‹ Institutes de JustinienChapitre 318 sur 357 · XXIV · texte numérisé non relu

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718. Les personnes à qui l'on peut léguer sept celles cum quibus testamenti factio est, les mêmes que l'on peut instituer (*)v Ajoutons que la faction de testament existe avec tous' ies'^à^ toyens romains et même avec les Latins J unions, à l' exclus! cih des autres pere^nm Q, et conséquemment des déportés (^).- Quant aux esclaves, la faction de testament existe avec eux du chef de leur maître, en ce sens que pour les instituer ou pour leur laisser un legs, il suffit d'avoir faction de testament avec leur maître (*).

719. Parmi les personnes avec qui nous avons faction de testament, plusieurs ont été soumises à certaines restrictions. Ainsi, la loi Junia, en donnant un. état aux Latins Juniens, défendit qu'on leur déférât la tutelle testamentaire (^) ; et malgré la validité des institutions ou des legs faits en leur faveur, cette même loi les empêchait de rien recueillir, lorsqu'ils n'étaieiit; pas devenus citoyens au décès du testateur, ou dans. Iq^, ç&i}^, jours suivants (^*). -; .:

(*) Ulp. 22 rerj. 1. — («) Ulp. 22, reg. 1, 3 ef 9. ■— {^) Ànion. C. \, rfe fc.^r.'inW. — (*) Ulp. 22 reg. 9 ; Pomp. fr. 12, § 2, (ie légat., 2". — (^) Gains, 1 inst. 23 ; Ulp, U, reg. 16. — (^) Gains, ihid.; Ulp. 17 reg. 1 ; 22 reg. 2.

{a) Justinien [text. hic; C. 3, comm. de kg.) suppose : l"que les héritiers du légataire pouvaient n'être pas d'accord sur le choix; 2" que les prudents étaient eux-mêmes divisés sur la décision à prendre en pareil cas, ce qui paraît inexplicable : car lesj héritiers étaient nécessairement d'accord, puisqu'ils n'avaient jamais rien, nisi îpsè' legatarius vivus optasset {text . hic). On justifierait peut-jêtre «otre texte, en faisant observer que s'il parle en même temps de plusieurs colégataires vivants et de plusieurs héritiers d'un même légataire décédé, la phrase incideiUe , ne pereal legatum, etc. , ne s'applique point aux derniers, et s'entend seulement du cas où les colégataires étaient divisés entre eux. Malheureusement la constitution même n'admet pas cette interprétation.

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