LA DÉMOCRATIE
oa peu de chose ? — Aaasi donne-t-on aux riches le nom d'herbes aux frôlons. — OrdiDairement. — La troisième classe est le même peuple, composé de manouvriers, étrangers aux affaires et ayant à peine de quoi vivre. Dans la démocratie, cette classe est la plus nombreuse et la plus puissante lorsqu'elle est assemblée. -— Oui ; mais elle ne s'assemble guère, à moins qu'il ne doive lui revenir pour sa part quelque peu de miel. Aussi ceux -qui président à ces assemblées font-ils tout ce qui dépend d'eux pour lui en fournir. Dans cette vue, ils s'emparent des biens des riches, qu'ils partagent avec le peuple, gardant toujours pour eux la meilleure part. -— Cest lA le fond des distributions qu'on lui fait. »
Tels sont les sentiments de Platon sur la démocratie. Il ne sera pas sans intérêt d'en rapprocher le jugement que porte sur ces assemblées tumultueuses un philosophe qui a pu les observer dans des temps plus modernes.
« Je maintiens, dit-il, que toute assemblée publique n nombreuse, qui ne sera pas gouvernée despotiquément, 9 fera to^jours toute chostf aussi mal qu'elle peut être
» faite Certainement 500 personnes assemblées
j* sont dix fois plus capables de connaître l'art de gou- » verner les finances d'un État que 5,000. — 50 que 500
» et 5 que 50 Sans savoir qui sont les hommes qui
1 composent une assemblée, il suffit d'en connaître le » nombre pour obtenir par la spéculation la mesure de sa
» capacité Je prétends que le gouvernement absolu
» de la maison des communes est une des lois fondamenn taies de l'Angleterre comme il l'était de la France (pour > les États généraux) et que les tyrans les plus déterminés *• qui ont maintenu cette loi ont causé moins de malheurs » à leur Empire, que les Rois les plus vertueux qui n'ont » pas su lui donner la même vigueur Gbacane des