‹ Institutes de JustinienChapitre 337 sur 357 · JU · texte numérisé non relu

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532 ' IXSTITITES DE .lUSTIMKX. ^^,,,

réunis dans une même disposition ; ceux qu'il appelle par des dispositions distinctes sont disjoints [748]. Dans l'un et l'autre cas toutefois, ils sont appelés au même objet [eadem res legaia) : les colégataires, conjoints ou disjoints suivant la manière dont le testament dispose, sont donc nécessairement conjoints par l'unité de l'objet légué. Aussi a-t-on distingué des colégataires conjoints par cela seul qu'on leur a légué le même objets con- ■ juncti re, et des colégataires conjoints en outre par la disposition du testateur, conjuncti re et verbis (*). Cette distinction cadre exactement avec celle de notre texte : les conjuncti re se confondent avec les colégataires disjoints ; \q^ conjmi^ti^er^ verbis, avec les conjoints proprement dits (^)i -i^n.s aol Qmhq

Quelquefois le môme objet se lègue à plusieurs légataires pàî* une seule disposition, mais avec attribution de parts, ex œquis partibus, par exemple. Dans ce cas, chaque légataire a eu dès l'origine sa fraction, et n'a jamais été appelé à la totalité : SEMPER PARTES HABENT (^). De semblables colégataires diffèrent essentiellement de ceux qui partes concursu /aciiM'; à proprement parler, les parts que le testateur leur attribue forment plusieurs objets distincts : aussi n'existe-t-il entre eux aucun accroissement (^). Cependant, sous un autre rapport,: c'est-à-dire pour l'application des lois caducaires, on les appelle conjuncti verbis, re autem non (a). •

753. Maintenant, lorsqu'on demandera siet eoliiraeJMe-aif)-^ pliquait, à ces trois classes de conjoints, la préférence accordée par la loi Papia, Paul (^) répondra sans hésiter que cette préférence appartient slux conjuncti re et verbis, et n'appartient pas aux con/imc^f m En effet, on ne pouvait pas, sans effacer la distinction faite par le législateur, étendre jusqu'à ces derniers un droit réservé aux seuls conioints. -^ •^««'^ (^^

Quant aux conjuncti verbis, Paul hésite à leur doilnër ^(i,^

(*} Paul. fr. 89, de légat., 3"; fr. 142, de verb. signif. — (^) Texl. hic ; Goiusrà inst. 199, 2or,; i/7p. 2 4 reg. 12 et 13; fr. 64, S 9, de légat., 1". — {^] Paul. d. fr. 80,,

{a) Paul. fr. 89, de légat., 3"; />'. 142, dcverb.sign. Ces deux textes sont extraits d'un ouvrage consacré à l'interprétation des lois caducaires, ad legemJuliamet Papiam Poppœam . Paul ne s'occupe donc pas du droit d'accroissement, comme on Va cru longtemps, et bien mal à propos, puisqu'on n'aboutit dans ce sens qu'à établirune double contradiction entre Paul et les autres jurisconsultes. Eu effet, Paul, si l'on interprétait son texte dans le sens du droit d'accroissement, dépouillerait de ce droit les conjuncti re pour en gratifier les conjuncti verbis.

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