‹ Institutes du droit naturel privé et public et du droit des gensChapitre 66 sur 129 · DES MŒURS · texte numérisé non relu

DES MŒURS

celte protection fait trop souvent défaut aujourd'hui. Le premier est le droit de propriété, Tune des bases de l'ordre social, et que les mœurs administratives de %otre siècle, imbues de socialisme, sacrifient trop facilement à une prétendue utilité publique, qui n'est trop souvent que le caprice de quelques faiseurs. On prépare ainsi Tesprit du peuple à immoler le droit même de propriété à la première utopie de bien public qui lui sera présentée. Le socialisme n'est pas autre chose (4).

Le second objet que l'autorité doit spécialement proléger est le droit appartenant à chacun de se choisir un genre de vie honnête, et spécialement un de ceux qui sont les plus favorables à la pratique de la vertu. C'est assez dire combien sont tyranniques les lois qui, sous prétexte de liberté, ont interdit la profession de l'état religieux, ou même de l'état ecclésiastique. On voit aussi ce qu'il faut penser des exigences exagérées de la conscription militaire, cette autre conquête de la liberté moderne, qui atteint aujourd'hui la moitié de la jeunesse (2).

(1) Voyez un écrit remarquable de M. de Manmigny sur la centnUisatioii. Univers, 1, 2, 26 octobre 1858.

(2) Voici quelques réflexions d'un habile physiologiste, qui nous semblent dignes d'être sérieusement méditées, au sujet de raffaiblissement notoire qui se fait sentir dans la race française, depuis la BéTolution :

« Une des conditions qui pèsent depuis longtemps sur la France, dit-il, contribue, selon nous, à doter nos populations de ce caractère d'impuissance à dominer les excitations de faiblesse en face des influences physiques, qui rend les opérations

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