LÉGITIMITÉ DU SERVICE
ni sympathies ni regrets pour une institution qui a heureusement disparu de nos mœurs. Mais encore faut-il être juste «ivers les sociétés qui l'ont admise. On ne fidt pas de la science avec des impressions, et quand il s^agit d'une question de doctrine, il faut examiner avec mÀn jusqu'où portent les principes, et ne pas s'aventurer au-delà.
On voit par ce. qui précède qu'il n'est pas toujours nécessaire, pour expliquer l'origine de la servitude, de recourir à un pacte, comme le veut Pufifendorf à son ordinaire.
372. — C'est un caractère commun à la servitude proprement dite et à la domesticité d'être des sociétés inégales, dans lesquelles le pouvoir appartient au maître pour son propre avantage, à la différence de la jurisdiction civile, qui tend au bien de la communauté, et cette différence en produit beaucoup d'autres. Néanmoins, en vertu de la loi de justice et de charité qui découle de la société humaine universdle, le maître lui-même est tenu, tout en cherchant son intérêt personnel, de viser aussi à l'utilité et surtout au bien spirituel de ses esclaves et de ses serviteurs, comme le demandent la douceirr et l'équité du gouvernement domestique.
Aujourd'hui les obligations et les droits des mattres et des serviteurs sont déterminés surtout par leurs conventions, qui donnent naissance au seul genre de service actuellement en usage. Voici cependant quelques règles générales qui .trouvent toujours leur- application. Le serviteur est tenu d'obéir à son maître, de lui rendre les services auxquels il a'est engagé, et de veiller à ses