Assemblée générale des évêques, 13 novembre
l’institut catholique de paris
donnant au grade de docteur ès sciences juridiques une plus haute valeur que dans le passé.
En fait, le décret concédait à ceux qui auraient obtenu l’un des deux doctorats de très grandes facilités pour acquérir l’autre, et il reconnaissait le même nom et les mêmes droits à deux grades de même nature, obtenus dans des conditions bien différentes.
La Faculté libre avait suivi avec la plus AÛve attention la préparation de ce décret.
Sur sa demande, le recteur de l’Institut, le doyen, M. Merveilleux du Yignaux, et M. Alix, avaient fait des démarches près de M. Bufnoir, membre du Conseil supérieur de l’Instruction publique et rapporteur du projet, et ils avaient obtenu que, dans le décret, il y eût une mention spéciale autorisant les étudiants des Facultés libres à présenter au jury d’examen les notes obtenues par eux, au cours de l’année, dans les compositions écrites et dans les interrogations disciplinaires (1).
Dans le grand débat ouvert à cette occasion devant l’opinion publique sur le vrai but de l’instruction, la Faculté ne cessa de formuler des Ames aussi nettes qu’indépendantes. Elle estima toujours que la première fin de l’enseignement est de développer l’intelligence, et non d’entasser dans la mémoire des élèves une multitude de connaissances de détail et qu’il est plus utile de fortifier l’énergie native de l’esprit, dont le caractère d’universalité lui permet de résoudre au moment voulu les difficultés qu’il rencontre sur son chemin, que de la disperser sur des programmes d’une compréhension démesurée, qui prétendent prévenir les difficultés ou les résoudre d’avance»