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CHAPITRE II

Organisation et Administration.

Administration : Assemblée générale des évêques, ou Conseil supérieur ; Commission de permanence ; Prévision des ressources financières. — Administrateurs légaux. — Autorités universitaires : La Commission administrative, le Chancelier, le Recteur, le Vice- Recteur, le Conseil rectoral, les Conseils des Facultés, les Doyens. — Le Secrétariat général. — Sceaux de l’Université. — Caisse de prévoyance. — Essais tentés en vue de la reconnaissance légale de l’Université et de son institution canonique.

En même temps qu’ils poussaient les choses avec vigueur en vue de la constitution du corps professoral et de l’ouverture des trois premières Facultés, les évêques fondateurs s’étaient occupés de créer les organes administratifs nécessaires au bon fonctionnement d’une Université.

En face d’une entreprise aussi importante et aussi complexe, tout le monde comprit qu’il était impossible, privé que l’on était des lumières de l’expérience, de rien statuer de définitif, ni de produire tout d’un jet un organisme complet. Pour les débuts, la sagesse demandait de faire des essais ; h l’avenir seul il appartiendrait de convertir en statuts définitifs les usages qui auraient le mieux répondu aux besoins de la nouvelle création.

On s’en tint donc d’abord aux organes indispensables, et ce fut peu à peu que l’administration de

l’Université se constitua telle que nous la possédons aujourd’hui.

Les Evêques. — Dès la première réunion, il fut décidé, comme nous l’avons dit, que l’autorité principale de la nouvelle Université resterait concentrée entre les mains des évêques. « L’Université sera l’œuvre de l’Episcopat. Il sera sans doute nécessaire de confier une partie de la gestion temporelle et la responsabilité légale à des administrateurs laïques choisis par les évêques ; mais l’autorité dirigeante et souveraine en matière d’enseignement, de discipline, de nomination et de révocation des professeurs, etc., appartiendra aux évêques (1). »

Cette autorité s’exerce collectivement par tous les évêques réunis en assemblée générale sous le nom de Conseil supérieur.

Dans les premiers temps de l’Université, le Conseil supérieur des évêques se réunissait en janvier et en juillet. Aujourd’hui, depuis 1884, à moins d’événements extraordinaires, il se réunit urie seule fois l’an, vers la fin de novembre, sa session coïncidant avec la solennité universitaire de la rentrée des Facultés.

Pour faciliter la tâche de l’assemblée générale, les évêques sentirent tout de suite la nécessité de constituer une commission, choisie dans leur sein, qui aurait le soin de préparer les délibérations.

Cette commission, créée en principe dès la première réunion, prit d’abord le titre de conseil supérieur. Elle devait être composée de dix ou douze membres : du métropolitain de chacune des provinces associées et d’un évêque par province, chaque évêque siégeant à son tour par voie de roulement.

Mais après les transformations amenées par la loi de

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