XXXV
380. Justinien continue à s'occuper de la revendication et des conséquences que cette action produit , selon qu'elle est dirigée contre un possesseur de bonne ou de mauvaise foi. Outre les distinctions déjà établies relativement aux constructions, plantations, semences, etc., il existe encore, relativement aux fruits, des différences importantes.
Les fruits, et, en général, tous les produits d'une chose, sont une partie intégrante de cette chose jusqu'au moment où- ils en sont séparés et commencent à former un objet distinct. Aussi , quiconque revendique un fonds revendique-t-il par cela même les fruits pendants, c'est-à-dire ceux qui tiennent encore au sol ou auxarbres(^). A leur égard, il ne peut exister aucune difficulté ; si l'on distingue entre les possesseurs de bonne ou de mauvaise foi, c'est donc seulement à l'égard des fruits perçus.