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eut 145, soit 1/323; à la Clinique d’accouchements, pendant une même période, sur 23,500 accouchements, 110 cas, soit 1/213 (Thèse d’agrégation de M. Auvarp, 1886).
Depaul, sur 17,230 accouchements de 1852 à 1874, eut 71 cas, soit 1/242.
Sur un total de 40,900 accouchements recueillis pendant ces dernières années par M. Démelin à la clinique de la rue d’'Assas, aux maternités de la Pitié, de la Charité et de Lariboisière, il compta 305 cas d'insertion vicieuse, soit 1/134.
Depuis le 1° novembre 1888 jusqu’au 15 février 1895, sur un total de près de 7,000 accouchements, nous avons trouvé 50 fois notée l'insertion vicieuse, soit 1/140.
Il ressort, de plus, de toutes les statistiques, que les multipares y sont plus exposées que les primipares. Depaul trouve 16,6 0/0 de primipares, c’est-à-dire une primipare et multipares sur 6 femmes.
Mais, pour attribuer à ce chiffre sa valeur réelle au point de vue de la fréquence relative de l'insertion vicieuse chez les unes et les autres, il faudrait aussi connaître la proportion exacte qui existe entre elles d’une façon générale.
Au point de vue de l’âge où se rencontre le plus grand nombre d’insertions anormales, d’après les statistiques de King et de Somer, c’est surtout de 25 à 40 ans qu’elles sont le plus fréquentes. Si l’on veut bien observer que la plupart des femmes fécondes ont eu déjà avant l’âge de 25 ans, une ou plusieurs grossesses, on voit que cette période de 15 années répond donc surtout à des multipares, ce qui vient confirmer ce que nous venons de dire au sujet de la plus grande fréquence de cette complication chez ces dernières.
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Variétés. — L'insertion, on le conçoit, sera plus ou moins complète suivant que la circonférence du placenta se rapprochera plus ou moins de l’orifice interne. Laissant de côté l'insertion intra-cervicale (l’œuf étant implanté dans la cavité même du col) qui est d’une exceptionnelle rareté, on admet quatre variétés :
1° Centrale, on complète quand le centre du placenta, obturant l’orifice en totalité, correspond au centre de ce- Jui-ci.
2 Partielle, quand un point quelconque, intermédiaire entre le centre et le bord, correspond à l’orifice.
3 Marginale, quand le placenta est greffé près de la circonférence de l’orifice et que son bord l’affleure.
4° Latérale, quand ce bord en est distant, sans s’en éloigner de plus de 8 centimètres. M. Démelin fait remarquer que, pendant la grossesse, le diagnostic d'insertion vicieuse une fois fait, on ne peut chercher que deux choses : si le placenta recouvre l’orifice interne ou s’il l’avoisine seulement, c’est-à-dire s’il est central (central proprement ditou
partiel), ou s’il est latéral (marginal ou latéral proprement
dit); que, pendant le travail, les variétés classiques reprennent leurs droits, mais alors seulement que le col est assez dilaté ou dilatable pour permettre l’extraction. Il est facile de comprendre, en effet, combien doit être délicate, jusqu’à cetinstant, la distinction de ces variétés entre elles : quand on pratique le toucher au début du travail, et à plus forte raison pendant la grossesse, si le canal cervical ne laisse passer qu’un doigt, on pourrait penser à une insertion totale, centre pour centre, parce que le doigt explorateur ne trouve que du tissu placentaire. Un examen pratiqué plus
se — 13 — tard à dilatation complète, montre que le bord placentaire est accessible et qu’il s’agit d’une insertion incomplète. Cest ainsi encore qu'une insertion dite partielle pendant la grossesse peut se montrer marginale ou même latérale pendant le travail. ù Il est donc de toute nécessité pour établir le diagnostic de la variété, d'attendre que la dilatation soit suffisante. FRÉQUENGE DES VARIÉTÉS. — Sur 186 cas d'insertion vicieuse, Lomer l’a trouvée 25 fois complète (variétés totale ou partielle) et 111 fois latérale (variétés latérale ou marginale); King, sur 219 cas, eut 81 partielles et 138 incomplètes ; Depaul, sur les 71 cas qu'il cite, compte 25 centrales. ST | " Sur les 305 cas mentionnés par M. Démelin, il y eut 20 fois insertion totale, c’est-à-dire 1 pour 15 insertions vicieuses ou 1 pour 2045 accouchements. A l'étude de cette dernière variété, M. Démelin (1) a consacré une récente monographie. | M. Pinard, sans nier son existence, avoue qu’il ne l’a
pas rencontrée une seule fois sur 15.000 accouchements.
M. Bar ne l’a non plus jamais observée sur 4100 accouchements. réa
(4) L. DEMELIN, De l'insertion vicieuse du placenta dite complète (insertion totale). Annales de gyn. et d’obst., 1893.
Le placenta prævia total, (mémoire sous presse).