Ibid
l’institut catholique le paris
séminaires de prendre le grade de bachelier et les initierait à l’étnde de la philosophie thomiste.
Ils firent de nouveau représenter à la Congrégation par Son Eminence le cardinal Richard, qui se rendait encore à Rome au printemps de 1889, que les statuts généraux de l’Ecole de théologie comprenaient un ensemble dont la réalisation ne pouvait être que successive ; que la Faculté de philosophie était à peine ébauchée, que l’établissement du baccalauréat en marquait le premier degré, que la création d’une chaire de philosophie était un acheminement vers le second degré, ou la licence; que le troisième degré, ou doctorat, viendrait plus tard ; et qu’un jour, qui n’était pas éloigné, l’École comprendrait, suivant les désirs de Rome, une Faculté de philosophie, une de théologie et une de droit canonique.
Cette fois, les objections tombèrent d’elles-mêmes et l’institution canonique fut concédée.
L’érection de l’École en Faculté eut lieu sans modification appréciable des statuts. Le décret, préparé en assemblée générale de la Congrégation des Évêques et Réguliers, le 30 septembre 1889, fut sanctionné par le Saint-Père le 15 octobre et suivi, le 18 décembre, d’un bref pontifical. C’est la forme la plus solennelle que puisse revêtir une approbation de ce genre.
Cette résurrection d’une Faculté catholique de théologie à Paris était l’inauguration d’une ère nouvelle. « Ce que le clergé de France désirait depuis longtemps, ce que les pouvoirs publics, à différentes époques et sous les régimes les plus divers, avaient essayé d’obtenir, une renaissance de l’ancienne Sorbonne, rajeunie et vivifiée au souffle du pur esprit catholique, voilà ce que désormais on pourra trouver à Paris, pourvu qu’on vienne le chercher dans cette enceinte (1). »