LIVRE II, TlTllE 1, § WIX
personnes , il existe entre elles une sorte de société , et par suite des obligations mutuelles, d'où résulte , pour chacun des copropriétaires, une action en partage , dite communi divi- (Jimdo (^). Au contraire , lorsque, malgré le mélange ou la confusion, chacun conserve ce qui lui appartenait, il n'y a point de partage à opérer ; chacun reprend sa chose , en faisant reconnaître sa propriété. Conséquemment , si l'un des propriétaires détient la totalité du mélange, par exemple la totalité des grains, l'autre exercera l'action m rem, c'est-à-dire qu'il revendiquera la mesure de blé qui lui appartient et qui se trouve dans la masse {pro modo frumenti, etc.); mais en attribuant au demandeur la quantité qu'il avait auparavant , le juge avantagerait le propriétaire dont le blé était inférieur en qualité. Il faut donc avoir égard non seulement à la quantité, mais aussi à la qualité des grains; aussi le juge estimera-t-il qiiale cujusque frumenlem fuerit, en profitant de la faculté que lui donne l'action en revendication, de déterminer équitablement un genre de satisfaction que le défendeur devra donner à son adversaire pour éviter d'être condamné [1257]. C'est à cette satisfaction qu'on se réfère ici, en disant que l'estimation des grains arbitrio judicis continetur,