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Assemblée générale des évêques du 28 novembre

2 Bulletin de l’Œuvre de Saint-Thomas d’Aquin pour la défense de la Foi.

l’institut catholique de paris

poignantes. A peine rentré à l’Institut, il expirait pendant la nuit du 6 au 7 noAmmbre, dans sa cinquantesixième année.

Ses funérailles, célébrées à Notre-Dame avec le concours de l’élite de la société parisienne, furent dignes de ses talents et de ses vertus.

Le 24 novembre suivant, un service religieux fut chanté pour le repos de son âme, en présence de la plupart des évêques protecteurs de l’Institut catholique. L’éloquent évêque d’Orléans, MgrTouchet, prononça Son oraison funèbre, dans laquelle il s’attacha à montrer à quel éminent degré Mgr d’Hulst avai t été prêtre, erat enim sacerdos.

L’assemblée solennelle de rentrée, qui eut lieu le lendemain, fut presque tout entière consacrée à son éloge.

M. Merveilleux du Vignaux, au nom de l’Institut catholique, M. le docteur Le Bec, au nom de l’hôpital Saint- Joseph, M. le comte Albert de Mun, député du Finistère, au nom des représentants catholiques de ce département, payèrent à sa mémoire le tribut d’hommages et de regrets des grandes causes au service desquelles il avait dépensé sa Ane.

Quelques jours après sa mort, l’Association catholique de la jeunesse française prit l’initiative de lui élever un monument commémoratif ; mais, sur les conseils qui lui furent donnés, elle s’effaça devant un comité d’hommes plus mûrs et plus qualifiés, qui se forma sous la présidence de M. le vicaire général Gardey, curé de Sainte- Clotilde.

Une partie des membres du Comité proposèrent de perpétuer son souvenir par la construction d’une aile de bâtiment à l’Institut. Rien, leur semblait-il, ne pouvait mieux rentrer dans les Ames de l’illustre défunt, tombé sur la brèche en combattant pour la liberté de l’enseignement.

LES DERNIÈRES ANNÉES

Une autre partie se prononça pour l’érection dans l’église des Carmes, d’un monument plus modeste, qui consisterait en un buste, encadré dans un motif d’architecture. Cette dernière vue l’emporta. Le buste fut exécuté, avec succès, par M. Chaplain, l’encadrement dessiné par M. Daurnct, membres l’un et l’autre de l’Académie des Beaux-Arts, et les travaux, dirigés par M. Ruprich-Robert, architecte de l’Institut catholique.

Ajoutons tout de suite que ce fut seulement cinq ans après, le 26 novembre 1901, que ce gracieux monument fut achevé et inauguré. La cérémonie eut lieu avec une grande solennité, au milieu d’une assistance sympathique, rehaussée par la présence de seize cardinaux, archevêques et évêques. Le P. Baudrillart, professeur d’histoire, élève et ami du défunt, y mit en relief, dans un solide discours, V Apostolat intellectuel de Mgr d’Hulst.

La disparition d’un prélat qui avait tant contribué à la fondation de l’Univemité catholique, et qui, durant vingt ans, l’avait fécondée par ses sueurs et illustrée par ses talents, parut à plusieurs en compromettre l’existence et peut-être même devoir, à brève échéance, en entraîner la ruine.

Mais la Providence veillait sur son oeuvre. Ceux qui en avaient la garde se montraient bien résolus, non seulement à la maintenir, mais à en promouvoir le développement, et les événements qui suivirent prouvèrent avec évidence que leur confiance n’était pas vaine.

Le 25 novembre 1896, l’assemblée générale des évêques s’occupa de donner un successeur à Mgr d’Hulst.

Son choix tomba sur Mgr Péchenard, protonotaire apostolique, vicaire général à Reims, ancien élève de l’École des Carmes, docteur ès lettres et en droit canonique, ancien professeur de lettres et d’histoire, ancien

supérieur du petit séminaire de Reims, qui faisait partie, depuis vingt ans, de l’administration de Son Éminence le cardinal Langénieux.

Le 5 décembre suivant, sa nomination fut ratifiée par le Saint-Siège. Le 14, il était nommé vicaire général de Paris et installé par Son Éminence le cardinal Richard, et il entrait immédiatement en fonctions.

Pénétré de l’importance de sa mission, le nouveau recteur commença d’abord par se dégager de toute occupation extérieure, et par s’enfermer dans l’Institut, décidé à n’en point sortir et à ne rien négliger de tout ce qui lui paraîtrait propre à en développer la vie.

Dès qu’il le put, il consacra publiquement l’Institut catholique au Sacré-Cœur de Jésus, dans une solennité à laquelle assistèrent les maîtres et les élèves (1).

Fort de cet appui divin, et soutenu par le dévouement de tous ceux qui l’entouraient, il accepta résolument la tache qui lui était imposée. Il mit à profit, pendant un an, l’expérience de M. Paguelle de Follenay, que ses goûts attiraient vers le ministère pastoral, mais qui consentit généreusement à conserver quelque temps encore ses fonctions de vice-recteur.

Au bout d’un an, laissé libre de suivre son inclination, M. Paguelle fut nommé curé de Saint-Michel des Batignolles, où il déploya toute l’ardeur de son zèle, et où une mort prématurée vint le ravir à l’affection de ses paroissiens.

M. l’abbé François Raynaud, professeur de rhétorique au collège de Yaugirard, lui succéda dans les fonctions de vice-recteur en 1898. Sa piété, sa douceur, son amour de la jeunesse faisaient concevoir les plus grandes espérances, quand il mourut de mort subite, au moment où

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