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Lettre du Comité, aux archives de l’Institut

LES DERNIÈRES ANNÉES

tion de l’Œuvre de la Propagation de la Foi. Ils firent choix, à cet effet, d’un prêtre connu par son dévouement, M. l’abbé Gostaz, chanoine de Belley, qu’ils chargèrent de cette laborieuse mission, avec le titre d’administrateur ecclésiastique (1).

Une œuvre spéciale fut en même temps créée sous le nom d 'Œuvre de Saint-Thomas d’Aquin pour la défense de la foi, canoniquement érigée par le cardinal archevêque de Paris, approuvée par les autres cardinaux, archeAœques et évêques de la circonscription universitaire, et enrichie d’indulgences par le Saint-Père.

Au mois de janvier 1896, l’Œuvre publia un Bulletin qui devait paraître tous les deux mois (2). Un comité central institué à Paris reçut la mission de promouvoir les souscriptions et de multiplier dans les diocèses les comités locaux pour la diffusion de l’œuvre.

Mais quand les évêques tinrent leur assemblée générale à l’automne de 1896, l’Œuvre n’ayant pas donné de résultat appréciable, ils la supprimèrent d’office. M. l’abbé Gostaz se retira et le Bulletin cessa de paraître. Heureusement il ne devait pas tarder à se relever et à reparaître sans interruption sous un autre titre.

Pendant ce temps, de graves événements s’étaient accomplis. Mgr d’Hulst était mort. Le climat du Midi, auquel il était allé demander le rétablissement d’une santé affaiblie par les travaux et minée par les soucis, n’avait pu triompher de son épuisement. Il avait courageusement rejoint son poste pour la rentrée, accompagné d’un ami fidèle, M. l’abbé Pisani, qui l’entoura des plus délicates attentions pendant ses derniers jours et qui en raconta ensuite, dans un langage ému, les péripéties

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