-A. peu enga-

__ gée. Toute la nuit, les contractions utérines se sont succédées, de plus

en plus rapprochées et énergiques. Le 25, à 8 heures du matin, la ditatation était égale à une pièce de 5 francs : les bords de l’orifice dirigé en arrière sont souples, les membranes intactes et très rugqueuses, et, comme un mince filet de sang coule des organes génitaux, on songe à une insertion vicieuse du placenta. Le cul-de-sac antérieur présente son épaisseur et sa souplesse normales, le postérieur est épaissi et mollasse.

. A9 h. 1/2, la dilatation est de la grandeur d’une paume de main : on sent alors que les membranes sont surtout très rugueuses en arrière. d

A 10 h. 15, on ne sent plus la lèvre postérieure du col.

A A1 heures, la dilatation est complète et les membranes se rompent

spontanément : la partie fœtale descend dans l’excavation coiffée pour

ainsi dire par la partie antérieure du segment inférieur.

Les contractions utérines se succèdent très énergiques, la tête descend sur le périnée ; on favorise la rotation lente à se faire et l’accouchement se termine à 11 h. 25.

Le travail avait duré 18 h. 30.

L'enfant crie aussitôt: c’est un garçon bien conformé qui pèse 3270 grammes.

ïe

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