Ibid., cap. vu
ORGANISATION ET ADMINISTRATION
universitaire, et il est chargé de l’administration ordinaire de l’Université (1).
Au début, en attendant que l’Université se complétât, les évêques jugèrent à propos de surseoir à la nomination d’un recteur proprement dit.
Ils en Confièrent donc la direction, au moins provisoirement, à une Commission composée de trois membres, Mgr Richard, archevêque titulaire de Larisse, coadjuteur du cardinal Guibert, l’abbé d’Hulst, vicaire général, et l’abbé Conil, qui reçut le titre de vice-recteur . Cette commission directrice vécut cinq ans et ne disparut que pour faire place à un recteur.
L’abbé Joseph Conil, ancien vicaire général d’Aix, était honoré de l’amitié du cardinal Guibert. Le vénérable prélat fit valoir ses mérites devant l’assemblée des évêques, et le leur fit agréer (2). La commission épiscopale avait pourtant témoigné tout d’abord le désir que les fonctions de vice-recteur fussent confiées à l’abbé d’Hulst, dont elle connaissait les hautes qualités ; mais le cardinal ne put se résigner à se séparer d’un collaborateur qui lui rendait de si précieux services (3) .
Le vice-recteur se recommandait d’ailleurs par des titres sérieux : « Yingt-deux années consacrées à la direction de l’enseignement secondaire ecclésiastique, quinze années consumées dans les labeurs d’une administration diocésaine l’avaient préparé à des fonctions qui exigent autant d’expérience que de savoir (4). »
Gomme l’abbé Conil était le seul membre de la commission qui pùt résider daus les bâtiments de l’Université, les évêques décidèrent, pour la bonne marche du
\. Statuts provisoires, art. 5.
- 2. Assemblée générale des évêques, 10 novembre 1875.
3. Paguelle de Follenay, Vie du cardinal Guibert, t. II, p. 619.
4. Discours du cardinal Guibert. Assemblée solennelle de rentrée du 4 novembre 1880.
l’institut catholique de paris
service, que M. l’abbé Ledeim supérieur de l’École des Carmes, pourrait, au besoin, le suppléer dans ses rapports avec les familles, les étudiants et les professeurs, mais sans aucune qualité officielle (1).
Le Vice-Recteur . — Les fonctions de vice-recteur furent prévues dès la première rédaction des statuts; toutefois, en raison même de la constitution d’une commission directrice, elles ne furent exercées par un titulaire que beaucoup plus tard, comme nous le dirons plus loin.
Le Vice-Recteur est un ecclésiastique. Il assiste, et, au besoin, remplace le recteur dans l’exercice de toutes ses fonctions. Il tient le premier rang après lui, et fait partie des divers conseils de l’Université (2).
Le Conseil rectoral. — Les évêques avaient prévu, dans leurs premières délibérations et dans les statuts provisoires, un Conseil académique et un Conseil rectoral, le premier étant composé d’un plus grand nombre de membres, et ayant des attributions plus étendues que le second. Mais, dans la réalité des choses, le Conseil académique ne prit jamais corps, et se confondit avec le Conseil rectoral, qui survécut seul comme organe de l’autorité universitaire.
En 1880, après les modifications profondes causées par la loi du 18 mars, dont nous parlerons plus loin, le Conseil rectoral cessa de se réunir et même d’exister, en même temps que la commission directrice.
La Faculté de droit, l’École de théologie et l’École des