DE LA SOUVERAINETÉ CONSIDÉRÉE EN ELLE-MÊME
407. — La souveraineté est le pouvoir moral de gouverner la cité ou de diriger les actions des ci^ toyens vers le bien commun, d'une manière indépendante de tout supérieur humain. L'indépendance est ce qui la distingue des magistratures qui tendent au même but; mais qui lui sont subordonnées comme les parties au tout. Elle en diffère donc par le degré, comme elle se distingue par la fin etTobjet, des autres genres d'autorités, celles du père, du maître, quoiqu'elle ait avec celles-ci une si grande analogie qu'elle peut en dériver insensiblement dans la môme personne, ainsi que nous Tavons vu. Mais si l'on veut analyser les choses avec précision, on reconnaît une différence réelle entre ces autorités (1).