CHAPITRE XV
Les dernières années.
Actes de fidélité et de respect de l’Institut catholique envers le Saint- Siège. — Le Portrait de Pie X. — Création d’un Bulletin mensuel. — Transformation du Bulletin en Revue. — Nomination d’un vicerecteur. — M. Paguelle de Follenay. — Organisation des collectes financières. — Mort de Mgr d’Hulst. — Nomination de son successeur. — Les vice-recteurs : M. François Raynaud et M. Joseph Bousquet. — Les administrateurs A. Pagès et de Raynal. — Période d’organisation. — Église des Carmes, les orgues. — Le Bulletin du Denier de l’Institut. — Ouverture du Séminaire de Saint- Vincent de Paul. — L’Exposition universelle de 1900. — Les Noces d’argent de l’Institut catholique, 1901. — La loi sur les Associations. — Transformation de la Caisse de prévoyance. — Cinquantenaire de la proclamation du dogme de l’immaculée Conception. — Exposition de 1905. — Les Congrès. — L’Association des Amis de l’Institut. — La loi de séparation. — Départ de Mgr Péchenard. — M. Baudrillart nommé recteur. — Conclusion.
Nous avons d’aborcl exposé dans leur ordre chronologique les faits qui marquèrent la fondation et les débuts de l’Université catholique jusqu’à sa transformation en 1880.
Nous avons ensuite essayé de peindre la vie intime de l’Institut, durant la période de vingt-sept ans qui suivit, en rattachant, selon l’ordre logique, les événements qui en forment la trame, à leurs centres naturels, c’està-dire aux diverses branches de l’enseignement, au matériel de l’œuA^re et au corps des étudiants.
Notre tâche sera accomplie, quand nous aurons fait connaître jusqu’à ce jour, dans l’ordre même où ils se
l’institut catholique de paris
sont produits, les quelques faits qui intéressent l’ensemble de l’Institut, sans se rattacher directement à aucune catégorie particulière, et qui nous paraissent propres à en montrer l’esprit et à en constater les progrès continus.
Dire d’une Université catholique qu’elle est fidèle d’esrit et de cœur aux enseignements de l’Eglise romaine, la mère et la maîtresse des autres Eglises du monde, et qu’elle fait profession du plus profond respect envers «on auguste Chef, serait un éloge presque banal, tant cette fidélité et ce respect font partie essentielle de sa ^constitution. 11 est bon toutefois de remarquer, pour l’édification des âmes, que l’Université catholique de Paris n’a jamais manqué à ce grand devoir, et qu’en toutes circonstances, elle a tenu à se signaler par son étroite union avec le Siège apostolique.
Lorsque le pape Pie IX, de sainte mémoire, célébra son jubilé épiscopal, en 1877, l’Université eut à cœur de prendre part aux démonstrations de piété filiale qui se produisirent à cette occasion dans l’univers chrétien. Les maîtres et les élèAœs, réunis dans une meme pensée d’amour, exprimèrent au Souverain Pontife, dans une adresse collective, leurs sentiments tendres et soumis. Et pour affirmer, par un témoignage sensible, son union cordiale à la chaire apostolique, l’Université fit placer dans son église une statue en bronze de saint Pierre, réduction de celle qui se voit à Rome, qui lui était gracieusement offerte, et elle invita le nonce apostolique à venir lui-même la bénir solennellement (1).
Plus tard, quand le successeur de Pie IX, le pape Léon XIII, d’immortelle mémoire, célébra successivement, par une admirable permission de la Providence,