‹ Institutes du droit naturel privé et public et du droit des gensChapitre 21 sur 129 · D0 SERVAGE · texte numérisé non relu

D0 SERVAGE

point par elle seule, mais par un fiadt accidentel qae les hommes sont réduits à cette condition. Aussi rÉglise a-t-elle toujours tendu à l'abolition graduelle de cette sorte d'esclavage, aujourd'hui à peu {Nrès consommée chez les peuples chrétiens.

Après cette servitude vient le servage féodal, beaucoup plus doux, mais résultant comme elle de la naissance seule, indépendamment de la volonté du serf, ce qui Ta fait regarder comme une servitude imparfaite. Le servage a subi bien des modifications, selon les temps et les Ueux. Son caractère général était néanmoins de laisser au serf sa famille et sa maison propre, qu'il gouvernait à son gré, et de l'attacher plutAt à la culture de telle terre qu'au service de tel maître. Aussi n'était-il vendu qu'avec cette terre, ce qui le fit appeler esclave de la glèhe; et il était bien moins exposé que l'esclave proprement dit à voir empirer sa condition par ce changement de maître qui Isdssait intactes toutes ses autres relations. Ce genre de sujétion est aussi détruit partout; mais, quoiqu'il appartienne à un état social imparfait, on ne peut apporter aucune raison solide pour prouver qu'U répugne au droit naturel.

Au troisième rang vient la domesticité [fatnulatus), qui subsiste seule parmi nous et admet aussi bien des variétés; mais toujours avec ce caractère commun qu'elle naît d'un pacte libre au moins dans sa source. Aussi, loin qu'elle répugne au droit naturel, comme le prétendent nos communistes (i), elle est indispensable à la société publique. Il se rencontre, en effet,

(1) Voyes Zallinger, Jurit natwr.^ lih. II, cap, /r, § 188.

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