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Chapitre vi, page

l’institut catholique de paris

ment professionnel que l’on pouvait, pour le moment du moins, considérer comme avantageux. L’État, en effet, renonçait aussi, dans le môme temps, aux cours d’apparat qui avaient si longtemps charmé, dans les amphithéâtres de la Sorbonne, la foule désœuvrée, etil y substituait des conférences et des exercices pratiques. C’était donc une réforme vraiment féconde, dont tout le monde s’applaudit, et qui ne devait pas tarder à porter les meilleurs fruits.

Ceux des cours qui avaient survécu au naufrage de la Faculté, professés par des hommes de talent et de réputation, comme l’abbé de Broglie et l’abbé Duchesne, se firent en public et servirent à tenir l’Institut en contact avec le dehors.

Mais la préparation pratique de la licence ès lettres échappa aux mains du Recteur, qui sembla s’en désintéresser et elle ne se fit plus, pendant trois ou quatre ans, que dansr des cours fermés, à l’intérieur du séminaire des Carmes, avec le concours de simples maîtres de conférences choisis dans l’enseignement secondaire, dont le recrutement, la direction et le paiement étaient alors donnés au supérieur.

Cette division du travail entre deux centres d’action ne pouvait être qu’un expédient transitoire et n’aurait pu se prolonger longtemps sans nuire à l’unité et au succès de l’œuvre. Aussi, dès que l’Institut se sentit suffisamment remis du coup qui lui avait été porté, il ressaisit la direction un moment flottante. Peu à peu, l’École des lettres réussit à se reconstituer et reprit un nouveau mouvement ascensionnel, dont l’aboutissement nécessaire parait devoir être le rétablissement de son titre primitif de Faculté.

Cessant de faire appel à des maîtres étrangers, dont la plupart d’ailleurs étaient recommandables par leurs

l’école des lettres

talents, l’École s’attacha à constituer un corps professoral propre à l’Institut et à le recruter parmi ses anciens élèves.

« Nous tenons, disait Mgr d’Hulst à l’assemblée générale des évêques, à former parmi nos anciens élèves des professeurs qui pourront reconstituer chez nous, à moins de frais qu’au temps de notre Faculté des lettres, et dans de meilleures conditions, toute la préparation à la licence (1). »

Rien de plus louable que ce vœu, parce qu’il n’était rien de plus indispensable qu’un bon personnel de maîtres. Quant au considérant économique qui l’accompagnait, il faut convenir que c’était pure illusion. Rien ne se fait de rien. Il fallait ou se condamner à rester perpétuellement dans l’état de mutilation qui avait suivi la loi de 1880, ou renoncer aux économies réalisées après la refonte. Le budget avait été soulagé de 100.000 francs: or, cinq ans ne s’étaient pas encore écoulés, qu’il était déjà relevé de 30.000 francs. A peine, en effet, les suppressions avaient-elles été faites, que le besoin se fit sentir d’ajouter de nouvelles chaires à celles qui avaient été conservées, et dont l’enseignement purement théorique n’était pas suffisamment harmonisé avec le but pratique et utilitaire que l’on avait en vue.

Presque immédiatement, aux trois cours de philosophie, d’apologétique et d’archéologie sacrée, s’étaient ajoutés un cours d’économie sociale, professé par M. Claudio Jannet, et un nouveau cours d’histoire du christianisme en Gaule, professé par M. Duchesne.

Dès le mois de juillet 1881, le recteur, entré nouvellement en fonctions, après la retraite de l’abbé Conil, commençait à attirer l’attention des évêques sur la néces-

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