Assemblée générale, séance du 30 janvier
l’institut CATHOLIQUE Dp paris
sité de plusieurs anciennes chaires d’enseignement littéraire, et il en demandait la restauration (1).
Il ne tarda même pas à battre en brèche le point de vue par trop utilitaire et professionnel qui avait présidé à la rédaction des programmes. D’accord avec ses professeurs, et obéissant d’ailleurs à la pente naturelle de son esprit porté vers la spéculation, il poussa l’Ecole à déployer ses ailes renaissantes et à aspirer davantage, sans négliger le côté pratique, vers l’étude de la science pure et désintéressée.
Un décret du 25 décembre 1880 avait divisé l’ancienne licence es lettres en trois ordres différents : littérature, philosophie, histoire. Un autre décret du 28 juillet 1885 institua un quatrième ordre d’épreuves spéciales à cette licence, sous la mention de « langues vivantes ».
Ce régime devait vivre quatorze ans, jusqu’au décret du 31 décembre 1894, qui le remplaça complètement et qui est encore en vigueur aujourd’hui.
C’est pendant cette période que l’Ecole des lettres reforma ses cadres, et qu’elle étendit son enseignement même au delà des programmes officiels.
En 1882, elle ajouta à l’ancienne licence ès lettres la préparation à la licence en philosophie ; et en 1883, elle inaugura la préparation à la licence en histoire.
M. l’abbé d’Hulst, en entrant dans la charge rectorale, avait pris pour lui-même un cours de philosophie, qu’il devait garder dix ans (1881-1891).
L’histoire, obéissant à l’impulsion des préoccupations contemporaines, arriva bientôt à se faire une place, que l’on put, à bon droit, trouver disproportionnée. L’expérience devait même bientôt démontrer qu’une trop grande division du travail, en cette matière comme en toute
1. Assemblée générale des évêques, séance du 27 juillet 1881.
l’école des lettres
autre, pour être plus favorable aux études des spécialistes, est moins profitable aux étudiants qu’une concentration modérée.
A la suite de M. Duchesne, qui servait de chorège, et après la retraite de M. Lecoy de la Marche, prirent successivement place, dans cet ordre d’enseignement : M. l’abbé Beurlier, docteur es lettres, plus spécialement appliqué à l’étude des antiquités d’Athènes et de Rome (1881-1897); M. Alfred Baudrillart, docteur ès lettres, qui professa l’histoire moderne ; M. l’abbé Pisani, docteur ès lettres, qui enseigna d’abord la géographie et ensuite l’histoire moderne, pendant les quelques années où M. Baudrillart se préparait au sacerdoce; M. Digard, ancien membre de l’École française de Rome, archiviste paléographe et docteur en droit, auquel fut confié le cours d’histoire du moyen âge (1890); et, un peu plus tard, après la retraite de M. Beurlier, M. l’abbé Boxler, agrégé de l’Université, qui professa l’histoire ancienne et les institutions grecques et romaines. Les cours d’histoire du droit et d’institutions françaises, professés à la Faculté de droit, furent aussi mis à la disposition des élèves de lettres.
Attirés par le côté éminemment pratique de renseignement, surtout par de soin qu’apportaient les professeurs à la correction des devoirs, les élèves de lettres se multipliaient à vue d’œil.
Au nombre de 29 en 1879, ils étaient 33 en 1881, 45 en 1882, 70 en 1883, 75 en 1884. Dans ce nombre, on comptait déjà, à côté des ecclésiastiques, qui venaient se former au professorat, beaucoup de jeunes laïques, qui aspiraient uniquement à la licence. Après un léger fléchissement pendant les années qui suivirent, l’accroissement reprit de plus belle, lorsque la loi militaire du 15 juillet 1889 eut accordé à ceux qui seraient pourvus
l’institut catholique de paris
du diplôme de licencié ès lettres ou ès sciences, la dispense de deux années de service. Cette disposition de la loi coïncidant avec une nouvelle impulsion imprimée aux études dans les établissements libres, le nombre des étudiants de l’Ecole s’éleva rapidement de 80 en 1891, à 135 en 1894, répartis à peu près en nombre égal entre ecclésiastiques et laïques. Depuis lors, par un mouvement régulier et ininterrompu, il est monté jusqu’à 175.
Ce serait un bel appoint à mettre à l’actif des Universités libres, si la suppression du titre de Faculté ne plaçait tous ces étudiants de l’Ecole des lettres dans la fâcheuse nécessité de prendre leurs inscriptions sur les registres de la Sorbonne, et, comme conséquence, de renforcer, dans les statistiques officielles, le nombre des étudiants de l’Etat.
Il s’était opéré peu à peu dans l’enseignement classique une transformation essentielle, au détriment de la littérature proprement dite et au profit delà linguistique.
Sans se laisser entraîner par ce mouvement dans ce qu’il a de destructeur, l’Ecole des lettres se crut néanmoins obligée de le suivre dans ce qu’il a de créateur, sous peine d’exposer les professeurs formés par ses soins à se trouver bientôt inférieurs et même étrangers à la tâche qui leur serait imposée. C’est pourquoi elle créa plusieurs cours nouveaux, correspondant à cette tendance des esprits : d’abord un cours d’histoire de la langue française, qui fut confié à M. l’abbé Rousselot (1887), puis un cours de philologie latine, attribué à l’un des anciens élèves de l’Institut, M. l’abbé Eejay (1888) ; enfin, un cours de grammaire générale et de sanscrit, dont fut chargé, la même année, un des Pères Bollandistes, le R. P. Yan den Gheyn, savant indianiste et ethnographe.
l’école des lettres
La rapidité du relèvement de l’École et l’importance de son développement firent renaître dans les esprits la question de la reprise du titre de Faculté, dont on n’avait jamais abandonné l’espoir. « Croyez que j’assaisonne mon regret d’espérance, avait dit le recteur en entrant en fonctions; que l’enseignement constitué dans notre École vienne à remplir, et par le nombre et par le titre des chaires, et par les diplômes de ceux qui les occupent, les conditions légales d’une ou plusieurs Facultés, nous reprendrons, chemin faisant, ces titres honorables. »
Dès l’année 1886, l’archevêque de Bourges, Mgr Marchai, avait exposé, au Conseil supérieur des évêques, combien il était frappé du tort moral qu’avait causé à l’Institut la suppression des deux Facultés des lettres et des sciences, et avait fait voter le principe de leur restauration. Mgr d’Hulst, à la vue des progrès réalisés, et du nombre croissant des élèves, crut le moment venu de mettre cette pensée à exécution et, après la rentrée de 1893, il fit porter la question à l’ordre du jour du conseil rectoral. On étudia les avantages et les inconvénients qui résulteraient de cette transformation, soit au point de vue financier, soit pour l’organisation des cours, soit pour les rapports avec la Sorbonne. On reconnut qu’il y avait de graAres raisons de reprendre l’ancien titre. Mais on se heurtait aussi à de graves difficultés, à celle, entre autres, qui résultait de situations accordées à plusieurs des professeurs, en dehors du grade de docteur, officiellement requis pour professer dans une Faculté. Cette difficulté n’était pas insurmontable ; mais on estima que la question n’était pas mûre et l’on en renvoya la solution à plus tard. Plus tard, on reprit, en effet, l’examen du projet. En 1897, le rétablissement de la Faculté fut de nouveau soumis, par Mgr Péchenard, à l’appréciation des évêques réunis, et, de nouveau.
l’institut catholique de paris
une majorité se prononça pour le principe ; mais,, cette fois encore,, on sentit que l’on se heurterait à des difficultés intérieures et l’on crut que la prudence réclamait encore un ajournement pour l’exécution.
N’étant point autorisée à reprendre son premier titre, l’École aA^ait cru bon toutefois de se reconstituer en Faculté dans son organisation intérieure. C’était, un premier pas. En 1894, elle se donna, un règlement, qu’elle fit approuver provisoirement par le Conseil des évêques,, et elle mît à sa tête un doyen. Il lui semblait indispensable que l’un de ses professeurs fut revêtu de l’autorité nécessaire pour veiller de plus près sur la marche des études et pour résoudre les questions de détail qui se multipliaient chaque jour avec le progrès de l’École.. Mais, s’écartant des statuts primitifs de F Université, qui prévoyaient des doyens triennaux nommés par les évêques, elle demanda que le titulaire ne restât en charge qu’un an. Elle estimait sans doute que « cette forme consulaire convenait mieux à la plus vieille des républiques, la république des lettres Par une sage convention, les attributions pédagogiques et disciple naires sur le personnel des étudiants furent partagées dans une juste proportion entre le vice-recteur, qui représente F administration, et le doyen, qui représente l’École.
Le personnel des martres, reconstitué lentement et choisi avec soin, acquérait tous les jours, par ses travaux, ses méthodes et ses succès, une plus grande considération devant le public et une nouvelle autorité sur les étudiants.
Nous n’entreprendrons pas ici, non plus que nous ne l’avons fait pour la théologie et le droit, de dresser le bilan des ouvrages publiés par eux pendant cette période de trente et un ans. Un simple énoncé en serait fort long
l’école des lettres
et une étude bibliographique sortirait de notre plan. Les notes recueillies sur ce point par le secrétariat général de l’Institut fourniront un jour aux chercheurs les renseignements dont ils auraient besoin. Nous ne pouvons do ne, ici, toucher les choses que par les sommets.
Sur le terrain des questions religieuses, M. l’abbé de Broglie avait ouvert mie nouvelle voie à l’apologétique chrétienne en créant la méthode de transcendance ; et Mgr d’Hulst avait préparé dans son cours de philosophie le riche fonds d’idées qu’il mit ensuite au service de la morale dans la chaire de Notre-Dame de Paris.
Les études historiques qui étaient en grand honneur dans l’École, comme nous l’avons déjà fait remarquer,, étaient poussées avec une rare vigueur et toujours appuyées sur la méthode de la plus rigoureuse critique.
Depuis longtemps déjà, M. l’abbé Duchés ne s’était élevé au premier rang des archéologues et des historiens par ses doctes travaux sur les Origines chrétiennes et les Fastes épiscopaux; la publication du Liber Pontifical is mit le sceau à sa réputation. Bientôt après les portes de l’Institut de France s’ouvraient devant lui et il était envoyé à Rome parle gouvernement de la République en qualité de directeur de l’École Française.
M. Lecoy de la Marche avait assis sa réputation d’historien consciencieux et bien informé par ses travaux sur Grégoire de Tours, saint Martin, les Sermonnaires du XIIIe siècle, et il avait mérité devant l’Académie française le grand prix Gobert par ses ouvrages sur René d’Anjou.
M. l’abbé Beurlier fouillait les institutions des Grecs et des Romains et donnait un échantillon de son savoir dans un travail remarqué sur le Culte des Empereurs. Marchant dans la même voie, M. l’abbé Boxler condensait, quelques années plus tard, son érudition dans une
l’institut catholique de paris
Histoire de la Grèce ancienne , aussi profitable aux maîtres qu’aux élèves.
Le R. P. Baudrillart, de son côté, portait ses recherches sur les temps plus modernes, et l’Académie française récompensait deux fois par le grand prix Gobert sa magistrale étude sur Philippe V et la cour de France.
En même temps, de la plume élégante et toujours bien informée de M. l’abbé Pisani, sortaient de savantes études sur la Dalmatie au temps de l’épopée napoléonienne, et A travers l'Orient; tandis que M. Digard donnait au public un Recueil des Bulles de Boniface VIII , d’après les archives du Vatican, et y trouvait la matière de savantes études sur les rapports de la France et du Saint- Siège au début du xive siècle.
La philologie et la linguistique étaient de plus en plus brillamment représentées dans l’Ecole.
M. Ragon multipliait ses travaux sur les grammaires grecque, latine et française, et ses nombreuses éditions classiques achevaient de fonder le bon renom de Y Alliance des Maisons d’ Education chrétienne.
M. Lechatellier publiait ses éditions de Virgile, d’Horace, d’Ovide, dont la valeur incontestée s’imposait jusque dans les lycées et collèges de l’État.
M. Lejay, non content de rééditer la Syntaxe latine de Riemann, et d’éditer savamment de nombreux classiques avec une science toujours sûre, nourrissait les revues spéciales d’une foule d’articles de haute philologie, qui portaient son nom et sa réputation au delà des frontières.
M. Bousquet, accentuant sa vocation d’helléniste, offrait aux étudiants les textes soignés de divers fragments des œuvres de Sophocle, d’Euripide et de Platon.
M. Rousselot avait trouvé dans l’étude de la langue française un champ fécond où son esprit sagace avait su
l’école des lettres
se frayer des voies jusqu’alors inexplorées. Par l’observation attentive et réfléchie des transformations du langage, il avait découvert les lois d’une science nouvelle et créé, de toutes pièces, la Phonétique expérimentale.
Tel fut l’intérêt de sa découverte que l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui décerna le prix Volney, et que l’Etat lui-même voulut la mettre en lumière, et lui établit un laboratoire au Collège de France. L’Allemagne, la terre classique de la philologie, s’en émut, et, pendant plusieurs années, à l’époque des vacances, M. Rousselot fut invité par les Universités de Grœswald et de Marbourg à y aller exposer, devant un auditoire de professeurs, ses principes et ses découvertes. La médecine même allait en tirer profit. L’étude des transformations des langues conduisait nécessairement à l’étude des organes du langage, et bientôt les muets, les sourds et les bègues devinrent les bénéficiaires de la science nouvelle’, qui leur permettait d’acquérir l’usage de la parole ou de réformer les vices de leur prononciation. Aussi le jury de l’Exposition universelle, mis en présence de ces résultats, n’hésita pas à décerner à M. l’abbé Rousselot un grand prix, c’est-à-dire la plus haute de ses récompenses.
Après Mgr d’Hulst, M. le comte de Yorges et M. l’abbé Merklen, qui pendant quelque temps alternèrent leurs cours, après M. Gardair et M. l’abbé Ackermann, la philosophie continuait à être brillamment représentée dans l’École par M. l’abbé Clodius Piat, dont les savantes études sur un grand nombre de sujets, notamment sur l’ Intellect actif, sur la Liberté, Vidée , la Personne humaine , se succédant rapidement, prouvaient comment la philosophie catholique sait s’assimiler toutes les nouvelles formes de la pensée, comment elle vit et progresse.
l’institut catholique de paris
M. Piat en fournissait bientôt une autre preuve en entreprenant de doter la France d’une collection des Grands Philosophes , dont il concevait le plan, et dont il partageait l’exécution entre les écrivains les plus compétents, tout en s’en réservant la direction.
La littérature proprement dite obtenait, comme il est naturel, les préférences et occupait les loisirs d’un grand nombre de professeurs. M. le baron Carra de Vaux, plus particulièrement voué à la culture de l’arabe, se faisait un nom dans la science en publiant d’année en année des traductions et des études relatives à cette langue. On doit -signaler surtout son Cours d’arabe, ses ouvrages sur Avicenne et sur Gazait , écrits pour la collection des Grands Philosophes, et de nombreuses traductions de traités arabes sur des matières scientifiques.
M. Margival publiait un Théâtre choisi de Corneille ,. et une très remarquable édition des Pensées de Pascal. M.Lc -Bidois méritait d’être couronné par l’Académie française pour son étude sur la Vie dans la Tragédie de Racine.
M. l’abbé Klein, l’œil ouvert sur les contemporains, se plaisait à peindre quelques-unes des plus saillantes physionomies épiscopales de ces derniers temps, celle du Cardinal Lavigerie et celle du grand patriote, Mgr Dupont des Loges , évêque de Metz, qu’il réussit à faire revivre sous les yeux du public qui les avait connus et admirés. Son goût prononcé pour F Amérique lui fit donner aux lecteurs français diverses traductions des écrivains d’outre-mer, la Vie du P. Becker, qui déchaîna des orages, Y Opportunité et Y Éducation supérieure des femmes , de Mgr Spalding, V Église et le Siècle de Mgr Ireland ; et, un peu plus tard, le récif d’un voyage « au Pays delà vie intense », qui fut très goûté du public (1904) et, comme contre-partie de cet ouvrage, la Découverte du Vieux Monde par un étudiant de Chicago (1906).
l’école des lettres
4 Enfin M. l’abbé Bertrin, après avoir achevé avec succès l’œuvre interrompue de Louis et d’Eugène Yeuillot et de Riancey, Les grandes Figures catholiques du Temps présent, prenait en main, non sans courage, la défense de causes qui pouvaient paraître bien compromises, et dans la Question Homérique , il plaidait la thèse de l’existence et de l’unité d’Homère et, passant d’un bond à l’autre extrémité de l’histoire, il vengeait la Sincérité religieuse de Chateaubriand des accusations d’un critique aussi passionné que célèbre. En assumant la difficile mission de reviser le Nouveau Dictionnaire de Larousse au point de vue de l’ orthodoxie des doctrines, il rendait à la religion un signalé service, et bientôt il en ajoutait un autre non moins important en écrivant Y LIistoire des merveilles de Lourdes.
A mesure que l’Ecole des lettres sentait croître sa force intérieure en raison de la valeur de ses maîtres et du nombre croissant de ses étudiants, elle travaillait à élargir sa base d’opération et à étendre son influence au dehors.
Lorsque le décret du 31 décembre 1894 eut imposé de nouveaux changements dans l’organisation de la licence ès lettres, l’Ecole pensa que ce serait justice que les Facultés libres de lettres pussent, comme les Facultés libres de droit, se composer un programme spécial, sur lequel leurs élèves seraient interrogés. Mgr d’Hulst, alors député de Brest, fit entendre à la tribune de la Chambre une vigoureuse protestation contre les nouvelles restrictions apportées par le décret à la liberté, et, à son instigation, le conseil rectoral essaya de concerter avec les autres Facultés catholiques une démarche commune près du directeur de l’Enseignement supérieur. Mais l’entente ne put se faire, et l’on se borna à protester dans la presse. Quelles revendications d’ailleurs
l’institut catholique de paris
l’École aurait-elle pu faire triompher en sa faveur, n’ayant plus elle même les droits inhérents à une Faculté (1)?
Le départ de M. l’abbé Duchesne pour Rome et la mort de M. l’abbé de Broglie survenus pendant l’année 1895, amenèrent entre l’École des lettres et la Faculté théologique de plus étroites relations. La théologie demanda aux lettres le concours de ses professeurs pour son enseignement historique, M. l’abbé Beurlier fut chargé de l’histoire ancienne de l’Église, le P. Baudrillart, de l’histoire du moyen âge et de l’histoire des temps modernes, et M. l’abbé Pisani, de l’histoire contemporaine.
Quand Mgr d’Hulst, peu de mois avant sa mort, conçut l’idée et dressa le plan d’un cours d’enseignement supérieur pour les jeunes filles du monde, dont nous parlerons plus tard, ce fut encore à l’École des lettres qu’il fit principalement appel, et plusieurs de ses maîtres n’hésitèrent pas, dans l’intérêt de l’œuA^re générale, à s’imposer ce surcroît de travail.
La préparation aux deux licences d’allemand et d’anglais, telle qu’elle résultait des décrets du 28 juillet 1885 et du 31 décembre 1894, n’avait pu être encore organisée à l’Institut. Elle le fut, par les soins de Mgr Péchenard, pour la rentrée de 1897. Le cours d’anglais fut confié à M. l’abbé Patrice Flynn, et le cours d’allemand à M. Zünd- Burguet, remplacé trois ans plus tard par MM. les abbés Hermeline et Müller.
Afin de faire rayonner son influence sur l’enseignement secondaire, non seulement en formant de bons maîtres, mais en stimulant l’ardeur des étudiants euxmêmes, soit à Paris, soit dans les départements, l’École