NÂTimE
d^euE'-mèioeSy yeukot former une association poiar donner une direction commune à tout ce qui eonoome la sécurité et la commodité de la vie ; — 2» le décret de fprmty qui détbrnline si le pouvoir serat exercé par plusieurs ou par tous agissant collectivement; *— 3» enfin le pacte de 9Qutnie$ionf par lequd chacun s'engage à obéir au momycvpAe, au sénat ou au peuple ^ selon la forme adoptée par le décret précédent (1). C'est ainsi' que la chose est défaite par Puffendorfy qUi semblerait avoir assisté à ces. comices du genre humain, quoi qù*il veuille bien avouer que le temps en a détruit les actes. D'autres prétendent que les deux: pactes d'union et de soumissipn sufQsent pour constituer la république.. — r Enfin i}obbes, plus réservé qu^ les autres, se con«tente d'un seul pacte de tous avec tous, c^Nlisistant dans la renonciation à ta volonté propre faite par cbacun, excepté le souverain, qui retientainsi sur tous un droit univetsel. Laissant de côté ces fables, nous montrerons que la cause prochaine Ou l'origine de la cliié, n'est autre que le fait humain, quel qu'il soit, qui conistitue .entre car*' tains hpmmes un rapport réel et concret de supériorité, et de. soumission,! dans l'ordre des choses qui scmt llobjet de la société civile ; car toute société concrète naîl^ d'un fait, con^me la. société conjugale, du mariage;
(1) n peai} sembler étrange que Bonaiean rejette ce pacte comunc^ nal et, impossible et.fa^se conslstet dsuui le pacte d*«Bfpn aon fameux Ocmtrat pooial^ . C'est oepeo.daiit çeqa^l ftâfi tôt chap. 16, liv. III, intitulé : Qi^ rinstitwtion dy, gouvemem&nt iCetit point vn contrat. Mais, selon son usage, il se contredit ici comme fdUeors. — Tôjrét Màttry, Opinion sur la souterainûfé dnpeupU, p. 181. '
DE LA SOCnÊTÉ CIVILE. '65
la soeiété palemelle, de )a générationi Sans doute, il na répugm pasqu'nné a«3adat|oni civile pUiase vésulter d^une coin^Ditiàa exitreua petite nùsàhre de -pères de (attiilfe. Hais -nous montrèi^oès I^Ufi^ loin qoç le plus mmaàiy snitoùt ai- prigîne dén^cfaotes^ la cite «at: sortie d'mi'fiDt {{ul n'airait rien d^ eoiûvënldobneS. On a donc gmiÈà tert de présenter œ'paèleooiittme l'explication philoflof^ique et A nèeessaii^ dei-la fcrmation de la cité, qaë ceux-là môme qui en téoeimaisdent la fausseté historique soicroieni obligée d'yiredonrir eonuxie à une fiBtsoD; sans'laipieilè on nêpoûiqrBitfrendre rdison de l'origine des États» Mais 4Bomméht>unf fictton pourrait-^ elle prodnice quelque dhosè dp réel? Tout au plus pourrait -XHt peut-être donner ce pacte comme l'explioàtioB historique de l'origine <^ quelques sociétés pactioulières, s'ilenestionicfois qui n- aient pas com*^ mencé par la monarchie^ ce qui est nié pax' Anstote (Poliliqùèj Ij C. /./. ]Çt «erteb^ mènie en admettant ee îàXy de telles cités ne se seraient ipas fmrméés par un oontrat ^d'urne multitude 'd'é^;attx; mais seulement par l'union dé quelques eheft de familile, frères ou parents, ce qui diminue beaucoup lésdiffiouUés pratiques d'une telle. association. . -
Il est plus facile. d'expliquer par des pactes entre les princes et le» stjefs^ les modifications que lé temps amène dans une société déjà constituée; chose fort différente, et qu'il ne feut pas confondre avec la théorie métaphysique du contrat social.
Nous avons ^t que la cause prochaine de la cité est un fait humain.' Mais sa cause éloignée et. impuUive
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est^ selon Plâtoot le besdin que les 'hommes ont de se •secourir mûtuellexnent pour Iftséoiirité et la eoxomodité de k. vie ; et sek» Aiislote^ cette incliiiatiQii pour la «(Obiétô qm est datuitile à Fhommey ou sa soeiabitiU.
Ce penchant, U est vtai» tft>o¥e sa première 8atisfiu)iîon ilans la funiUe ( il m laisse pas néanmoins de tendre en«- €om k des assodatâona^pius vastes^ lorsque la multi|>Bca» tiondu.gënreliumliin'enfouniitrocGasbnw Or ce besoin et cettédnclinationélantfondèssur la nature de l'iumune, on peutawec raison lesiraj^porler à sQn auteur, et dire^pie Oieii est la cause première de la sodéllé cLvUei cœniné de toute juitre. Il la produit comme auteiarda la nature par le moyen des besoins qu'il a donnés à l'homme..
Quelques laits humains viennent ensuite, comme causes secondes^ appliquer notre, sociabilslé fémbnàù à des associations détermisiées, formées dans le but d'aitéiûdre les fins de la vie civile.
La société civile n'est donc pas une institution ptirè-^ ment arbitraire et artificielle, comme le prèteddent les partisans du contrat social ; mais elle est en un ûeitaîn sens trè&*vrai, naturelle, d'abord à l'iàdividii, parce qu'elle répond à son inclination et à ses aptitudes, quoiqu'elle ne soit pas aussi indispensable à chacun que l'est par exemple la nourriture.
Aussi certains hommes pourraient-ils s'en passe^ dans des circonstaïkces spéciales, comme ils peuvent renonéer au mariage. Mais elle est surtout naturelle et nécessaire au genre humain, pris dans son ensemble et dans sa condition présente ; comme l'institution de la propriété, <}ui suppose aussi un fait : . l'occupation.
DE LA aoatri ctvile. 67
Ce serait mal raisonner que de vouloir rei^JT^îi^^T^ 1^ titre de oaturel à ce qui procède dela^eule force de la nature sans aucune coopération 4e rh|On^me (1). , .
Cela est manifeste par Ve^emplje, du, mariag^^ so-* ciété naturelle s'il enfut.jam^s, bien qu'elle suppose une action de. Thomme: e^ yiécessaire à l'espèce. é[uoique libre pour c)^aque individu. Ainsi ce n'est pas sans. raison que S. Thomas, après. ÀJistpte,.^ait remonter à l'auteur de la nature k,sQçiété. civile^ et qu'il la déclare de droit et d'institution naturelle.
377, — I La sQciété civile a pour., /in. dé procurer à ses mi^mbresA pff Tunion des forces, une sécurité
(1) (jM ce qa'expHme ti^s^ïîèn éû ceé termes lé oarâinal Oerdfl :•« lA^iuê m^ iïMÊf' gfiidfvmpHmig «0 éUiçtnttm' w^
» hi^mii^ d^m nasaUWt, *cd jwrf optmo jdxgfioqii^ nqturale, dir » eitw ad quod imita fac%tltateê, velut ad^bonum nafvra 009- B grunmjpropende^ntj licet lioo iptvm non Hnâ facto hutfiano, B née Hne atiqttc rationi» n^tf, qtùé fttcuUa* mtMmh natvràtit B eif, piamH H ohtÀaiiêiri itUnifmè'poisiû.'Hhêd veto aperUuimè
> patèù in e0^p^ ; ne^uô-min qiAiqmmnegaBeitit ^tn^ngii » ttaium sutturjcUâfo, m^todici, licet âot^nçium nonniti facto
* humanoy $eu piri.mulierifque consentu halfeatt{r ; que circà » cohjugium naturalU instituti nomine doriatur; imtitutum qui'
> denif quia hvmano fâeto iniiur ; nati&ale tùiiteiky qtfia in id » exprinc^riù nà^aUbtUy Mwiiaù» 'dêlut in h(mùm4U0.natura
* ^(mgihuim inolinaninré Pari jwâ' p^fe&ta opwifiUfffi(iu non
> inmerito naturale institutnm dicfftw : inêtitvtum quidem^ ï quia facto humano çoalescit ; natwrale autem^ quateniu ad ^ futttuatn eaTndemque ordina/tam associationem ïùymines ex tn-
* iltà propeneiofie et naturalU ordinU dvctu tanquàm ex prin-
* cipiiê natufaliàus incHnantur, j> V. Qérdil, De principatu <^riZi, Opvêôt p. 17. — V. etiam Oper., t. Vil, p. 37.