‹ Institut catholique de ParisChapitre 32 sur 106 · Assemblée générale des évêques des 1er et 2 avril · texte numérisé non relu

Assemblée générale des évêques des 1er et 2 avril

ne se préoccupant pas de l’enseignement théologique et n’en reconnaissant pas les sanctions.

La Faculté de droit fut aussi conservée. Dans le Conseil d’administration, M. Depeyre en avait fait triompher le maintien, tout en acceptant la suppression de la préparation au doctorat. Dans l’assemblée des évêques, Mgr l’archevêque de Larisse, allant plus loin, s’opposa nettement à la suppression de cette préparation. Il fit valoir que la préparation au doctorat avait été, jusque-là, l’honneur de la Faculté, l’honneur des professeurs, qui y trouvaient l’occasion de donner un enseignement élevé, scientifique et chrétien, et l’honneur des étudiants qui, dans des rapports plus intimes avec leurs maîtres, sentaient se resserrer plus étroitement les liens qui les rattachaient à l'Université catholique (1). En conséquence, la préparation au doctorat fut maintenue, avec douze chaires magistrales, qui ne tardèrent pas à s’augmenter de deux autres chaires et de deux maîtrises de conférences (2).

L’État ayant rendu les inscriptions gratuites, la gratuité s’imposait aussi dans les Facultés libres, sous peine de les placer dans un état d’infériorité. Elle fut donc adoptée, malgré le préjudice matériel qui en devait résulter pour l’Institut.

Si la Faculté de droit échappait à la suppression, les lettres et les sciences allaient payer la rançon de l’Institut et subir de cruelles réductions. Lorsque les fondateurs avaient créé simultanément, dès le début, trois Facultés légales, ils l’avaient fait surtout afin de pouvoir bénéficier devant l’opinion du titre d ’ Université, titre qui ne s’accordait qu’à un groupe de trois Facultés réunies.

En acceptant une aussi lourde charge, ils avaient cru

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