‹ Institutes du droit naturel privé et public et du droit des gensChapitre 7 sur 129 · NÉCESSITÉ DU MARIA.GE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DU MARIA.GE

que cela est nécessaire au bien de TEiat et des familles elles-mêmes, qui pourrait souffrir de l'excès de la population. On en voit un exemple en Chine et môme chez plusieurs peuples de l'Europe, où les sophistes ont discrédité et détruit autant qu'ils l'ont pu le célibat chrétien.

On peut lire avec firuit^ sur ce sujet, les excellents ouvrages écrits sur l'économie politique par MM. Ru* bichon et Meunier.

351, — COROLLAIRE. — On doit donc regarder comme contraire au droit naturel le concubinage ou l'union tomporaire et dissoluble à volonté de deux personnes de différents sexes, et bien plus encore les unions fortuites et purement accidentelles qu'elles forment en passant. >

Toutes ces unions, en efiTet, sont contraires à la fin de la nature, qui n'est pas seulement la génération, mais aussi l'éducation physique et surtout morale de l'homme. L'association des parents doit donc avoir une durée proportionnée aux exigences de cette double éducation, lors même qu'elle ne serait pas absolu» ment indissoluble ; ce que nous examinerons bientôt. L'homme, en elTet, n'est pas seulement, comme l'ont dit certains savants, un animal bipède; mais un être raisonnable et existant surtout pour son intelligence, qui domine en lui. Les parents sont donc encore plus obligés à cultiver celle de leurs enfants qu'à conserver leur vie corporelle.

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