‹ Institutes du droit naturel privé et public et du droit des gensChapitre 65 sur 129 · PROTECTION · texte numérisé non relu

PROTECTION

pays sans le consentement de son prince, peut être regardé par celui-ci comme ayant renoncé à sa patrie et être traité comme étranger.

SECTION m.

De la protection à donner atix bonnes mœurs,

528. — Au gouvernement proprement dit appartiennent le droit et le devoir de favoriser rhonnèteté extérieure des mœurs, qui influe plus que tout le reste sur le bien, même temporel, de la société, et de pourvoir à la sécurité, tant des droits privés que de Tordre politique. Ce principe a des applications nombreuses, que contestent bien à tort les novateurs. Le souverain, en effet, ne doit pas seulement, comme ils le prétendent, réprimer les délits pour ainsi dire matériels, comme le vol et Thomicide; mais encore les délits moraux, c'estrà-dire ceux qui ne semblent pas atteindre si immédiatement l'ordre extérieur, quoiqu'ils l'ébranlent souvent d'une manière bien plus périlleuse, conmie la profession publique d'impiété et la corruption des mœurs. Si quelquefois l'autorité politique est obligée de tolérer beaucoup de choses en ce genre, ce n'est pas le droit de les réprimer qui lui manque, ce sont les forces et les moyens de répression.

L'autorité publique doit non seulement respecter les droits des citoyens, mais encore les défendre contre les attaques des autres ; et tous ont droit de sa part à une protection égale sur ce point, comme nous l'avons expliqué ailleurs. Nous devons surtout signaler ici deux objets d'une extrême importance, à Tégard desquels

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