‹ Institution au droit françois; (volume 2)Chapitre 223 sur 270 · TOUE · texte numérisé non relu

TOUE

386 DROIT ptiivi.

égard, en l'état d'une veuve. Mais, eri tous ces cas, on se contente de lui adjuger une provision, ou pension raisonnable, après connoissance de cause.

Le douaire finit par la mort de la femme, comme tout autre usufruit ; mais il a cela de particulier qu'il finit aussi par son indignité, dont les principales causes sont l'adultère, qui sera traité en son lieu, entre les crimes, et l'abandon qu'elle a fait de son mari, pouvant l'assister. Nous verrons dans la suite à qui appartient la pleine propriété des biens sujets au douaire, après son extinction, et la simple propriété tant qu'il dure; et voilà tout ce que nous nous étions proposé d'en dire.

Il né faut pas oublier qu'en quelques lieux Mes maris ont une espèce de douaire, ou droit de viduité , qui consiste en l'usufruit des biens de la femme, ou du tiers, s'ils se remarient, et n'a lieu qu'en cas qu'il y ait eu quelque enfant. Ce droit n'empêche pas que le douaire ne doive être compté entre les droits particuliers de la femme, que nous avons maintenant tous expliqués.

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