XVI AVERTISSEMENT
on retrouve souvent, daus le texte et dans les notes, la doctrine et le nom de ces deux grands jurisconsultes. Tous deux avaient été bien réellement les maîtres de Fleury.
C'est entre l'âge de vingt-trois et de vingt-huit ans que Fleury composa ses deux Institutions dont l'une fut aussitôt célèbre, dont l'autre est restée deux siècles dans Toubli. L'auteur était bien jeune, mais outre que ce fut un esprit toujours mûr, il ne faut pas oublier qu'avocat à dix-huit ans, il avait déjà cinq ans d'études approfondies quand il se mit à cette œuvre, qui devait l'occuper cinq années, et je crois que peu de gens ont eu une attention et une force de travail comparables à celles de Fleury.
Une fois entré dans les ordres, vers 1672, nommé presque aussitôt précepteur des princes de Conti que Louis XIV faisait élever avec le grand dauphin, plus tard, sous-précepteur des enfants de France, le duc de Bourgogne, le duc de Berry, le duc d'Anjou, Fleury, au milieu des occupations les plus diverses, resta fidèle à son goût pour la jurisprudence. C'est ainsi, par exemple, que nous apprenons par une note de sa main* que, de 1667 à 1679, il refît son Droit public. L'I lis Util lion au droit ecclésiastique fut également recommencée, en 1679, à Saint-Germaine Dans les Avis spirituels écrits vers 1686, Fleury annonçait un Traité du droit françois qui devait paraître en 1687 et qui n'a pas été publié :
Avis spirituels, LV.
« Beaucoup de personnes de condition se ruinent et tommes yeux ou ma pensée, pour Its porter vers d'autres éludes, il me semble que ce sont des heures perdues, el je nie les reproche, alors même que je les emploie à vous honorer.
« Maintenant, permettez-moi de payer une ancienne dette, et ne me retardez pas. » [Nouveaxtx opuscules, p. 422.)
* V. suprà, p. VIII.
• Daragon, Préface au droit public, p. xiv.