‹ Institutes du droit naturel privé et public et du droit des gensChapitre 107 sur 129 · DE L*HYP0THÉ6E DÉMOGBATIQUE · texte numérisé non relu

DE L*HYP0THÉ6E DÉMOGBATIQUE

rétaf d'aDarchie.NoQsn'admettuas la démocratieque comme une forme secondaire, néede la relaxation da lien d'une supériorité antérieure, par exemple de Témigration de plusieurs frères quittant ensemble la maison paternelle. Encore ne la croyon&-nou8 possible dans ces conditions qu'entre trèspeu de personnes, car le grand nombre, s'il n'j apporte pas UD obstacle métaphy^que, y met au moins un obstacle moral trèS'^dffîcile à surmonter. Aussi, quoi qu'il en soit des changements^ qui surviennent postérieurement dans la cité, et dont les conditions sont fort différentes, nous regardons comme moralement impossible la formation originaire et à pfiorid'une grande démocratie, cequilexigerait un contrat social selon l'esprit de Rousseau. C'est à ceux qui regardent la formation primitive d'une telle démocratie non seulement comme possible, mais encore comme la voie normale de l'association humaine, de voir comment ils penvent résoudrecette difficulté. Pour nous, nous sommes à l'abri des contradictions dans lesquelles leur système les jette, et qulne peuvent être légitimement rétorquées contre nous.

NOTE XXffl.

NATUKE ET ORIGINE DE LA DÉMOCRATIE (g 429, p. 152).

11 faut avant tout distinguer ici deux sortes de démocratie : la démocratie hisiorique^ seule réelle, et la démocratie philosophique, imaginée pour rendre compte de la formation de la souveraineté et de sa transmission à ceux qui l'exercent, suivant le principe qui n'admet d'autre sujétion civile que celle qui provient d'un libre consente* ment. Nous en avons déjà dit assez pour montrer que celle-ci est une hypothèse gratuite, impossible même et contradictoire, dont on n'a nul besoin pour expliquer

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