Assemblée générale des évêques des 24 et 25 juillet
l’institut catholique de paris
Lorsque les évêques se réunirent, en juillet 1877, Mgr Richard leur rendit compte des résultats de ses démarches près de la Congrégation des Études, devant laquelle il avait fait valoir les mêmes difficultés que le cardinal Guibert, et de plus, celles qui naîtraient de la coexistence d’une Faculté libre de théologie en face de la Faculté officielle de la Sorbonne.
Sans méconnaître ces difficultés, la Congrégation avait répondu en maintenant son point de vue de la nécessité d’une Faculté de théologie, et en invitant de nouveau les évêques à travailler à les vaincre (1).
Tous les évêques fondateurs étaient bien d’accord pour reconnaître combien il était désirable d’obtenirpour leur Université l’institution canonique. Mais la situation de plus en plus sombre des affaires publiques et l’orientation toujours plus hostile du gouvernement contre la religion les rendaient très perplexes sur l’opportunité de cette mesure.
Ils craignaient que l’institution canonique, prématurément sollicitée, n’éveillât les susceptibilités du pouvoir et n’entraînât quelque restriction, peut-être même la suppression des droits récemment conquis. Cependant ne pouvant nier que les dispositions de Rome en rendaient la demande inévitable, ils se décidèrent à la préparer.
La commission exécutive étudia donc un projet d’École de théologie et un projet de statuts généraux de l’Université; puis, dans le courant du mois de juin 1878, le cardinal Guibert déposa entre les mains de Sa Sainteté la demande d’institution et remit à la Sacrée Congrégation des Études tout le dossier de l’affaire.
Dans les premiers jours de juillet, son Coadjuteur,